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AHMED WADAANE MAHAMOUD ENGAGÉ TRÈS TÔT EN POLITIQUE

Une tête politique d’espérance avance à pas cadencés. L’année 2018 bientôt et Ahmed Wadaane Mahamoud va avoir 60 ans, âge réel, puisqu’il est né en 1958.

Ahmed Wadaane Mahamoud fait figure de jeune engagé très tôt en politique. Dès l’âge de 12 ans, en 1970, Wadaane fait les louanges de l’Union Démocratique des Comores (UDC) appelée « les verts », en qualité de chanteur et il est parmi les « jeunes pousses vertes » au sein de l’association musicale IHWANI SWAFA de Mbeni; une association qui fait la propagande du Parti UDC comme ASMUMO à Moroni. Dans les villes et villages, plusieurs associations musicales servaient, à partir de 1970, de courroie de transmission de la propagande des différents partis politiques. 

En 1973, Ahmed Wadaane Mahamoud a 15 ans à peine, lorsque le Président Ahmed Abdallah Abderemane et les membres de son Gouvernement arrivent à Mbeni pour poser la première pierre de construction de l’hôpital régional. A la tribune d’accueil solennel des officiels, Mohamed Nassur Mohamed Lalé et Wadaane font vibrer les cœurs de la population de Hamahamet et des invités présents à cette cérémonie, en chantant tous les deux « UHURU WOTSI HARAMU » qui signifie « l’indépendance n’est pas un pêché ». Une chanson politique avec des mots très forts et explicites sur le plan politique, au point que Mohamed Taki Abdoulkarim, jadis Ministre de l’Equipement, de l’Aménagement et des Travaux publics, exigea la modification de quelques versets :

« FARUDHWI RITRE ZE DAMU RIDJI TOWE URUMWANI » qui veut dire « Obligation pour nous tous de verser notre sang pour sortir du joug colonial ». Mohamed Taki considère que ce sont des « phrases fortes à connotation révolutionnaire ». 
L’idée de « verser le sang pour l’indépendance » heurte la sensibilité et choque l’esprit de Taki. Et il réunit à Mbeni, chez sa cousine, épouse d’Issihaka Mrédaada, les principaux jeunes animateurs de l’Association IHWANI SWAFA, afin de leur soumettre une modification de la phrase dite «révolutionnaire » précitée par une autre que voici : « FARUDHWI YA MWANA DAMU YADJI TOOWE URUMWANI ». Le sens est, cette fois-ci, « obligation pour tout être humain de sortir du joug colonial » Nuance selon Mohamed Taki. Ahmed Wadaane Mahamoud continue à sillonner les villes et villages de la Grande Comore en chantant. 

Et durant les années 1974-1975, les deux jeunes Abdoulkader Hamissi et Aboubacar Cheikh de Moroni réussissent à encadrer Wadaane au sein de l’UFAD (Union fraternelle de l’art dramatique) devenue peu après UFAC (Union fraternelle de l’art comorien) avec des idées nouvelles d’intégration des masses populaires, ouvrières et paysannes. 

En 1976, Ahmed Wadaane Mahamoud débarque en France où il intègre aussitôt l’Association des Stagiaires et Etudiants des Comores (ASEC). La famille qui l’accueille à Lyon s’oppose de manière farouche et catégorique au militantisme de Wadaane dans l’ASEC. 

Entre vivre à Lyon avec sa sœur et son beau-frère et ne pas militer du tout, Wadaane choisit de rompre les familiaux et de s’installer à Marseille où il poursuit son combat politique de « jeunes pousses rouges », selon l’expression des révolutionnaires regroupés au sein de l’ASEC. Sous l’encadrement idéologique de Said Ahmed Said Mohamed Jaffar dit GUIGUI, au sein de la « vaillante section d’Aix-Marseille », ainsi baptisée par de la direction centrale de l’ASEC, Ahmed Wadaane Mahamoud assimile très vite les idées révolutionnaires et il est inscrit au fichier des jeunes à transformer en militant marxiste ou marxiste-léniniste (ML). 

Ahmed Wadaane Mahamoud fait briller dès 1976 ses convictions politiques par ses nombreuses chansons enregistrées dont la plus célèbre est « NAZI TSO HUNDRA ADUYI YEZA DJIRIYA YE KOMOR » qui signifie : « Que le mal qui s’abatte sur les Comores se répercute sur l’ennemi ! ». Chanteur principal de l’ASEC, Wadaane garde des souvenirs mémorables de cette association, pépinière de cadres ayant épousé la théorie révolutionnaire et communiste de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao considérés comme les cinq éducateurs du Prolétariat international. 

