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Les Comores n’ont pas la baraka d’avoir un président capable de se situer au-dessus de la mêlée et habiter réellement la fonction présidentielle. Lors des dernières élections, personne ne s’attendait pas à une qualification d’AZALI au second tour de la présidentielle et le candidat de la majorité présidentielle sortante était sûr de l’emporter haut la main, si le rival était AZALI. Le contexte du moment lui était favorable en bénéficiant de nombreux soutiens multiples venant des horizons divers et des alliances de circonstance de ceux qui ne voulaient voir la continuité du tandem Mamadou/ MSAIDIE.

Ses premières mesures de son premier gouvernement a été saluée par tout le monde et on croyait fin stratège de rassemblement ,et qu’il a su tirer les erreurs de son premier mandat et mettre le pays sur le voie du progrès et de la réduction des inégalités sociales. Un an après les comoriens découvrent avec effroi un président pédalo, imbu de lui-même avec une vision à courte vue sur les enjeux du moment. 

On constate que le personnage est médiocre, n’a pas le charisme d’un chef démocratique qu’il veut l’être. Le caractère démocratique du chef tient à des dimensions que sa pratique du pouvoir n’illustre pas : articuler décision et délibération, respecter pleinement les prérogatives de l’Assemblée nationale, de l’opposition et surtout agir dans l’» intérêt commun et non dans celui de groupes déterminés.

En mettant un terme sa coalition avec Djuwa, il croyait que tout le monde allait applaudir à tout rompre , force est de constater qu’il y a eu panique au sommet de l’exécutif. AZALI et son directeur de cabinet chargé de la défense saturent l’espace public avec des déplacements réguliers à en Anjouan et à Mohéli pour prétendre jouer le rôle d’un président rassembleur alors que dans sa pratique du pouvoir il est perçu comme un chef de clan en restant dans la catégorie de ses prédécesseurs en se remplissant les poches et faire profiter ses réseaux amicaux et son entourage familial ; et son directeur de cabinet n’a cessé d’ accorder des longues interviews à la presse locale pour justifier le remaniement insensé du président et de louer la mission du gouvernement actuel. 

Le président AZALI comme d’ailleurs les hommes politiques comoriens aiment bien pratiquer le verbiage démocratique mais n’acceptent pas les critiques de leurs actions à l’exemple du prétexte qu’il a fait usage pour rompre son alliance avec DJUWA au motif que SAMBI n’a pas approuvé cette rupture des relations diplomatiques avec le QUATAR. Sur ce sujet AZALI n’a pas agi comme son homologue Mauritanien Mohamed ABDEL-AZIZE, lorsque l’Arabie-Saoudite lui a proposé le montant de quatre- vingt dix millions de dollars pour qu’il rompt ses relations avec le QUATAR, Mohamed ABDEL –AZIZE n’ a pas cédé aux pressions des autorités saoudiennes et a dit ceci « il faut que je consulte les autorités du mon pays à commencer par le parlement car ce pays ne m’appartient pas tout seul » et AZALI a fait le contraire en négligeant de consulter ses prédécesseurs et veut que tout le monde approuve sa décision personnelle à l’exemple de l’ancien garde de sceau qui s’est exprimé sur la chaine AL-DJAZIRA sur son désaccord de cette rupture diplomatique ,ce dernier est victime des attaques de l’exécutif . 

On a assisté ces dernières semaines à l’emprisonnement des musulmans qui ont prié pacifiquement l’AID le vendredi alors que la décision du MUFTI à la solde du pouvoir ordonnait la prière le Samedi. Ces exemples montrent des dérives autoritaires du pouvoir en place. Comme disait Victor HUGO, le suffrage universel et la liberté de la presse et de l’opinion sont compatibles. S’il n’y a pas un minimum de séparation des pouvoirs, on ne peut pas prétendre que les libertés publiques sont garanties. Voulant se maintenir au pouvoir AZALI s’y prend mal et mal conseillé par des conseillers qui ont lu à l’envers Machiavel qui n’est pas philosophe de la conquête du pouvoir mais de sa conservation; la conquête du pouvoir n’est rien. Elle demande un peu de talent, pas mal de culot et surtout beaucoup de chance. 
Mais conserver l’Etat, en revanche, c’est-à-dire se maintenir en l’Etat et garantir la grandeur de l’Etat, voilà le grand art politique. Enfin AZALI prétend mener les assises des 42ans d’indépendance et les quinze ans de la présidence tournante de manière apaisée, il ignore quelques arcanes de la politique comme les vieilles querelles, les scrupules de l’angélisme, les rancunes accumulées, les conflits personnels et les jalousies de clocher, c’est pourquoi ces assises ne provoquent pas de l’enthousiasme et la mayonnaise a du mal à prendre car on sait que ces assises accoucheront une souris .

Mohamed IBRAHIM MIHIDJAY
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