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RASSEMBLEMENT POUR UN ÉLAN NOUVEAU AUX ÎLES COMORES (RENIC)

CONSOLIDATION DE L'ÉTAT : RÉFLEXION SUR LE DIAGNOSTIC ET LES SOLUTIONS

Notre pays s’apprête, dans un dialogue qui se veut inclusif, à procéder à l'état des lieux sur la gouvernance notamment politique et proposer des alternatives par rapport aux insuffisances relevées pour mieux consolider la nation. 

De toute évidence et au regard du niveau de développement ou plutôt de sous développement qui est le notre après 42 ans de souveraineté et une multitude de constitutions ou changements de constitutions on ne peut que constater l’incapacité de l'architecture étatique à répondre jusqu'ici aux attentes légitimes du citoyen. 

L’état unitaire et ses corollaires que sont la centralisation des ressources et des décisions et la décentralisation comme mode de gestion des entités insulaires a montré ses limites et a été abandonné du moins sur le papier pour être remplacé par le fédéralisme. 

Sur le papier car le fédéralisme qui l’à remplacé n’a été qu'un prolongement de cette centralisation excessive au travers duquel on a vu des îles administrées par des gouverneurs nommés et révoqués par simple décret du président au grès de ses humeurs, ne disposant que de prérogatives symboliques et pour l’essentiel tributaires du pouvoir central même pour faire fonctionner leur propre bureau.

Ce n'est qu’avec l’avènement de l'accord de Fomboni du 17 février 2001 et l'adoption de la constitution du 23 décembre 2001 qu'une dose d'autonomie a commencé à prendre corps avec :
  • · L'apparition dans la constitution de la dénomination « îles autonomes »
  • · Des prérogatives attribuées à ces îles qui sont régies par une loi fondamentale 
  • · Des chefs des exécutifs ainsi que des parlements composés de députés tous élus au suffrage universel direct.
  • · L'octroi d'une autonomie financière 
  • · Etc… 
Système qui s’est progressivement mis en pratique de 2002 2006 où les îles commençaient à sortir la tête hors de l'eau.

A partir de mai 2006 où l’exécutif de l’union a changé de titulaire, tournante oblige, ces nouvelles autorités, prétextant une histoire de conflits de compétences ont dès lors régulièrement mis en cause ce mode de partage de pouvoir pour en arriver à modifier unilatéralement la constitution en 2009, supprimer l’autonomie des îles et les rétrograder en des gouvernorats de nouveau dépendants quasiment en tout de l’état central pour subsister.

Mais peut-on objectivement considérer le motif du conflit de compétences pour remettre en cause l'autonomie des îles ?

En réalité il s’agit là d'un alibi infondé trouvé par les détracteurs de l'autonomie pour l'étrangler.

En effet, à titre de comparaison, dans toute société, dans toute famille où il y a cohabitation de plusieurs personnes et où on reconnait à chacune d'elles des droits, ce qui est le propre de l'État de droit ,il arrive à un moment ou à un autre que deux de ces personnes entrent en litige sur une question donnée :
  • · Elles se disputent les limites d'un terrain
  • · Le mouton de l'une a mangé dans le champ de l'autre
  • · Deux automobilistes ont fait un accident sur la route et chacun accuse l'autre d'avoir violé le code de la route 
  • · Etc
Et on se trouve dans une situation de conflits, qui s’appelle « conflits de compétences » quand il s’agit de la gestion de l'État. Ce n'est pas pour autant que parce qu'il y a conflit qu'on doit systématiquement tuer le plus faible pour résoudre le problème. Non, on s’adresse à l'autorité habilitée pour qu'elle juge et départage les 2 parties.

En 2009, au lieu d'user de la voie de la raison, et :
  • · Recourir à la cour constitutionnelle pour régler les litiges 
  • · Poursuivre les concertations sur l'application des lois organiques 
  • · Privilégier le dialogue à l’affrontement et au dictat ;
Ils ont tout bonnement tué l'autonomie des îles et se sont arrogés les pleins pouvoirs.

Résultats, la situation socio-économique de notre pays n'a jamais été aussi critique et l'image du pays n'a jamais été aussi noircie avec ce scandale désastreux de la citoyenneté économique, qui n’est qu'une forme d'expression des conséquences néfastes de la concentration des pouvoirs dans les mains d'une seule personne. 

Est-ce alors la faute à l'autonomie ? 

Ainsi l’état unitaire a échoué, le fédéralisme a échoué, il ne reste qu'à revenir concrètement sur l'Accord de Fomboni du 17 février 2001 qui reste à ce jour le document juridique de référence pour définir le nouveau cadre institutionnel, accord qui prescrit un partage du pouvoir entre l'État central et les entités leur permettant de concrétiser leurs aspirations légitimes pour gérer et administrer librement et sans entraves leurs propres affaires.

Il ne reste plus qu'à instaurer la large autonomie pour consolider la cohésion de la nation en offrant les mêmes chances aux entités et renvoyant dans leurs tranchées les frustrations mauvaises conseillères, la CONFÉDÉRATION pour faire renaître l’espoir.

La coordination du RENIC 
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