30/04/1999 : Chronologie d’un coup de maître

CHRONOLOGIE D’UN COUP DE MAITRE A chaque fois que je lis sur les réseaux sociaux, Azali «le putschiste», je ne peux m’empêcher de rire....

CHRONOLOGIE D’UN COUP DE MAITRE

A chaque fois que je lis sur les réseaux sociaux, Azali «le putschiste», je ne peux m’empêcher de rire. Ce jour là, il s’est trouvé malgré lui, le porte chapeau d’un évènement dont il n’a été ni dans la conception, ni dans la réalisation, mais simple bénéficiaire pour avoir été au bon endroit et au bon moment.

Voici la chronologie de ce premier coup d’état de conception et de réalisation purement comorien. 

Le 5 novembre 1998, le Président Mohamed Taki Abdoulkarim a rendu son âme. Tous ceux qui ont suivi la cérémonie de ses obsèques le 6 novembre 1998, sur RFO ou Planète, ont vu, que, pendant le transfert de la dépouille au cimetière, Azali et moi, sommes restés sur la place Mgamidji, en train de discuter. Je lui ai dit en substance, « j’ai beaucoup de respect pour M. Tadjidine Ben Massoundi, il a été même parrain de mon « Mdhahirisho», mais il ne saura pas gérer cette crise sans l’influence des séparatistes cachés ».

« En tout cas, ce qui s’est passé ce matin en conseil de ministre, est de mauvaise augure, ajouta le colonel chef d’état-major ». « Sa première erreur et j’en suis persuadé, serait une violation de la constitution en voulant à tout prix changer le gouvernement. S’il le fait il aura signé son départ ». Nous nous sommes séparés et l’équipe de RFO m’a accompagné à la maison. 

Une semaine plus tard, ce qui devait arriver arriva. Le gouvernement est changé ainsi que le cabinet et le président lève l’embargo imposé sur Anjouan de manière unilatérale, donc sans négociation ni concession des séparatistes.

Pendant ce temps, Radio Ndzuoini continue les menaces et les injures envers les grands comoriens jusqu’au jour où, un des présentateurs, a qualifié les femmes de Grande Comore de « chienne ». Dès le lendemain de ce choc, deux mouvements le KINGA (Komité pour les Intérêts de Ngazidja) et MOPOUNGA (Mouvement Populaire de Ngazidja) sont nés. Ils se sont retrouvés après leurs déclarations respectives pour s’unir et donner naissance au mouvement « Wangazidja ».

L’objectif est de préparer Ngazidja à son indépendance totale, sans coopération inter îles. Il élabore le projet, mène des campagnes de mobilisation dans les radios et télévisions périphériques et son audience va grandissant. 

Le 8 avril 1999, il est décidé de tester la force de frappe du mouvement. Nous avons convié la classe politique à une grande marche sur Moroni. Le rassemblement a eu lieu chez le prince Saïd Ibrahim, et la marche devait aller jusqu’au gouvernorat.

Arrivé à hauteur du CNDRS, l’armée tire, d’abord des grenades, puis des balles blanches. Notre spécialiste militaire nous demande de replier. Omar Tamou est touché à la tête. Dans l’après-midi, lors du débriefing, notre spécialiste nous dit que l’armée a tiré 10 grenades avant de tirer les balles blanches. Nous concluons alors que les informations que nous avions que l’armée n’a plus de munitions, sont vraies.

Samedi 17 avril, près de 300 cadres Grands comoriens se sont retrouvés au v club des amis, pour préparer le document cadre de la Grande Comore.

Dimanche 18 avril, alors que je me trouvais à Fomboni pour les préparatifs de la conférence, je vois débarquer Ali Bourhane El Yachourtui. Il me dit : « je suis venu de Washington ce matin pour toi. »
  • -Ah bon et pourtant je rentre à Moroni tout de suite.
  • -Pourtant il faut que l’on se voit.
J’ai demandé à Kéké de lui céder la place dans l’avion ; Nous nous sommes retrouvés à l’hôtel les Arcades. Après 3h de discussions, j lui ai demandé d’avertir Abeid, que si l’information selon laquelle la délégation anjouanaise ne signera pas l’accord est vrai sous le prétexte d’un référendum, alors il consultera tous les anjouanais car nous lui enverrons les 60000 qui sont à Moroni ainsi que les 800 fonctionnaires. Comme ça si le non l’emporte, vous serez indépendant. Parole de scout, mon professeur. Le lendemain, il est parti pour Anjouan.

