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France - Le 23 novembre 2017, une soirée interculturelle sera proposée à Locminé. Ce soir-là, des familles étrangères viendront témoigner. À l'image de Faouza, maman comorienne.

« Notre ambition est tout simplement de rapprocher les peuples. Sur le pays de Locminé, de nombreuses familles étrangères sont venues ici, chercher du travail. La méconnaissance des uns et des autres attise alors certains préjugés. Mais lorsque les gens de différentes cultures se rapprochent, les a priori s’effacent ». Véronique Jan-Josse fait partie d’un informel collectif interculturel, né il y a peu sur Locminé.

Nous voulons rapprocher les peuples 

Après avoir organisé un repas culturel qui a rassemblé 80 personnes (Comoriens, Polynésiens et Français) et une randonnée à Kerguéhennec l’an dernier, ce petit groupe a décidé de concocter une soirée de rencontres et de témoignages dans le cadre du Festival des Solidarités. « Un temps, convivial, pour se rencontrer et mieux se découvrir » qui aura lieu le jeudi 23 novembre, à l’issue d’une projection (lire en encadré).

Ce soir-là, il sera ainsi possible de croiser le chemin de Faouza M’Madi, une Comorienne de 32 ans qui a, un beau jour de l’année 2015, débarqué à Locminé avec quatre enfants : trois de ses progénitures et une petite nièce. Elle venait rejoindre Mamoud, celui avec qui elle allait se pascer.

Mariage, remariage…

Mais avant d’en arriver là, que de chemin parcouru par celle qui a fui son pays à 18 ans. Avec déjà, dans ses bagages, un premier enfant, Sahel, né d’un premier mariage avec un Comorien « trop violent ». « Dans mon pays, cela devenait trop difficile pour poursuivre mes études ».

Son avenir, elle ira donc le chercher ailleurs. Direction Mayotte par la mer et les « kwassa-kwassa » (1). Là-bas, sans titre de séjour, elle se marie de nouveau, a un second enfant (une fille Zabibou), mais se sépare de nouveau. « Je travaillais à ce moment-là dans une entreprise. Je faisais les ménages mais seulement à mi-temps ».

De Paris à Locminé

Avec un salaire de 500€, la vie n’est pas possible pour Faouza. Sa grande sœur qui a construit sa vie à Paris, l’invite alors à rejoindre la France. Ce qu’elle fera en 2014. Elle emporte avec elle, sa nièce, Naimat, âgée de 8 ans. Mais également Elanrif, né en 2010.

Là encore, en arrivant en métropole, sans papier, tout se complique. Avant que la situation ne s’apaise avec l’arrivée de Mamoud. « Un homme sur qui j’ai tout de suite pu compter ». C’est lui qui, en cherchant du travail, va dans un premier temps se retrouver à… Locminé. Il est embauché comme sacrificateur rituel à la Celvia (St-Jean-Brévelay).

Le temps de prendre ses marques et il peut alors accueillir Faouza et ses quatre enfants.

Deux ans plus tard, aidée par différents organismes, la famille a parfait son intégration.

Sahel est en seconde au lycée Joseph Loth de Pontivy. Il joue au football à la Saint-Colomban de Locminé. Zabibou et Naimat sont au collège Jean Moulin de Locminé et Elanrif à l’école Annick Pizigot de Locminé. Mamoud travaille toujours à la Celvia et Faouza a été embauché pour faire le ménage au centre aquatique Aqualud, toujours à Locminé.

« C’est ici que mes enfants doivent grandir »

Radieuse, la maman comorienne semble s’épanouir comme jamais. « Oui, je suis heureuse ici. On m’a très bien accueilli. C’est tranquille. Et je trouve les Locminois très gentils », lâche-t-elle avec un Français très bien maîtrisé malgré son fort accent.

Oui, Faouza l’atteste haut et fort. Elle ne retournera plus aux Comores. Même s’il lui reste de la famille là-bas. « C’est ici que je veux faire ma vie. Ici que mes enfants doivent grandir. J’ai vraiment envie de leur offrir ce que je n’ai pas eu ».

La jeune femme a même un projet professionnel. Elle veut devenir auxiliaire de vie. Mais pour cela, « il faut que je travaille davantage mon français à l’écrit ».

Ouverte, Faouza veut aller vers les autres. À envie de rencontres. 

Si riche, cette diversité

Faciliter le vivre ensemble, chassez les préjugés, mélanger les cultures, surfer sur la diversité, voilà les valeurs que souhaitent transmettre les membres du petit collectif. « Parce qu’avec ces familles étrangères, on s’enrichit aussi à leur contact », plaide Véronique Jan-Josse qui aimerait également se tourner davantage vers d’autres nationalités comme les populations venant des pays de l’Est. ©actu.fr
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