Au terme de ses études supérieures de journalisme et de sciences politiques à Paris, Ahmed Wadaane Mahamoud nous fait découvrir une autre passion d’écriture et il publie en France 5 livres qui retracent l’histoire politique mouvementée des Comores: « Mayotte le contentieux entre la France et les Comores ; Autopsie des Comores, Coups d’Etat Mercenaires Assassinats ; Refonder les Comores ; Scandales politiques en série, la France m’a déporté ; une vérité cachée d’un crash, tout est noir avec les boîtes noires ».

Ce sont des essais politiques dont les titres évocateurs nous font vivre une préoccupation de lutte perpétuelle. Et quelque temps après, il est hissé au rang de diplomate, en qualité d’abord de Conseiller culturel et ensuite de Premier Conseiller de l’Ambassade des Comores à Paris. En France, Ahmed Wadaane Mahamoud édite un journal « Les Communes » qui est le canal par lequel il fait véhiculer sa vision politique de l’Etat constitué, selon lui, d’une base à savoir les villes et villages organisés qui doivent servir de tremplin institutionnel pour le développement. 

Après quelques années d’enseignement du français à l’Institut International de Langues étrangères à Washington (USA) et d’encadrement du personnel de la société BEKO à Cotonou (Bénin), Ahmed Wadaane Mahamoud décide de regagner son pays natal avec en tête l’idée de « changer de vision, changer de cap, changer de pratique ». Belle aventure politique et jolie devise à connotation toujours révolutionnaire incarnée par RIFAID Comores, « Les Réformateurs des îles face aux Impératifs du Développement », ce nouveau parti politique dont il est l’initiateur avec conviction ainsi affichée : « il n’est pas facile de changer les mentalités, Mais c’est possible ! ». 

Arrivé en queue de peloton parmi les vingt-cinq candidats à l’élection présidentielle de 2016 avec 429 voix, Ahmed Wadaane Mahamoud se montre serein et déterminé à poursuivre son combat politique, car d’après lui, « cette élection était un galop d’essai qui consistait à se faire connaître auprès de la population, afin de mieux lancer la dynamique d’organisation des forces de la deuxième révolution comorienne qui semble proche et inévitable ».

D’où le choix tactique de Wadaane de se mettre en opposition au pouvoir actuel. Et il organise son premier meeting politique au foyer des femmes de Moroni, le samedi 25 févier 2017, pour faire une analyse qui porte sur les actes de la Gouvernance du Président Azali Assoumani, depuis le 26 mai 2016. 

Le deuxième meeting, prévu de se tenir au Foyer des Femmes Banatil Djuzur de Mbeni, est interdit par le Préfet du Nord-Est. Mais par sa ténacité et sa bravoure, Ahmed Wadaane Mahamoud tient son meeting au domicile familial, le dimanche 13 août 2017. 

Ahmed Wadaane Mahamoud, un orateur capable de galvaniser, de haranguer et de séduire les foules, se pointe sur la scène politique des Comores et c’est ce qui ressort aussi de ses petites réunions publiques à Moroni ; partout où Wadaane rencontre un groupe de gens, il s’arrête et parle avec aisance, « des jeunes licenciés, de l’asphyxie des Fonctionnaires ». Et il décortique les conséquences politiques, économiques et sociales de la gestion de l’Etat mêlée de mépris des institutions et des règles édictées par les Lois ». Ce sont donc, pour lui, des occasions de se rapprocher des gens pour affirmer un « NON à la pratique gouvernementale qui bloque l’avenir des Comores ». 
Ahmed Wadaane Mahamoud croit dur comme fer que « Président Azali et ses Ministres à la tête de l’Etat vacillent entre arguments et subterfuges pour procéder à une augmentation de leurs propres salaires et indemnités et s’éterniser au pouvoir ». 

Plusieurs propositions sont avancées avec ténacité par Ahmed Wadaane Mahamoud qui prône ardemment de « véritables réformes des institutions pour faire décoller les Comores, en lançant une véritable politique de développement axée sur l’agriculture intensive pour une autosuffisance alimentaire et le renforcement de l’esprit compétitif des Comoriens en réorganisant les Communes ».

Ahmed Wadaane Mahamoud dit haut et fort que, « face à un peuple affamé, qui a du mal à joindre les deux bouts à cause de la hausse des prix des produits de consommation courante, l’émergence, version Azali, sonne comme arrogance d’un pouvoir qui manipule le peuple pour mieux détourner l’argent public et s’enrichir ». La bataille est ainsi lancée.
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