Mardi 20 avril, Azali inaugure sa maison de Mitsoudjé. Après le départ des invités, nous sommes restés tous les 2 au salon. C’est alors que je lui ai dit en substance, il faut que l’Armée, envoie une délégation à Tana, car il n’est pas improbable, si l’on trouve un consensus à Ngazidja sur la délégation, que l’on confie à l’armée, dans le futur, comme en Turquie, la charge de veiller à la constitution. S’il n’y a pas consensus, alors il faudra que tu prépares 4 militaires un pour être président et les 3 autres des gouverneurs. Nous prendrons le pouvoir le dimanche au retour de Tadjiddine si l’on nous empêche de défendre les intérêts de Ngazidja dans cette conférence.

« Tu sais à qui tu parles ?» répliqua Azali. Bien sur : à Assoumani Azali. « Et c’est tout ? » « Si tu veux je rajouterai commandant en chef des armées ». Petite rigolade.

« Où en êtes-vous avec la composition de la délégation ? »

- Ce matin nous avons rencontré le premier ministre Abbas Djoussouf, nous lui avons signifié en présence d’Idrisse, son chargé de mission, et Abdou Soefo, que s’il ne nous laissait pas aller affronter les séparatistes en présence de la communauté internationale à Tana, alors nous allons lui montrer que nous incarnons seuls la légitimité de Ngazidja, et par conséquent nous lui chasserons du pouvoir à son retour. 
  • -Qu’a-t-il dit ? 
  • -Il ne nous a pas pris au sérieux et pourtant ce que je t’ai dit est vrai. Nous avons décidé ainsi. 
  • -Quand tu me dis, nous, c’est qui ? 
  • -En tout cas tu n’es pas des notre, je ne peux pas te le dire car il n’est pas impossible que l’on se retourne contre toi. 
  • -Tu es sérieux ? Comment comptez-vous prendre le pouvoir alors que vous êtes incapables de maintenir une agitation en une journée ? 
  • -Si tu penses à l’opération du 8 avril, c’était un entrainement avant le match. 
  • -Comment ? 
  • -Tous les tests que nous avons faits, prouvent que nos ordres seront exécutés à la lettre. T’as bien vu que nous avons fait fermer l’usine de coca cola pourtant située à Anjouan ? Que la réunion des cadres de la Grande Comore a rassemblé plus de 300 personnes ? La prise de pouvoir est juste une formalité. Si le plan A ne marche pas nous appliquerons le plan B.
  • -Revenons à l’envoie de la délégation de militaires à Tana, mes officiers ne se sont pas préparés. Pour nous la politique n’est pas notre affaire. 
  • -Et pourtant justement, il faudrait qu’avant le départ pour Tana, qu’il y ait un séminaire Militaire-politique, pour clarifier le rôle de l’armée dans ces genres de situations. 
  • - C’est une bonne chose. 
  • - Alors que faut-il faire ? 
  • -Tu vas m’écrire un courrier en ta qualité de secrétaire général de Wangazidja et tu sollicites l’organisation du séminaire. Avec la lettre, je vais plaider auprès de Chizour. 
  • -Pas problème je vais à la maison et je te l’amène à Kadaani dans une heure. Tu la donneras à la sentinelle et tu lui dis que c’est urgent.
Le gouverneur et le directeur de cabinet ont refusé la tenue du séminaire faute de temps, mais ont accepté la présence d’une délégation de militaires.

