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Par un communiqué en date du 10 août 2017, le Gouvernement comorien, par l’entremise de son Ministère des affaires étrangères, a tenu à manifester son indignation face aux déclarations faites par l’ancien Garde des sceaux, Me Fahmi Saïd Ibrahim, sur la rupture diplomatique entre l’émirat du Qatar et l’Union des Comores, à l’initiative de cette dernière.

Lors d’une visite privée à Doha, Me Fahmi Saïd Ibrahim a rencontré certaines autorités politiques de cet émirat, et a insisté sur le caractère impopulaire de la décision prise par Azali Assoumani. Dans une interview avec les médias qataris, il a démontré que le peuple comorien, le parti Juwa et lui-même personnellement désapprouvent la décision du chef de l’État de rompre les relations diplomatiques avec le pays frère du Qatar.
Photo d'archives

Et par son communiqué, le gouvernement crie à la trahison de l’ancien Garde des sceaux. Trahison ! Le mot est fort. Mais depuis quand rendre public son opinion personnelle devient un crime ? Sommes-nous revenus aux temps des dictatures militaires et sanguinaires qui censuraient la presse et menaçaient les opposants à coups de baïonnettes ? Me Fahmi est resté solidaire avec ce gouvernement quand il en faisait partie. Mais aujourd'hui qu’il n’est plus ministre, il livre le fond de sa pensée. On ne peut pas lui opposer la solidarité gouvernementale, chère au régime parlementaire ou semi-parlementaire. 
En homme politique libre et responsable, il prend position publiquement sur un sujet aussi important que nos relations avec nos frères arabes. Il a suivi la voie tracée par d’autres ministres avant lui, Jean-Pierre Chevènement lors de la première crise du Golfe, Arnaud Montebourg sur la ligne économique du gouvernement d'Emmanuel Valls et Christine Taubira sur la déchéance de la nationalité aux binationaux français. Dès lors qu'un ministre ne fait plus partie du gouvernement, il est alors libre de critiquer l’action de ce dernier, même si cette action a été initiée alors qu’il était encore en charge.

Pour finir, Azali et son gouvernement devront remercier Fahmi et son initiative, car cela va beaucoup contribuer à rétablir dans le futur nos relations avec le Qatar. Voulant satisfaire les désidératas de l’ambassadeur saoudien aux Comores, Azali renoue avec ses anciennes pratiques, en agissant encore une fois contre les intérêts de son propre pays. Cette fois-ci, il ne s’est pas réfugié à l’ambassade de France aux Comores, mais il a livré la diplomatie comorienne aux mains des saoudiens. Alors, qui se moque de qui ? Qui est le traître ? Et son gouvernement ose aujourd'hui, dans ce communiqué, nous parler d’une soi-disante “politique d’apaisement” sur laquelle son action s’inscrit en souhaitant la fin de la crise entre les deux pays frères. 

Comment peut-on parler de politique d’apaisement lorsqu'on décide de rompre les relations diplomatiques avec un des deux pays en conflit? S’il avait adopté une politique d’apaisement, le gouvernement comorien aurait dû faire ce que d’autres pays arabes comme le Koweït, l’Oman, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Turquie et d’autres pays arabo-musulmans ont fait, en refusant de suivre à l’aveuglette les ordres de Riyad et en appelant à la réconciliation entre les deux pays frères, comme le veut la solidarité arabe et la fraternité entre les peuples de tradition musulmane.
La peur a changé de camp. Azali et ses amis doivent comprendre que ce pays nous appartient à nous tous. Il doit se rappeler que, mis à part la polémique légitime née de la contestation des dernières élections présidentielles, il a été élu, aux primaires, avec presque le même nombre de voix que Me Fahmi. Ce dernier est donc en droit de prendre position publique sur les grands sujets préoccupant la Nation. Des députés français se sont rendus en Syrie en signe de soutien au régime de Bachar alors que leur pays fait la guerre aux alaouites. Quelle autorité française a-t-elle parlé de trahison ? Le Qatar est un pays arabe frère et les Comores ne sont pas en guerre avec ce pays-là. Donc, il n’y a aucune raison pour que Fahmi ne fasse ce qu’il a fait. Et il aura toujours notre soutien. © Abdoulbastoi Moudjahidi - Titre©La rédaction
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