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La ville de Malé est apparue, selon toute vraisemblance au 17ème siècle. Mais des études récentes chercheraient à la faire remonter soit à l’antiquité soit à une date antérieure à l’antiquité. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est créée aux temps de Soulaïmane BEN DAOUD (le prophète Salomon). Un Djinn aurait volé la bague de ce dernier et se réfugia dans la région de Badjini de la Grande Comore, plus particulièrement dans la ville de MALE. Ce fut le premier occupant de l'île et le commencement de la formation de la population comorienne. MALE est une ville fondée par des djinns dont le Chef se nommait MDJONGA. La présence de djinns dans la région est à l'origine de Badjini, le pays des djinns.

C’est en 2010 aux Comores que les archéologiques, dirigés par le Professeur Félix Chami en histoire et en archéologie dans les Universités de Dar es -Salaam en Tanzanie, ont découvert dans la grotte de Malé - Mtsamboudjouwou de l’outillage lithique préhistorique appartenant à des époques très reculées. Les dates RC14 de 2000, voire 4000 avant J-C ont été repoussées à la haute antiquité, la présence humaine à Malé. Les datations obtenues s’avèrent coïncider parfaitement pour les plus anciennes de l’époque médiévale, avant la fin du premier siècle de notre première ère.

Le sociologue, enseignant-chercheur M. HASSANE Ibroihim alias Saplot, originaire de Malé a récemment révélé, d’avoir découvert des anciennes écritures comparables à l’hiéroglyphe sur le mur du site où a été enterré Bounambamba (le grand sorcier des Comores). Ce sont des signes pictographiques et idéographiques pratiqués durant toute l’époque pharaonique.

Le grand sage de la localité, Foundi Moussa Hamidou, a démontré que le nom de MALE est une déformation du terme arabe "MALATH" (ملاذ) qui signifie havre de paix. Puisque les arabes ont apprécié l'endroit. La localité a changé plusieurs fois de sites avant de s'établir définitivement non loin de la côte après que la mer ait englouti son premier emplacement dénommé TCHINGANI. Des vestiges d'une muraille en pierres sont encore visibles quand la marée est basse. La ville s'est placée dans un autre lieu, qui se situe à Hambandjé, zone attenante à celle de HAWÉNDZI. Les revers de l’histoire la contraignirent à s’installer à la charnière de NDRÉRÉNI et de GUÉRÉZANI. Menacés par la montée des eaux marines, les habitants devaient fuir le danger pour s’installer à MBOUZINI, zone qui marque le point de départ de l’actuelle ville de Malé.

Toutes ces phases de déménagement étaient l’œuvre des occupants d’origine arabe, suivis de la côte orientale et des portugais, qui voulaient mettre en valeur de cette patrie du BADJINI, Sud-Est de la Grande Comore. Toutes ces étrangers asiatiques et européens auraient disparu ou migré vers d’autres villes et villages pour des raisons inconnues. En tout cas, des témoignages de source crédible attestent que l’actuelle ville de Malé doit sa naissance à DJINN métamorphosé en humain connu sous le nom MDJONGA. Celui –ci, après avoir fondé la ville et sa famille, quitta les lieux pour réaliser sa mission à travers d’autres régions de Ngazidja.

Naturellement, je crois que l’histoire le dit grandement, et il ne faudrait surtout pas continuer et se retrouver dans une situation où, finalement, on ferme les yeux. À Malé il n’y avait ni « Mdraya Wa Djuwu » ni « Mdraya Wa Boini ». Il fut un temps où plusieurs notables Said Mlamali, Soilihi Mlatamou, Mouigni Issilamou [....] avaient pris de décision liée à la reconstruction du BANGWE LA CHIHONDRA sans l’implication de HASSANI Mlatamou et MSA Mtsala. Ces derniers n’avaient pas apprécié l’initiative entreprise, et décidèrent de construire un nouveau BANGWE dénommé « BANGWE LA MTSAMUDU », et fut à l’origine de la création du quartier de Mdraya Wa Djuwu et Mdraya Wa Mbwani.

MSA Mtsala et Hassani Mlatamou avaient été soutenus par leur cousin, respectivement Ali Dafiné Mkonzi et Ali Mnemoi pour construire Le Bangwe La Mtsamudu, considéré comme la place publique de Mdraya Wa Djuwu et le Bangwe La Chihondra, la place de Mdraya Wa Mbwani. À cette époque, le Djaliko fut commencé au Bangweni La Chihondra par ces deux « Miraya » pour le finir avec le Sambe au Bangweni La Mutsamudu. Cela marqua le début de la création de deux grandes associations culturelles et musicales de Malé (1965 - 1970, conflits), Aoulda El Barakane et Noudjoum Zamane, et d’un développement impressionnant : chaque association cimenta les rues et ruelles de ses propres quartiers.

