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© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)- Des voix s'élèvent pour nous fermer la bouche et nous empêcher de dire la vérité au moment où l'on prépare des jours encore pires que ceux qu'Anjouan connaît déjà sous le concasseur d'Azali.

Mais personne ne pourra nous arrêter et la vérité ira hanter ceux qui nous ont écrasés, nous écrasent aujourd'hui et tous les mendiants et béni-oui-oui qui cherchent à se faire une petite place au soleil.

L'une des vérités à rétablir est celle de l'histoire : en effet comment marcher vers l'avenir, si l'on ne sait pas où est le passé et ce qu'il est vraiment ?
Il faut arrêter de jouer à l'aveugle ou de faire preuve d'aveuglément et de servir la chanson de la nation unique et de l'histoire unique pour mieux écraser les différences.
 
C'est ce révisionnisme de l'histoire qui domine les tenants des assises dites « nationales » au nom de théories unionistes bien pensantes.


La vérité est que l'État actuel des  Comores est une création de la puissance coloniale, comme tant d'autres cas en Afrique et en Asie et que l'unité de la nation dite « comorienne » est à construire : elle a été proclamée le 6 juillet 1975 mais on ne peut pas dire que les 42 années d'indépendance ont permis de l'édifier.


Voilà les questions essentielles qui devraient faire l'objet de la réflexion générale et qui permettraient de comprendre les raisons de la sécession de Mayotte, les tentatives de sécession de Mohéli et le mouvement révolutionnaire d'Anjouan de 1997, afin de tenter de trouver des vraies solutions de développement et de progrès multilatéral.


Nous affirmons sans ambages qu'avant l'installation coloniale, cohabitaient deux États dans l'archipel : l'État de « Komor » partagé souvent en plusieurs micro-États, et l'État d'Anjouan, sous la forme d'un sultanat unifié regroupant les îles d'Anjouan (Ndzuwani), de Mayotte (Maore) et de Mohéli(Mwali), jusqu'à l'installation des usurpateurs Andriantsoly à Mayotte et Ramanétaka à Mohéli, à cause de la bienveillance des sultans d'Anjouan.

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Le pouvoir n'étant pas unique, la puissance coloniale a dû négocier et imposer le protectorat île par île et à des dates différentes, à la fin du XIXème siècle, aux sultans en place et l'histoire a révélé que le sultan d'Anjouan Sa Majesté Abdallah III, autrement appelé Mawulana ou Mawana Abdallah ibn Salim II, décédé le 3 février 1892n'a jamais avalisé par sa signature personnelle, l'installation du protectorat à Anjouan (Aucun traité ne l'atteste).


De sa base de Mayotte, la France a d'abord établi la colonie de Mayotte et dépendances avant de les rattacher à Madagascar, sous l’appellation «  Madagascar et dépendances » et il a fallu la loi cadre de Defferre de 1956, pour qu'il soit pour la 1ère fois question de « Territoire des Comores ».


Mais, depuis cette époque jusqu'aujourd'hui, chaque île a pratiquement gardé intactes et inchangées ses spécificités et aucune politique réfléchie et rationnelle n'a pris le parti de construire le vivre ensemble d'une nouvelle nation ; les seuls éléments positifs dans ce sens étant le collège unique de Moroni et le brassage dans l'administration à Dzaoudzi puis à Moroni.


Aujourd'hui, chacun se sent d'abord de son île, que ce soit de Ndzuwani, Mwali ou Ngazidja et cela pas seulement à cause de l'insularité. Mais aussi et surtout à cause de politiques imbécilesde centralisation excessive et de régionalisme qui ne cherchent qu'à satisfaire la cupidité des politiciens.


C'est le cas de la politique prônée et impulsée par Azali :


– En quoi Azali renforce-t-il le sentiment d'appartenance à une même nation en permettant le pèlerinage de « 700 Grand-comoriens » contre « 75 Anjouanais » et « 75 Mohéliens » ?

– En quoi renforce-t-il l'idée d'une nation unique en attribuant 4moteurs pourris à Anjouan dont 2 seulement arrivés sur place et en attribuant 11à la Grande Comore ?
– En quoi renforce-t-il l'unité, en prévoyant tous les projets d'envergure à la Grande-Comore : Nouveau grand hôpital, nouvel aéroport international, nouveau port, centrale de fuel lourd, usines thermiques, forages d'eaustade olympique  etc. etc., alors qu'à Anjouan, le seul projet structurant, celui de l'hydro-électricité, est jeté aux oubliettes ?
– Comment donner un sentiment d'unité quand l'Anjouanais est contraint à un véritable périple et un parcours de combattant à Moroni, pour la moindre démarche administrative ?
– Comment convaincre de l'unicité d'un pays quand une partie de ses populations qui le fuit à cause de ses conditions désastreuses, est quasiment décimée par des décennies durant, par un exode meurtrier, sans que cela n'émeuve les dirigeants ni n'infléchisse aucunement la politique dite nationale.
– Enfin, comment accepter qu'une partie du pays en l’occurrence, Anjouan soit si pauvre qu'elle contribue pour environ 9% du budget de l'état contre 90% pour Ngazidja, alors qu'en termes de populations, le rapport n'est que de 1,20 en faveur de Ngazidja ?


Que ces Assises dites « nationales » saisissent bien l'enjeu du devenir de ce pays : ou bien elles se penchent vraiment sur les vrais problèmes qui ont généré et génèrent quotidiennement le séparatisme afin de construire une nation plurielle et équilibrée, riche de ses différentes composantes, ou l'on s'entête dans les mêmes politiques révisionnistes et chauvines, en poussant des cris d’orfraie contre le séparatisme, jusqu'à la destruction finale de ce pays.


Qui Azali croit-il mystifier en disant à Pangahari-Mutsamudu que Ngazidja avait choisi Ahmed Abdallah comme père de l'indépendance à la place de tant de candidats potentiels de Ngazidja, pour montrer qu'ils n'étaient pas opposés à Anjouan et aux Anjouanais ?

Ce qu'il a oublié d'ajouter c'est ce qui ne s'était jamais encore produit dans l'histoire moderne d’aucun pays : un coup d'État mené par un politicien de Ngazidja le dictateur sanguinaire Ali Soilihi, moins d'un mois après la proclamation d'indépendance pour déloger justement cet Anjouanais et ouvrir la porte grande ouverte au mercenariat dans le pays.


Sans oublier les multiples débarquements dévastateurs de l'armée qui ont fini par convaincre même les sceptiques Anjouanais qu'Anjouan était bien considérée comme une terre étrangère...Et cela c'est encore l'histoire qu'il ne faut pas oublier.

Vive l’Union des États des Comores et la souveraineté reconnue à chaque île !

La voix des Anjouanais en colère
Anli Yachourtu JAFFAR



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