Comores : Le pouvoir du chantage, la monarchie des ténèbres…

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Le régime d’Azali a multiplié les concessions toxiques à la France, sacrifiant systématiq.Comores : Le pouvoir du chantage, la monarchie des ténèbres…

Comores : Le pouvoir du chantage, la monarchie des ténèbres…


Comores : Le pouvoir du chantage, la monarchie des ténèbres…

Il est des moments où le silence devient une complicité. À l’heure où le régime d’Azali Assoumani s’enfonce chaque jour un peu plus dans les abysses de l’autoritarisme sanguinaire et du déshonneur, il est du devoir de tout citoyen éveillé de dénoncer les manœuvres de ce pouvoir qui, depuis près d’une décennie, a méthodiquement démantelé les fondations de notre souveraineté et de notre démocratie.

Le vent qui souffle depuis Beit-Salam n’est pas un vent de changement, mais une bourrasque remplie de perfidie, de duplicité et de compromissions honteuses. Sous prétexte de stabilité, le pouvoir pratique le chantage diplomatique, marchandant la dignité nationale, tout en préparant en silence une succession dynastique, ultime insulte à une nation comorienne déjà meurtrie.

Une politique bâtie sur la trahison de la cause comorienne


Le régime d’Azali a multiplié les concessions toxiques à la France, sacrifiant systématiquement l’idée même d’un État comorien souverain. Cet homme, tel un nègre de salon, courbe l’échine devant son maître néocolonial, se livrant à des accords léonins dans lesquels la France rafle tout et les Comores ne récoltent que déshonneur et soumission. Ces actes ne sont pas de simples erreurs diplomatiques ; ce sont des trahisons politiques, des signatures de soumission dans lesquelles il s'abaisse à l'état d’esclave volontaire, prêt à vendre son peuple et ses îles pour préserver son pouvoir personnel et clanique. Comme un aplaventriste obsédé par la conservation de ses privilèges, il piétine sans vergogne l’âme d’une nation, sacrifiant son honneur sur l’autel d’une stabilité factice.

  • 2005 : Azali, déjà impliqué dans un scandale de détournement de fonds publics, tente de négocier avec la France la levée du gel de 40 millions d’euros, issus des biens mal acquis. En échange, il envoie une lettre au Secrétaire général de l’ONU demandant le retrait de la question de Mayotte des débats onusiens (Lettre n°05-756/MIREX/HI/i.a.). Cette manœuvre de haute trahison n’a cependant pas permis de récupérer l'argent volé, toujours bloqué.
  • 2014 : La convention d’entraide judiciaire signée entre la France et les Comores renforce la mainmise de l’ancienne puissance coloniale sur nos affaires internes. Elle a été légiférée en France en 2016 et promulguée en 2018 sous la présidence d’Azali.
  • 2019 : En échange de 150 millions d’euros, Azali valide les expulsions massives des Comoriens de Mayotte, et reconnaît de facto la souveraineté française sur cette île comorienne occupée depuis des décennies. Cependant, la véritable récompense pour ce compromis honteux n’est pas cet argent que les Comoriens ne verront jamais, mais la désignation d'Azali à la tête de l'Union Africaine, ce simulacre d’organisation censée représenter les intérêts africains. En échange de sa soumission totale à la France, Azali obtient un fauteuil présidentiel dans un organe dénué de toute légitimité, une position de prestige, certes, mais avant tout un gage de fidélité aux puissances occidentales, sacrifiant ainsi l'avenir de son peuple pour ses ambitions personnelles et claniques.

Une mécanique de pouvoir verrouillée par le mensonge, la duplicité et la peur


Le régime actuel n’est pas né d’un vote libre. En 2016, les résultats des élections présidentielles ont été falsifiés, détournés avec la complicité d’intérêts obscurs agissant depuis Moroni. Le président sortant, contraint au silence, a laissé passer un coup de force électoral, ouvrant la voie à la mainmise absolue d’Azali sur les institutions.

Depuis lors, le pays vit sous un régime de répressions politiques, d'arrestations arbitraires, assassinats et de disparition de la justice indépendante. L’armée, les renseignements, l’Assemblée Nationale, les juges et les gouverneurs sont devenus les instruments d’un pouvoir personnel, obsédé non pas par le développement du pays, mais par sa propre conservation.

Aujourd'hui, une nouvelle étape dans la dégradation du système politique est franchie : l'installation programmée du fils d'Azali comme successeur, marquant ainsi l'aboutissement d'une stratégie de dynastie qui se tisse dans l'ombre d’un régime prétendument républicain. Ce processus insidieux repose sur une manipulation grotesque des institutions, où l'Assemblée nationale, censée incarner la souveraineté populaire, est réduite à une simple chambre de complaisance, composée de députés choisis et désignés par Azali et sa clique lors de sa dernière parodie de législatives. Dans ce cadre, l'Assemblée est instrumentalisée pour "légaliser" la forfaiture et entériner la monarchisation du pouvoir. Ainsi, le peuple, dépossédé de sa voix, n'est plus qu'un spectateur, tandis que l'État, autrefois bien commun, devient la propriété privée d'une famille qui se prépare à le transmettre en héritage, au mépris de l’idéal républicain.

Le chantage permanent pour rester sur le trône


Le procédé est désormais bien connu : provoquer la tension, instrumentaliser la rue, crier à l’ingérence étrangère, puis se présenter comme le seul capable de maintenir l’ordre. Ce chantage politique, Azali l’exerce aujourd’hui à l’encontre de la France, en agitant des manifestations factices pour négocier sa survie au pouvoir ou la nomination de son fils en échange d’une prétendue stabilité.

Mais ce même chantage, il l’exerce depuis longtemps contre sa propre population, et plus violemment encore contre les Anjouanais, constamment stigmatisés, marginalisés et maltraités. Ces derniers sont réduits à l'état d'otages d'un pouvoir qui les utilise comme boucs émissaires de tout.

Pour une refondation confédérale et souveraine


Face à cette dérive absolue, il est impératif d’entreprendre une refondation complète du système politique comorien, sur des bases nouvelles.

Un État confédéral, où chaque île serait réellement souveraine dans ses affaires internes, pourrait être la solution. Ce modèle devrait être fondé sur le respect, l’équilibre, la justice et la fin de l’ethnocentrisme politique.

Les Comores ne sont pas la propriété d’un homme, d’un clan ou d’un parti. Elles sont l’héritage d’un combat historique, d’un espoir et d’un droit imprescriptible à vivre libres, égaux, et maîtres de leur destin.

Une Confédération des Comores véritablement libre, où chaque île et chaque peuple retrouveront leur souveraineté !

Anli Yachourtu JAFFAR
07 avril 2025

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