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Mercredi 21 avril, la délégation qui était à Addis Abeba et la direction du mouvement Wangazidja se retrouvent au bureau de Djaffar Mmadi au CNDRS, pour faire le point sur la composition de la délégation. Le Gouverneur Damir Ben Ali nous annonce que la délégation d’Addis Abeba reste inchangée. Nous lui avons signifié que les délégations d’Anjouan et de Mohéli ne sont pas composées par les gouverneurs et que ce n’est pas à lui de décider qui va et qui ne va pas. Le ton monte. Damir lâche ce mot : j’assume la responsabilité que j’ai prise. Et Moubine Abdouchacour a rétorqué, si tu assumes alors moi je t’assure que tu ne reviendras pas gouverneur. Si tu comptes donner en dot le Ngazidja, vas chercher ailleurs ? 

Djaffar Mmadi et Kamar Ezamane, se retirent de la délégation pour nous laisser la place. Nous n’avons pas besoin d’envoyer quelqu’un à Tana, si nous n’avons pas au moins 5 places sur 8 alors personne n’ira de notre côté. Mais vous le regretterez amèrement.

A la sortie de cette rencontre, l’Ambassadeur de France, envoie un émissaire en la personne de Hachim said Hassane. Il voulait nous voir pour nous donner les billets de la délégation. Nous lui avons signifié que ce ne sont pas les billets qui nous interessent, nous avons voulu que Damir et les siens reconnaissent qu’ils sont dépassés, ils n’en veulent pas, tant pis, ils le regretteront. 

Le jeudi 22 avril, c’est Mouzaoir Abdallah, qui est envoyé par l’Ambassadeur, même réponse.

Le 23 avril tout le monde est parti, nous laissant le champ libre à Ngazidja. Toutes les radios et télévisions étaient à nous sauf radio Comores. Nos représentants clandestins, nous renseignait heure par heure sur l’évolution des négociations par fax.

Le samedi 24 avril, nous nous sommes retrouvés pour mettre au point les détails de notre plan. Maman Djamila s’est dit prête avec un commando pour accueillir les délégations à Hahaya. Idarousse se déclare prêt pour la mobilisation des villages de Hahaya, Vanamboini et Bandamadji. Moubine se charge de couper la route d’Itsandra, aussitôt que l’escorte présidentielle sera passée. 

Dans la soirée, nous avons pris tous les plateaux de radio et télé avec l’accord non signés par les Anjouanais. Un seul mot d’ordre, Damir nous a vendu, à chacun de défendre son honneur dans son quartier, dans son village comme dans sa ville.

Le lendemain, tout s’est exécuté à la perfection. Le soir du 25 avril, le gouverneur et les corps constitués sont montés au créneau à la radio Comores pour dénoncer ce qui s'est passé à Itsandra. 

Le lendemain matin, les jeunes du quartier Bacha sous la direction de Soulaimana, prennent d'assaut la douane. Ils renvoient tous les fonctionnaires Anjouanais et laisse sortir gratuitement les colis. C'est lui l'inventeur du fameux test du « NDRIMU ». Le quartier « sans fil » s’embrase à son tour sous la direction de Sabata. Ils prennent le marché de volo volo. Ensuite revient le tour de Magoudjou sous la direction de Moindjié. Mansour s’occupe du quartier Zilimadjou. Moroni est en effervescence. Pour coordonner tous ces mouvements, Dr Said Abdillah s’est chargé de cette mission.

Vers 11h00 l'armée, la police et la gendarmerie dépassées par les évènements, faute de grenade, sont venus nous chercher pour appeler à l'apaisement. Une fois au siège de l’état major de Kadaani, il nous est demandé d'appeler à l'arrêt du soulèvement. Nous leur avons d'abord demander par ironie d'aller voir le gouverneur de l'île, avant de leur avouer nous ne donnerons aucun consigne d'arrêt car nous sommes responsables mais nous ne connaissons pas les exécutants. Ce qui est vrai d’ailleurs.

Cette pression sera maintenue au moins quatre jours. Nous ne prendrons de paroles ni a la radio ni a la télévision avant 4 jours. 

Azali très en colère, nous demande ce qu’on allait faire des gens qui sont au port ? Vous n'avez qu'à leur apporter des repas en attendant le retour des 1ers bateaux déjà partis. Et si Abeid bloque les bateaux à Mutsamudu. Il ne le fera pas car nous lui avons averti avant le départ des délégations que s’il ne signait pas l’accord, alors il faudra qu’il se prépare à accueillir les 60000 anjouanais qui sont a Moroni. Et c'est Ali Bourhane El Yachourtu venu spécialement de Washington qui est chargé de lui transmettre l'info. 

