Question de Mayotte, conflits dans le monde : Ce qu'il faut retenir du discours d'Azali à l'ONU. Le chef de l’État comorien a dénoncé avec force les.
Discours président Azali Assoumani à l’ONU : « La paix et le développement ne sauraient se construire sans justice »
À la tribune de la 80ème Session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de l’Union des Comores, Son Excellence Azali Assoumani, a livré un discours empreint de gravité et d’engagement, plaçant la justice internationale, la cause palestinienne et la question de Mayotte au cœur de son intervention.
Le chef de l’État comorien a dénoncé avec force les violences à Gaza, qualifiées de génocide.
« Comment un gouvernement, issu d’un peuple qui a été victime de l’Holocauste, peut-il commettre un génocide, au vu et au su du monde entier ? », s’est-il interrogé, tout en saluant « le courage des Israéliens qui élèvent leur voix contre la barbarie ».
Azali Assoumani a réaffirmé l’attachement indéfectible de son pays à la solution à deux États, avec Jérusalem-Est pour capitale de la Palestine, et a salué la décision de la France et de plusieurs pays de reconnaître officiellement l’État de Palestine. « L’Histoire est un juge implacable qui ne pardonnera ni le silence ni l’inaction », a-t-il averti.
L’autre moment fort de son allocution a été consacré à Mayotte. Le Président a dénoncé « tout projet d’installation de base militaire étrangère » sur cette île, partie intégrante du territoire comorien.
Il a rappelé que « ce différend qui n’a que trop duré coûte chaque année la vie à des milliers de nos compatriotes dans le bras de mer séparant Mayotte et les autres îles ». Citant une enquête du journal Le Monde, il a accusé les forces de l’ordre françaises de « manœuvres délibérées conduisant aux naufrages ». L’Union des Comores, a-t-il assuré, poursuivra « sans relâche son action diplomatique et juridique » pour obtenir le recouvrement de sa souveraineté.
Au-delà des questions de souveraineté, le Président comorien a rappelé l’urgence de donner à l’Afrique « sa place légitime » au Conseil de sécurité et de réformer l’architecture financière internationale afin de mieux répondre aux crises climatiques, sanitaires et économiques.
« La paix et le développement ne sauraient se construire sans justice et sans inclusion », a-t-il martelé.
Azali Assoumani a également mis en avant les efforts de son pays à travers le Plan Comores Émergent (PCE), axé sur la croissance inclusive, la transition énergétique et numérique, ainsi que l’économie bleue.
Conscient de la vulnérabilité des Petits États insulaires en développement, il a insisté sur la nécessité d’un accès équitable aux financements climatiques pour faire face à la montée des eaux et aux cyclones de plus en plus fréquents.
Concluant son intervention, le Président a lancé un appel solennel à la communauté internationale :
« Nous devons réaffirmer notre engagement en faveur d’un ordre mondial plus équitable, où les petits États ont voix au chapitre et participent pleinement à la gouvernance mondiale. » Beit-salam

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