Aux Comores, tout va mal, et ce sera encore pire ci l'un de prétendus candidats: Sambi, Mamadou, Azali ou Moegni sera élu. Les pen...
Aux Comores, tout va mal, et ce sera encore pire ci l'un de prétendus candidats: Sambi, Mamadou, Azali ou Moegni sera élu.
Les penseurs, les intellectuels de ce pays sont-ils condamnés au silence ? Ou ils continuent toujours à se cacher derrière les slogans, les critiques sans proposer une solution alternative, crédible et audible aux yeux du peuple comorien ? C'est un pays qui a besoin de nouvelle génération loin des ces apparatchiks corrompus, incompétents et incapables de prendre des initiatives de réformer ce pays.
Actuellement, c'est un intelligentsia qui déçoit à force de se disperser et de perdre. Si ces intellectuels ne changent pas de posture ils se dérobent et s'esquivent.
Photo d'illustration ©habarizacomores |
Quand l'intelligentsia, qui doit le camp de réforme et de progrès, ne sait plus comment les inventer, il se rabat vers le moral simple, il s'aveugle et il s'illusionne. Ces intellectuels voient en quoi les différents gouvernements successifs sont coupables, incompétents, ils oublient qu'ils ne sont pas innocents. Sur cette inertie c'est le pays dans son ensemble qui a failli et les intellectuels y ont pris part parce qu'ils sont complices par inaction. L'incurie et l'évitement hypocrite ne sont plus tenables dans un pays en souffrance. Bien sûr, les intellectuels peuvent bien penser ce qu'ils veulent mais la vérité est qu'ils n'osent plus s'exprimer sans encourir le discrédit.
Face à cette situation si alarmante politiquement, économiquement et socialement, il est urgent de ne pas laisser le monopole de la manipulation constitutionnelle, de la démagogie partisane aux clercs les plus chauvins, ou aux plus cyniques. Par Mmadi Assomane