Devant notre intransigeance, les officiers nous ont mis en garde contre toute violence car nous allons être tenus responsables. La responsabilité de cette situation incombe à Abeid, Tadjiddine et dans une certaine mesure à Damir Ben Ali, nous ne sommes pour rien.

Après plusieurs rotations qui ont vu partir 6000 personnes, l'Ambassadeur de France a reçu le jeudi 29 avril à leur demande, des cadres Anjouanais. Ils lui ont demandé l'intervention de l'armée française dans le cadre des accords de défense. Il leur a répondu qu'il n'y a aucune raison de faire intervenir la France car aucun acte de violence n’est signalé et que cette affaire relève du maintien de l'ordre. Si par malheur, d'ici demain il y a 2 ou 3 exactions par exemples 2 personnes brûlées alors nous pouvons reconsidérer la question.

A la sortie, ils ont contacté certains militaires anjouanais et les ont confiés cette mission. Un d'entre eux, a trouvé la tournure dangereuse, il a alerté le service de renseignements militaires. D’un autre côté, les renseignements généraux de la police ont eu la même information.

L'armée procède à 10 arrestations. Le reste des jeunes est venu me voir pour m'informer de l'arrestation de leurs collègues. Je les ai pris dans ma voiture. Arrivé près d’une cabine téléphonique j’ai appelé l'état major et je suis tombé sur capitaine Chaarane. Il a refusé de me passer Azali alors j’ai tenté un coup de bluff qui s’est avéré être un coup de génie. Vous direz alors au commandant Azali qu’il a pris 10 de mes hommes. Je les considère à partir de maintenant comme morts. A compter de cet instant, il n’y aura plus de reconduite pacifique au port et vous endosserez toute la responsabilité des violences. A ces mots, Azali lui arracha le téléphone, Chanfiou ne faites rien, ne faites rien, je vous les amène. Où es-tu devant le building. Ils les a tous pris dans sa 405 et me les a rapportés à la place du building. Il les déposa sans m'adresser un mot.

La coordination se retrouve dans l’après-midi pour le débriefing quotidien. Nous avons pris des dispositions rigoureuses allant jusqu'à imposer un couvre feu dans les quartiers où il y a beaucoup d’anjouanais pour empêcher que les autres n’exercent leur forfait. Ce soir là tous les membres de la coordination étaient sentinelles. 

Vers 2h du matin, après concertation avec le capitaine Rachad, la cellule française des invalides, constate son incapacité à rentrer en contact avec les responsables du soulèvement. Elle donne son feu vert à l'Ambassade de France qui a appelé aussitôt Azali pour l’informer. Cette précipitation est venue contre-carrer notre plan B qui qui consistait à profiter du défilé du 1er mai, et avec tous enfants des écoles coraniques, prendre d'assaut la présidence et mettre Foundi Mohamed Charif président par intérim.

Probablement, un des notre a vendu la mèche, et pour empêcher que cela se reproduise avec les conséquences que l’on ignorait, a préferé confié les rêns à un homme qu’ils connaissent mais qu’ils détestaient, plutôt à un inconnu qui ne parle même pas français.

Près de 3 mois se sont écoulés, les pays d’Afrique refusent de reconnaitre le gouvernement. Tarmidi en accord avec Azali, décident l’envoi d’une délégation à Addis Abeba pour plaider la cause du coup d’état. Le mouvement Wangazidja a alors pris l’initiative de contacter un de ses militants à Londres pour débloquer la situation auprès de l’Union Africaine. Salim A Salim accepte et j’ai informé Azali qu’il n’était plus utile d’envoyer une délégation à Addis, car il allait recevoir dans 2 jours son invitation pour la conférence d’Alger. Ce qui fut fait.

Paris le 30/04/18
Mohamed Chanfiou
Coordinateur du « Mouvement Wangazidja »
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