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A l’issue d’une campagne sans précédent et de deux années d’exercice du pouvoir, il me parait nécessaire de revenir sur ses reformes engagées, ses manières de gouverner, les lourds chantiers en cours et à venir, son ambition de transformer en profondeur les Comores. L’entrée dès la fin du Ramadan dans un contexte très politique avec les élections référendaires, et peut être présidentielles, mérite notre attention. 

D’emblée, le bilan de présidence Azali est positif. Ne serait ce qu’il fait ce qu’il a dit. Comme si en politique « dire c’est faire », selon l’expression du sociologue Austin. 

Année sur année, le quatrième président de l’Union des Comores coche, les unes après les autres, les promesses de campagne. Cela donne incontestablement une forte légitimité à son action. C’est la différence avec ses prédécesseurs. Mais ce n’est pas la seule. Il y en a d’autres. 

Azali Assoumani incarne bien la fonction présidentielle. Il suffit de voir la manière de gouverner. Jamais grande décision n’est prise sans être précédée d’une série des consultations avec les représentants des partis politiques à Beit-Salam, même avec les farouches adversaires du régime. Cette méthode a un nom : la démocratie délibérative. L’autorité en actions de l’Etat est restauré et ce sur l’ensemble du territoire. La république est entrée au village. 

Climat des affaires amélioré 

La situation économique, elle, est favorable. En deux ans seulement, le taux de croissance est passé de 1% à 3%. Cette performance se diffuse sur les sociétés d’Etat. A titre d’exemple, la douane a réalisé en 2017 près de 30 milliards des recettes, soit 45,5% des recettes globales de l’Etat. La clé de voute de cette performance est la sécurisation des recettes et la modernisation engagée reconnue par l’Organisation Mondiale des Douanes par une distinction décernée au Directeur Général. 

Mieux encore, le gouvernement affiche une volonté d’améliorer le climat des affaires. En moins d’un an, le Ministre des Finances et du Budget a mis en place un cadre de dialogue et de concertation avec le secteur privé. Des mesures d’accompagnement et de facilitation ont été prises au profit des opérateurs économiques. 

C’est dire qu’Azali Assoumani marque son empreinte. Jamais autant d’actions d’envergure n’ont été réalisées en si peu de temps : Réseau routier sur l’ensemble du territoire national, réhabilitation du système de la santé, développement du tourisme, sécurité énergétique, reformes financières etc. Les grands chantiers ne s’arrêtent pas là. 

Une image à l’international 

Mais le plus frappant est ailleurs. C’est la volonté souvent couronné de succès de croire avec conviction au génie comorien, en la capacité de compter sur nos propres ressources. Les résultats sont insoupçonnables. L’image de l’Etat est restaurée à l’international. Le gouvernement gagne en respectabilité avec nos partenaires. La diplomatie comorienne s’affirme de façon extraordinaire. Non pas qu’elle est conduite par le plus brillant, le plus talentueux, le plus polyglotte de notre temps, qu’elle forge son respect sur la scène internationale. Non pas qu’elle resitue les pourparlers diplomatiques entre Etat à Etat dans une relation gagnant-gagnant, mais qu’elle déplace son curseur de la fenêtre politique à la fenêtre économique. Les premiers déplacements du chef de l’Etat ont déjà tracé le contour de cette diplomatie. De Ryad à Kigali, de Saint Louis à Nairobi, de Paris à New Delhi où le chef de l’Etat appelle à faire des Comores la base stratégique de la connaissance et du savoir de l’Alliance solaire internationale, Azali Assoumani, adepte d’une diplomatie économique, se transforme en VRP pour promouvoir le site Comores. 

Produit des circonstances particulières dans un contexte où les Comores ont connu un cycle électoral atypique, Azali Assoumani était la solution que le pays s’est inventé pour échapper à la coupe Mamadou. Mais le hic est de laisser l’opposition le faire passer pour le wonderboy d’une reforme constitutionnelle taillée sur mesures alors qu’elle est le produit d’une mobilisation d’expertises et des ressources nationales qui ont proposé des recommandations portant à faire en sorte que nos institutions soient plus inclusives et participatives. 

Msa Ali Djamal 
Sociologue, ancien Directeur général de l’ORTC 
Source : Alwatwan, 30 mai 2018 
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