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M. Mchangama et ses deux faces de Janus

Il faut croire que Mohamed Said Mchangama a souffert…Sous la carapace du baroudeur, l’affaire intertrade a dû lui faire mal. C’est sans nul doute ce qui explique cet incroyable défi qu’il vient de lancer à ses accusateurs 25 ans après les faits dans un langage qui ne s’embarrasse pas de circonlocutions... 

Le cas de l’ancien ministre des Finances du président Djohar est symptomatique: beaucoup parmi les hommes publics traînent à vie des accusations sur la base de simples « on dit » sans qu’ils n’aient jamais la possibilité de se défendre devant une juridiction impartiale et compétente.

Si Laurent Fabius était comorien, il aurait été sûrement coulé pour toujours par l’affaire du sang contaminé et n’ n’aurait jamais pu laver son honneur devant des juges et devenir ministre des Affaires étrangères puis président du Conseil constitutionnel

Il faut prendre acte du cri lancé par l’ancien président de l’Assemblée nationale, , ouvrir sérieusement ce dossier sans attendre encore 30 ans pour encore le charger quand il ne sera plus en capacité de se défendre.... Car on ne peut pas non plus le suivre lorsqu’il se présente comme une simple victime d'une affaire montée de toutes pièces par ses adversaires.

Même si le public ne sait de cette affaire que les facsimilés distribués par des barons de l’Udzima en une époque où Google n’existait pas, on ne peut pas non plus faire comme si c’était un petite affaire au regard des montants faramineux qui étaient en jeu et du niveau des personnalités citées...

J’étais présent au meeting où le mot Tahomba a été prononcé au stade Beaumer. C'est vrai Mchangama n’a pas dit qu’il avait touché un Tahomba. Citant des éléments de chronologie, il avait conclu qu'il n’avait pu être l’instigateur de l’affaire et qu’on ne pouvait pas raisonnablement l’accuser d’être le responsable de l’opération ; il aurait pu comprendre, avait-t-il dit, si on l’avait accusé, à la limite, d’avoir touché un Tahomba mais quand même pas le gros du pactole. C’est un fait.

Ces adversaires ont sciemment menti pendant des années en affirmant qu’il avait reconnu avoir touché un Tahomba. C’est aussi un fait. Mais cette affaire avait été documenté par un petit livre glaçant écrit par un journaliste français, Pascal Perri , intitulé : "Comores, les nouveaux mercenaires". ( Harmattan 1994). Les affirmations de Perri sont troublantes.

Intertrade était un scandale d’Etat d’une ampleur inconnue jusque là. ( lire l’article de Saindou Kamal Eddine dans le Journal Uropvé dirigé par Souef Elbadaoui .. Où l’on apprend notamment que le chef de l’Etat lui-même avait été visé, personnellement par la procédure engagée par le gouvernement italien...)

Une autre grosse affaire revient sous la plume du journaliste Saindou Kamal’Eddine. Celle du scandale Intertrade, il y a 22 ans : « Un véritable scandale par l’importance des sommes en jeu et par le rang des personnes impliquées, tous membres du premier cercle au pouvoir, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le président lui-même a été directement et personnellement interpellé ». 

C’est depuis cette affaire aux résonnances internationales inattendues (« Intertrade rassemblait tous les ingrédients d’un désastre, affectant l’image de l’Etat comorien, par ses conséquences politiques : le détournement d’un programme de coopération engageant l’Etat comorien, la fragilisation d’une relation diplomatique avec un pays tiers, l’accusation portée par la justice d’un Etat européen contre le président de la République et son ministre des finances, pour malversations financières ») que les faits de voyouterie sont entrés dans les banalités d’usage en politique comorienne, au point de labelliser l’impunité dans l’opinion (tahomba) et de l’associer à tous les cercles de décision au pouvoir. En revenant sur les dysfonctionnements de l’institution, et en s’interrogeant sur les failles d’un système, dont se jouent allègrement les politiques, Uropve contribue à sa manière à dresser un premier état des lieux de la justice dans un pays, où l’injustice est rendue reine de tous les vices. ©muzdalifahouse

D'un autre côté, l’ancien ministre des finances qui veut subitement parler aujourd’hui n'avait jamais répondu aux demandes d'explications formulées alors par ses propres amis. C’est ce qui avait provoqué la scission du Mwangaza et le départ de l'aile représentée par Ralia Abdou...

Le gendre du Président Djohar n’était pas un enfant de choeur . Loin de là. Il avait ses deux faces de Janus : le leader moderne donnant l'impression de croire à la force du savoir et d'être désireux de jeter les bases d'un Etat moderne mais en même temps un chef de réseau sans pitié protégeant ses copains qui devaient noyauter l’Etat de façon à ce qu’il en soit le seul maître....

Donc ce doute ne profite à personne…Il faut saisir la perche tendue par l''intéressé et crever l’abcès. Par Ali Moindjié
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