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Ahmed Abdallah Abderemane, président de la République Fédérale Islamique des Comores, est assassiné dans la soirée du 26 novembre 1989, et paix à son âme. Il ne cessait de fustiger à grands cris, devant l’ONU, l’OUA et dans les gazettes l’attitude colonialiste de la France, qui ne rendait pas à la République Fédérale « l’île comorienne de Mayotte ». Mais comme il gardait des liens étroits avec l’ancienne puissance de tutelle, qui l’aidait entre autres à payer ses fonctionnaires, ces cris n’obligeaient pas en fait quiconque à trop s’émouvoir. Chacun s’interroge désormais sur la façon dont le nouveau pouvoir comorien, quand il sera stabilisé, entendra traiter la question. On spécule beaucoup aussi sur « les arrières pensées » présumées de la France en cette occasion. 

En effet, tirant argument de la résolution de l’ONU, de nombreux analystes politiques déclarèrent illégal le statut actuel de Mayotte, car la décolonisation des jeunes Etats devait se faire dans les frontières héritées de la période antérieure, sous peine de les voir éclater entre leurs diverses ethnies, comme c’est le cas aujourd’hui qu’une situation explosive éclate entre Mayotte départementale et les trois autres îles dites indépendantes. Le gouvernement français a toujours été soupçonné par les Mahorais d’être trop frileux dans son attitude diplomatique envers les Comores et leurs alliés de la scène internationale ; l’opiniâtreté de Mayotte à ne pas se laisser faire s’en est toujours trouvée renforcée. 

Quand Mayotte refusa en 1975 de suivre le Président Abdallah dans sa déclaration unilatérale de l’indépendance bananière, elle ne commença pas son nouveau parcours en compagnie de la France avec un très fort capital de sympathie : une île qui refusait d’être décolonisée, on ne pouvait faire plus suspect ! Pour se défendre durant la période critique où la France risquait de les abandonner, les élus Mahorais se sont alliés à qui leur tendait la main… fût-ce à l’extrême droite : depuis la période fondatrice, les Royalistes et de la France ont droit de cité à Mayotte. On leur reste reconnaissant, honni soit qui mal y pense. 

Le temps est peut venu de témoigner de cette situation originale : selon les partis-pris idéologiques, on a déjà tant dit de cette île ! Mais on a rarement essayé de découvrir les Mahorais eux-mêmes, leur personnalité complexe qu’ils n’estiment pas nécessaire d’étaler sur la place publique. Proches parents des autres habitants des Comores, surtout de l’île d’Anjouan, modelés différemment par leur histoire propre, ils savent ce qu’ils veuillent. Les Mahorais ont voulu être libres. Un occidental ne le comprend un peu qu’après avoir longuement vécu et travaillé avec eux. Le drapeau de la RFI des Comores a pour emblème, sur font vert le croissant et quatre étoiles, une pour chaque île de l’archipel. 

L’ironie de l’Histoire est qu’AAA, qui voulait tant récupérer sa quatrième étoile, était au pouvoir en 1975, quant Mayotte choisit un destin divergent et réfléchi. Enfin, les nouveaux dirigeants de Moroni, qui cherchent à émerger du désordre et du vide du pouvoir, tendent tous la main à Mayotte, pour provoquer les retrouvailles, dont ils jurent qu’elles seront authentiquement fédérales. Les mahorais ne semblent pas séduits et elles optent pour demeurer françaises à part entière. 

Quoi qu’il en soit Mayotte est française et le restera à jamais. Vous aviez perdu de vue que le président SAID MOHMED CHEIHK avait transféré la Radio comorienne stationnée à Dzoudzi vers Moroni, et de même la Capitale. De façon spasmodique, un bon nombre de comoriens ont péri corps et biens dans la mer qui sépare Anjouan et Mayotte à la quête d’une vie meilleure. A quoi sert l’indépendance dans la misère, la corruption et le désespoir total ? Les Morais ont été bien réfléchis à ne pas adhérer à la politique exécrable de dirigeants comoriens dont leur objectif est de s’enrichir très vite aux dépens du peuple. Inquiets de l’immigration intensive actuelle et de l’insécurité grandissante, pour des raisons économiques, ils ont envie de recommencer, gênés aux entournures dans leurs habits de démocrates français, dignes membres d’un Etat de droit. 

BACAR Azihar Abdou 
Spécialiste de la didactique de 
Français Langue étrangère 
Marseille
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