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Nous sommes allés à la rencontre du rappeur Alonzo dans son quartier d’enfance à Marseille, à l’occasion de la sortie de son nouvel album «100 %».

Pas une seule fois, il ne peut descendre de son van aux vitres teintées, sans que la même scène ne se reproduise. Dès que le rappeur Alonzo pose le pied sur le bitume de Marseille, avec sa casquette et son look de «fashion victim», des fans s'agglutinent autour de lui pour l'immortaliser en selfie. Mais attention… que l’on ne s’y trompe pas, le rappeur Alonzo n’est pas une star que dans la citée phocéenne qui le chérit comme une de ses personnalités les plus emblématiques.

A 35 ans, les chiffres du «capo dei capi», un de ses nombreux surnoms, parlent pour lui. Son cinquième album solo, «100 %», sorti fin aôut, est disque d’or et ses vidéos cumulent des dizaines de millions de vues sur YouTube. Son dernier titre, une ballade introspective sur son absence à cause de sa vie d’artiste, enregistre 12 millions de vues. Le clip tourné comme un petit film est à l’image de sa carrière. «Kassim», de son vrai nom, est un véritable soldat. Et s’est offert une solide réputation, plus que justifiée, dans le monde du rap.

Derrière lui, près de 20 ans de carrière l’ont façonné. Aujourd’hui, le grand public le connait grâce à ses énormes succès, le titre «Binta» en tête et ses 70 millions de vues. Mais il est beaucoup plus que çà, promis à un avenir plus que prometteur, comme l’ont encore prouvé les réactions des 50 000 personnes quand il a débarqué sur la scène du stade Vélodrome de son cousin Soprano, le 7 octobre. 

Dans les pas d’IAM

Les deux rappeurs sont du même sang, comme le veut l’expression consacrée. «Je le connais depuis toujours, c’est ma famille», rigole Soprano. «Ce n’est pas la musique qui nous a réunis», confirme Alonzo. Et pourtant… ils ont marqué l’histoire du rap marseillais… dans les pas de leurs grands frères d’IAM qui leur a fait signer leurs premiers contrats. 

«Nous sommes le premier groupe des quartiers Nord à avoir sorti un album au niveau national», rappelle sans fanfaronner Alonzo. Les deux beaux gosses d’origine comorienne ont grandi ensemble au Plan d’Aou, une cité populaire, à quelques centaines de mètres de «la Castellane», celle de Zidane. 

A peine sortis de l’adolescence, ils ont créé il y a plus de 20 ans le groupe mythique de la cité phocéenne «les PSY4 de la rime». «On était très sérieux dans notre amusement, c’est ce qui a fait la différence avec les autres groupes autour de nous qui ont percé. Un jour j’étais en train de jouer au foot, j’étais qualifié pour la finale du tournoi et j’ai voulu sécher les répétitions. Sopra est venu me chercher en m’engueulant pour que j’y aille». «On en a jamais reparlé, mais cela ne m’étonne pas qu’il rigole encore de ça, plaisante aussi Soprano. Moi c’était ma vie les répétitions, j’étais aussi un peu le grand frère avec mes trois ans de plus. Je ne rigolais pas du tout. Et le pire c’est qu’après, j’ai même culpabilisé parce qu’il était aussi très bon en foot et qu’il aurait pu aussi faire carrière».

Alonzo : «Je préfère être l'artiste que le grand-frère» 


«Je me dis que je n’ai pas passé toutes ces années dans ma chambre à écrire pour rien»

Aujourd’hui, l’équipe est rassurée. Alonzo est bien installé. Ses morceaux s’offrent de très bons retours chez les gardiens du temple du rap qui reconnaissent ses talents de rappeur et un public plus généraliste, qui vient notamment le voir dans les très nombreux showcases qu’il fait en boites de nuit ou lors de ces séances de dédicaces qui durent des heures. 

S’il garde dans ce nouvel album l'ADN de son identité musicale en faisant la part belle au morceaux très «rap», «très street» comme on dit dans le milieu mais surtout des morceaux qui vont toucher au coeur bien au-delà des fans du genre comme «Papa Allo», bouleversante ballade dans laquelle le père de famille confesse ses absences de père-artiste dans la vie quotidienne de son ado de fils. «Rencontrer un gamin de 18 ans qui a découvert Alonzo grâce à sa mère qui écoutait les PSY4… Là, on est dans la musique pure, moins des clashes, on traverse les générations. Ce sont des messages très très forts. Je me dis que je n’ai pas passé toutes ces années dans ma chambre à écrire pour rien. C’est la plus belle des réussites.»

Alonzo, en concert au Dôme de Marseille, le 24 novembre et le 26 novembre, au Zénith de Paris.

Marie Poussel - Le Parisien.fr
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