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Faut-il être grand stratège pour savoir que pour organiser un coup d'État il faut du temps, des moyens conséquents pour le recrutement des mercenaires( quand on a recours), le soutien et la protection de puissants services de renseignements?

6 juillet, déclaration unilatérale de l'indépendance des Comores, Ahmed Abdallah Abderemane devient président; 28 jours après, le 3 août, Ahmed Abdallah est renversé et Saïd Mohamed Djaffar accède à la présidence.

Selon le journal le Monde, l'auteur du coup, Ali Soilihi est "un technocrate aussi audacieux que réfléchi"; mais immédiatement, Radio-Brazzaville accuse "l'impérialisme français d'avoir fomenté ce coup", une réaction largement partagée à l'époque à tel point que le journal la Croix écrit non sans prudence que " Nul doute en tout cas que le coup d'État du prince Djaffar ne soit vu d'un bon oeil à Paris. L'affaire paraît arriver à point nommé pour résoudre le délicat problème de Mayotte" ( pour les citations voir Les Comores, Hervé Chagnou et Ali Haribou, pages 66 et 67 ).

Mais déjà, quand la France commençait à lâcher Saïd Mohamed Cheikh alors président du Conseil, l'opposition conséquente d'Ali Soilihi contre ce dernier le fît apparaître aux yeux des renseignements français comme ["l'homme providentiel", une alternative contre le pouvoir des notables]( génération cheikh), voir Parcours d'un conservateur de Mahmoud IBRAHIM page 289.


Mieux encore, quand Ali Soilihi refusa de prendre une responsabilité auprès du gouvernement cheikh qu'il qualifiait de mole et féodal, le Bureau des renseignements français retient sur Ali Soilihi ces quelques mots on ne peut plus révélateurs:

"Une telle attitude est bien dans la ligne de conduite de cet homme qui ne veut pas être marqué par le régime de l'actuel président du Conseil et se fait fort, dans l'avenir, de réunir l'opposition en un tout cohérent à condition d'être appelé au moment qu'il jugera favorable. Il aurait même déclaré:"Je réunirai les oppositions dispersées et tout se passera dans le calme" ( ibidem page 288 ), c'est un aveu explicite dans le jargon des renseignements.

Et déjà, le président de la chambre des des Députés, Mouzaoir Abdallah lance à la France une alerte contre les conséquences de l'indépendance non-négociée, démissionne le 19 avril 1975 mais il prend soin d'écrire au Monde:

" On peut réellement craindre une déclaration unilatérale d'indépendance au mois de juillet si le parlement français négligeait la question des Comores. Cette déclaration serait catastrophique et ouvrirait la voie à la dictature" (le Monde du 26 avril 1975), voir page 38, les Comores Hervé Chagnou et Ali Haribou. Mais la France fît la sourde oreille.

Je voulais à la fois ici, présenter un cadre des événements et une certaine version des faits et fournir au lecteur des éléments d'analyses. Quand je devais me reporter aux conditions de la classe politique comorienne dans la période coloniale, le problème d'Ali Soilihi et le Coup d'État du 3 août, 28 jours après l'indépendance des Comores, je me place de moins en moins dans la position de juger, et cela pour deux principales raisons.

Les politiciens comoriens étaient tous ou presque, des francophiles, mal préparés mais séduits par la tendance à la mode des indépendances en Afrique; les indépendantistes, les opposants et les modérés tous étaient contre une rupture brutale et définitive...Cheikh disait" Nous sommes des français à part entière mais... nous voulons un statut particulier", un avis partagé pour tous que ce soit pour l'autonomie interne ou pour l'indépendance.

Deuxième raison, malgré des agissements parfois déplacés et des positions légitimement douteuses, Ali Soilihi est le seul qui s'est attaqué aux racines du mal comorien et qui a apporté une solution pratique dans un programme adapté aux réalités comoriennes sur le plan économique.

L'ambivalence des politiques comoriens voulant être indépendants tout en étant rattachés affectivement et administrativement à la France, d'une certaine manière de Togo ou du Mali. La colonisation cessa d'être une agression mais une affaire dans l'esprit de beaucoup d'africains et comoriens. Pouvaient-ils agir autrement à l'époque? Est-ce que les règles ont changé actuellement?


Dieu nous met en garde de ne pas prendre pour alliés les gens du Livre en dehors des croyants, mais nous persistons sciemment dans les chaînes en nous écartant de la ligne politique et sociale tracée par le Prophète Muhammad(Ç), et aussi rapidement que nous quitteront ce guêpier nous trouverons la voie de la dignité et de la prospérité inshaallah. 

Muhammad Soidrouddyne Hassane.
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