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De forts soupçons pèsent sur le régime actuel ; il continuerait à vendre et à renouveler des passeports comoriens aux bénéficiaires de la citoyenneté économique. D’un autre côté, la fameuse commission d’enquête parlementaire amuse la galerie en se fixant comme un objectif pompeux de faire la lumière sur ce dossier, avec en ligne de mire une possible abrogation de la loi sur la citoyenneté économique.

Mais quelle vaste supercherie mise en place par les autorités actuelle ! En effet, l’attitude de ces dernières sur la citoyenneté économique est des plus incohérentes. D’abord Azali affirme qu’il n’y a jamais eu de loi sur la citoyenneté économique à la journaliste que l’interrogeait sur l’opportunité de supprimer celle-ci.

Il est clair que la CRC était opposée à la citoyenneté économique. Mais quels que soient les remous autour de cette loi, Azali a tort de nier l’existence de celle-ci ; sa jugement ne peut être au-dessus d’une loi du parlement, avalisée de la Cour constitutionnelle des Comores.

C’est sans doute de la palissade que de parler ainsi quand il s’agit d’Azali. Le non-respect de la loi, des institutions est la chose qui le définit le mieux alors qu’il est censé en être le garant.

C’est donc une chose ! Mais ce qui ne s’explique pas, c’est le silence hypocrite de ceux qui n’ont manqué pas de mots durs pour dénigrer le programme de citoyenneté économique initié sous Sambi et encadré par la loi.

On aurait pu s’attendre à une réponse claire et sans ambages d’Azali en faveur de la suppression de cette loi, face à la question de la journaliste.

Les Mrimdu, Mahamoud Ibrahim, Msaidié pour ne citer que ceux-là, toute cette classe politique qui parlait de citoyenneté bradée, tout ce beau monde a bien entendu Azali dire que les Emirats, c’est un pays partenaire avec lequel on a de bonnes relations et qu’on doit agir avec beaucoup de doigté et de délicatesse. Il y a assurément une validation de la philosophie d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi selon laquelle la citoyenneté économique n’était pas qu’une question d’argent. C’était une histoire de fraternité et d’amitié avec un pays islamique et musulman, potentiellement agissantes, et Azali en est persuadé et il a apporté la preuve dans sa réponse à la journaliste.

Là où le bas blesse, c’est quand Azali affirme abusivement qu’il n’y a pas eu de loi de citoyenneté économique alors qu’il attend voir comme reprendre le programme avec les amis émiratis.

C’est sans doute la différence entre A.A.M.Sambi et Azali. Le premier a eu l’honnêteté de faire encadrer le programme par la loi. Azali parle d’accords d’Etat à Etat qui méconnaissent les lois internes et n’a pas montré face à la question de la journaliste de RFI sa disposition à y mettre un terme.

A visionner la vidéo de son entretien avec la journaliste, à prendre en compte le déni de loi sur la citoyenneté économique, et son souci de ne pas faire n’importe quoi avec les Emirats, on a tous bien compris qu’Azali est loin d’arrêter la vente et le renouvellement des passeports.

Mais dans quel cadre ? D’accords de pays à pays qui s’émancipent des lois internes des pays ? Hier on a crié au scandale concernant la vente de la citoyenneté économique instituée et reposant sur une loi votée par le parlement et validée par la Cour constitutionnelle.

Aujourd’hui, après la chute du mythe des fonds propres, le pouvoir semble vouloir s’engager dans la continuité du programme de citoyenneté économique, et en dehors de toute loi, dans l’opacité, mais aussi dans la schizophrénie : la CRC a toujours critiqué la vente des passeports alors qu’elle n’ose pas l’abandonner aujourd’hui aux affaires malgré tout ce qui se dit autour de ce dossier.

Nous attendons la réaction de ceux qui ne manquaient pas de mots durs pour critiquer sans le moindre discernement le programme de citoyenneté économique encadré par la loi, ne mettant en avant que des arguments liés à une fierté nationale, face à ce qui semble une poursuite en catimini et non transparente de la vente des passeport par Azali.

Je pense à Mrimdu, à Mahamoud Ibrahim, à Larifou, à Abdallah Soilih dit Kato, à Msaidié, à tous ceux parlaient de braderie de notre citoyenneté économique sans arrêt sans chercher à voir la réalité et la philosophie du programme initié sous Sambi.
A.BOURHANE
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