Viol d'une mineure de 9 ans : la justice libère l'agresseur. Dès le début, l'entourage de l'accusé aurait tout mis en œuvre pour étouffer l'affaire. D
Viol d'une mineure de 9ans : la justice libère l'agresseur
En novembre 2024, à Mandza dans le Mboude, une enfant de 9ans, Amlati* a été victime d'un viol à son domicile. L'agresseur présumé serait un homme d'une trentaine d'années, nommé Youssouf Adjida proche de la famille, qui aurait abusé d'elle à deux reprises.
L'horreur aurait été découverte lorsque les parents de Amlati*, alertés par des changements soudains dans son comportement et des odeurs suspectes, ont interrogé leur fille. Celle-ci leur a alors confié son calvaire. Immédiatement conduite à l'hôpital, la petite fille aurait été examinée par une gynécologue qui aurait confirmé les violences, évoquant dans son certificat médical des actes de sodomie.
Face à l'évidence, les parents ont porté plainte. À la gendarmerie, l'auteur des faits aurait même reconnu les accusations. Pourtant, après quelques mois seulement passés à la maison d'arrêt de Moroni, la justice a choisi de le remettre ce lundi en liberté, provoquant l'incompréhension et l'indignation.
Magouilles et pressions
Dès le début, l'entourage de l'accusé aurait tout mis en œuvre pour étouffer l'affaire. Des négociateurs de Mandza sont allés jusqu'à se rendre au domicile de la petite Amlati* pour tenter de faire retirer la plainte, en vain. La famille de la victime, intraitable, n'avait qu'une seule exigence : “Justice pour notre enfant”.
Il apparaît aujourd'hui que ces pressions n'ont pas cessé. Des jeunes cadres et notables du village auraient mis en œuvre de véritables magouilles, usant de leur pouvoir et de leurs relations pour faire libérer le violeur. Cette libération soudaine soulève une question brûlante : pourquoi la justice a-t-elle choisi de se ranger du côté de l'agresseur au lieu de protéger la victime ?
Que s'est-il vraiment passé au palais de justice de Moroni pour qu'un crime aussi grave, médicalement attesté et partiellement avoué, soit si facilement balayé ? La justice a-t-elle à ce point oublié Amlati*, cette petite fille dont elle était censée protéger les droits et la dignité ? Cette décision scandaleuse trahit non seulement une enfant, mais sape la confiance de tous les citoyens en l'État de droit.
Amlati* : nom modifié

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