Saïd Larifou interpelle le Préfet de La Réunion à la suite de sa visite aux Comores

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Saïd Larifou interpelle le Préfet de La Réunion à la suite de sa visite aux Comores. Votre récente visite aux Comores a été suivie avec attention et i

LETTRE OUVERTE DU RIDJA-PACTEF À MONSIEUR LE PRÉFET DE LA REUNION


A la suite de votre déplacement aux Comores 


Monsieur le Préfet,

Saïd Larifou interpelle le Préfet de La Réunion à la suite de sa visite aux Comores

Votre récente visite aux Comores a été suivie avec attention et intérêt. Elle témoigne d’une volonté affichée de renforcer les liens entre La Réunion et les îles voisines de la région, dans le cadre de la coopération régionale. À ce titre, nous saluons et soutenons votre démarche.

Mais cette coopération ne saurait se limiter à une diplomatie de façade ou à des échanges institutionnels ponctuels avec des régimes autoritaires, répressifs et non démocratiques qui tiennent, en réalité leur légitimité, par la terreur et des assassinats politiques. 

Elle doit être engagée pour répondre aux aspirations légitimes des peuples de notre sous région et reposer sur des bases solides : le respect mutuel, l’égalité de traitement et la prise en compte des réalités vécues par les populations concernées.

Or, la relation actuelle entre La Réunion — territoire français de l’Océan Indien — et les autres Iles de notre sous région et l’Union des Comores en particulier, continuent de se heurter à des pratiques et à des blocages qui contredisent l’esprit même de la coopération.

Il est difficile d’envisager une relation de confiance et de respect mutuel lorsque l’ensemble des actes d’état civil comoriens fait l’objet d’une suspicion généralisée, y compris ceux établis récemment, alors même que des efforts ont été engagés pour fiabiliser les procédures administratives. Cette suspicion généralisée nourrit un climat d’humiliation et de frustration pour de nombreux ressortissants comoriens, contraints à des démarches administratives et judiciaires interminables, onéreuses, souvent dégradantes.

De même, le gel ou le refus arbitraire de nombreux titres de séjour, pourtant sollicités dans le cadre de procédures légales parfaitement remplies, alimente un sentiment d’injustice et d’exclusion. Ces pratiques, loin d’être isolées, traduisent une politique de défiance systémique, qui affecte durablement les relations humaines, économiques et culturelles entre nos îles.

Nous dénonçons également les entraves persistantes à la libre circulation dans la zone notamment :

  • L’absence de liaisons régulières et accessibles entre La Réunion et les Comores ;
  • Les freins à la mobilité des familles en violation aux dispositions de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, aux étudiants, chercheurs et artistes comoriens, alors même qu’on évoque une “Université de l’Océan Indien” ;
  • Les blocages préjudiciables aux familles dans les démarches consulaires ou dans la reconnaissance de documents administratifs comoriens, souvent injustifiés donc abusifs.

Ces incohérences affaiblissent et discréditent toute ambition d’intégration régionale sincère. Elles renvoient à l’idée que certains partenaires sont tenus à distance, voire traités avec suspicion, indépendamment de leur légitimité, de leur engagement ou de leur contribution au développement régional.

Nous espérons que votre séjour aux Comores aura permis de mieux percevoir ces réalités et de porter un regard lucide sur les blocages actuels. Il vous revient désormais de faire entendre, auprès des autorités compétentes, cette aspiration à une coopération équilibrée, respectueuse des peuples et porteuse d’avenir pour l’ensemble de la région.

Nous restons convaincus qu’une relation plus juste et ouverte sur l’avenir de notre sous-région entre La Réunion et les autres îles voisines est non seulement possible, mais nécessaire. Unenouvelle dynamique de la coopération régionale, sincère, pensée et menée pour les peuples est une urgence pour éviter à notre sous région des conflits et d’autres conséquences des chamboulements géopolitiques dans le monde. Elle est la condition d’une stabilité durable dans l’Océan Indien, fondée non sur la méfiance, mais sur la solidarité, le droit et la reconnaissance mutuelle.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération distinguée.

Moroni, le 25 juillet 2025
Pour le RIDJA -PACTEF 
Me Saïd LARIFOU, le Président 

Contact : +2693343838/+33605993004
Email : larifou@gmai.com
B.P.1905 Boulevard de la Chine Quartier Mangani Moroni Union des Comores

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