Force est de constater que le commerce a existé dès le temps les plus reculés, et a débuté sous forme de troc, objets de transaction, échange entre poisson et produit agricole. Les deux premières boutiques de détail ont été ouvertes à Malé au début du 20ème siècle (précisément aux années 50 et 60) par Moegni Mboreha, Oumouri Chanfi et Youssouf Mdoihoma, et ont permis la sédentarisation du commerce de détail. Il a fallu attendre jusqu’aux années 70 que le commerce de demi-gros se mette en place par Hadji Msa Mtsala à Malé, suivi par Mze Ouhourou Nakazi. Tous les deux réalisaient des opérations d’importation à Kenya, Madagascar et à l’Arabie Saoudite. On peut aussi noter qu’aux années 80, la ville de Malé n’avait qu’une seule vedette marque Japonaise de MSA Mtsala, et Ali Dafiné Mkoundzi.

L'ossature sociale de la ville a été formée par quatre grands clans : HINYA BOUNA MBMBA, WABAHANI, HINYA KANZA et HINYA MBÉ. Ces quatre tribus se sont donc partagés toutes les terres et demeurent puissants grâce à leurs richesses naturelles. Ils sont historiquement les grandes tribus de Malé. Leurs entrées en concurrence déterminaient le sort de la ville. Ils avaient monopolisé non seulement les terres mais également les œuvres de l’esprit. L’évolution du pouvoir traditionnel à Malé brosse un tableau nuancé s’agissant l'un des facteurs clés pour le développement de MALE. 

La population de Malé a eu différentes « chefferies » dont voici les deux plus grandes :

- Le Chef de MZE Mbaé, qui à son pouvoir, est obtenu à titre nominatif et assisté par des personalités influentes : Soilihi Mlatamou, Oumouri Chanfi et autres. Toute la population devait se plier au commandement de son chef, qui n'a même pas duré si longtemps ;

- Le Chef révérend AKOUBOU Mkoufoundi, chef charismatique, a régné durant 27 ans, certains disent 30 ans en double phases. Il disposa d’une autorité absolue qui lui a permis de diriger la ville sans contestation. Son droit de répression fut tellement implacable que les jeunes de l’époque fuyaient à sa vue pour la première fois, le révérend parvint à mettre en place une politique de gestion économique et social sans précédent : développement de l'agriculture, de l'élevage ..., avec une politique d'autosuffisance alimentaire (maïs, banane, manioc, ambrevade ....), renforcement des Madrassats et d'une éducation appropriée. Il fut le chef le plus respectueux, et il est difficile d'expliquer aux générations nouvelles, son autorité et sa stature incontestablement et incontestés. Après sa mort, la ville a perdu sa force.

- Le plus grand Chef d’UNAMDJI fut connu au nom de HASSANI Mlatamou, un chef très charismatique. Il savait distinguer entre autorité et amitié. Avec ses collaborateurs qu’il considérait comme des proches parents, il se proposait de faire de la ville de Malé un lieu attrayant : Réhabilitation des routes et des constructions des places publiques. Il a aussi créé un climat de solidarité et de dynamisme pour les projets de développement de la ville.

À cette époque de règnes, la ville distingua deux grandes divisions bien tranchées, celle de tribu HINYA MBE proprement dit et celle des autres grands tribus de Malé, HINYA BOUNA BAMBA, HINYA BAHANI, HINYA KANDZA sous l’autorité de BOINA MZÉ et HINYA MBE sous la domination absolue de MADI MDOIHOMA. Ce dernier avait récupéré une grande partie de la population pour faire la prière de Djoum'an dans la mosquée de Madoulii, quartier Vouni. Et les autres clans composés de la famille de Bahani, Bouna Bamaba et Hinya Kandza continuèrent à prier le Djoum'an dans l’ancienne grande mosquée de vendredi - Khadri.
Ce fut le commencement de la chute de HYNYA KANDZA au bénéfice de HINYA MBE. Les trois grands tribus (Hinya Bouna Bamba, Hinya Bahani et Hinya Mbe) dirigèrent la prière, Swalati Djoum'an et l'Aïd jusqu'aux années 2000, que ces coutumes et traditions insensées commençaient à disparaître, peu à peu. Aujourd’hui l’on assiste à la superposition de divers tribus qui ont contre balancé le pouvoir de trois grands tribus. D’où la monopolisation des terres et tout ce qui fait la vie des maléens.

La ville de Malé est une agglomération qui compte plus de 4 600 habitants actuellement.

OUZALI Said Youssoufa
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