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Nous avons tenu à redresser la barre par rapport à l'article intitulé « portait public du colonel BACAR », qui aurait pu servir de repère pour ceux qui s' intéressent à l'île d'Anjouan et à son histoire récente, s’il n'était émaillé de bien d'incorrections et des omissions qui font qu'en l'espèce il ne sert pas en toute objectivité la vérité. 

1. Par rapport aux données d'ordre général 

Le président Mohamed BACAR, contrairement à ce qui est affirmé, n’est pas le cadet de la famille BACAR.

Il est effectivement natif de la ville de BARAKANI, cité à part entière comme il y en a des dizaines à Anjouan, située à plus de 6 km de la capitale Mutsamudu et qui ne peut donc en être un faubourg au vue de la taille de l’île (40 km de long sur 20 km de large).

Et ce n'est pas « naturellement », parce que son père était gendarme, qu'il a intégré l'armée, mais en se présentant, comme plusieurs de ses camarades bacheliers de l'époque, à un concours pour entrer à l'école navale de Brest en France en 1985, il fut le seul admis et entreprend ainsi sa formation puis sa carrière d'officier. 

2. De son entrée dans la vie politique 

En 2001, le 17 février est signé à Fomboni un accord de réconciliation nationale mettant fin à la sécession d'Anjouan et qui ouvrait une période transitoire devant mener à la mise en place du nouvel ensemble comorien.

Le lieutenant-colonel ABEID, qui nous le rappelons, n’a pas été élu contrairement à ce qui est affirmé dans ledit article, mais a été désigné par consensus en juin 1999 par des délégués des 5 régions de l'île réunis en congrès à Patsy pour en être le leader, dirige effectivement Anjouan à l'époque. 

Le 9 août 2001, sur fond de revendications sociales, un groupe de sous officiers conduit une mutinerie qui aboutit à la chute de monsieur Abeid et met à la tête de l'île un triumvirat de 3 officiers : les commandants HALIDY, TOILIHAT et BACAR pour gouverner collégialement.

En septembre les mêmes sous officiers dissolvent l'autorité collégiale et désigne le commandant BACAR chef de l'autorité de l'île. 

Le 23 décembre 2001 est adoptée la première constitution consensuelle donnant naissance à l’Union des Comores et le 31 mars 2002. BACAR promu colonel par une résolution populaire 2 mois plutôt, est élu président de l'île autonome d'Anjouan dès le premier tour avec plus de 70 % des suffrages face à 6 challengers, dans un scrutin sous haute surveillance de la communauté internationale et dont le résultat n'a fait l'objet d'aucune contestation comme ça a été affirmé. 

3. De la crise ouverte avec Sambi

Le 2 mai 2007, le président BACAR ne s'est pas emparé militairement de l'île d'Anjouan à la manière du rebelle qui s’empare d’une partie du territoire ou du dictateur craignant d’affronter le suffrage universelle qui s’autoproclame par la force. Non les faits sont tout autres et il convient de remettre les choses dans leur contexte. BACAR n’a fait que répliquer à un complot mûrement orchestré par Sambi et qui visait à l’écarter de la scène politique par tous les moyens et s' emparer de l'île d'Anjouan pour en faire un tête de pont pour mieux implanter le chiisme dans l'archipel. 

La phase 1 de ce plan a été d'essayer de rallier BACAR et les siens à « la cause », qui a été entreprise dès l'accession de Sambi au pouvoir en mai 2006 et qui ira jusqu'à la fin de l'année où Sambi se rend compte que BACAR ne lâchera rien sur le respect des textes et notamment l'organisation des présidentielles des îles en 2007 dans les normes. Chose que Sambi n'en voulait pas privilégiant plutôt un scénario à la Staline où les candidats de son choix seraient assurés de la victoire avant le scrutin. 

La phase 2 : pressé de toutes parts et particulièrement par la communauté internationale d’organiser les élections dont il pressent d'avance une déroute de son camp à Anjouan face à un président BACAR sortant fort d'une popularité au top niveau , Sambi introduit une requête auprès de la cour constitutionnelle pour demander que tout président en exercice qui souhaite concourir à sa propre succession doit démissionner au moins 3 mois avant le début de la campagne électorale, requête rejetée par la cour qui lui signifie qu'on ne peut obliger un élu à démissionner avant la fin de son mandat.

La phase 3 : Sambi ne désarme pas et au lieu de convoquer le collège électoral dans les délais pour qu'à la date du 14 avril 2007 le vainqueur puisse prêter serment, il attend jusqu'à dépassement de cette date et déclare qu'il y a vacance de pouvoir et là encore au lieu de se référer à la constitution de l'île autonome d’Anjouan pour gérer cette « vacance » il y passe outre.

Le 01 mai 2007 il déclare dans un long discours avoir destitué le président BACAR et nommé un de ses fidèles Kaambi Houmadi pour diriger l'île, l'opération « NASRALLAH » est ainsi déclenchée qui devait se conclure dans les 48 heures par l’élimination physique du président BACAR et de ses principaux collaborateurs et la main mise effective sur Anjouan, mais c’était sans compter avec le sang froid et la détermination du président BACAR et de ses vaillants guerriers de la FGA qui, renseignés en temps réel sur les intentions de Sambi et l'évolution de son plan, et fidèles à la devise « la meilleur défense c’est l’attaque » lancent une contre opération éclair en milieu d'après midi du 2 mai et reprennent le contrôle total de la situation en fin de journée. 

4. Du départ du président BACAR d'Anjouan 

Affaibli par ce revers , Sambi consent à organiser les élections qui ,selon un protocole d’accord signé le 9 mai 2007, devraient se tenir le 10 juin pour le premier tour, mais arrivé au 7 juin ,devant l'évidence d’une victoire éclatante du candidat BACAR qui s’annonçait, le même Sambi reporte sans concertation avec personne le scrutin uniquement à Anjouan contrairement à l'article 88 du code électoral qui stipulait que les élections devraient avoir lieu le même jour sur les 3 îles. La suite c'est la crise qui a conduit au débarquement du 25 mars 2008. Le président BACAR qui ne tenait pas à affronter des troupes sous couvert de l'Union africaine quitte Anjouan en direction de Mayotte puis de La Réunion.

Sambi qui ne désespère toujours pas de le neutraliser formule une demande d'extradition pour « meurtres, viols, enlèvements, séquestrations, rébellion, détournements de fonds publics ».

Le 5 juin 2008 devant la chambre d'instructions de la cour d'appel de Saint-Denis chargée d'émettre un avis, le procureur général déclarera : « IL n’y a pas le début de commencement d'une preuve dans ce dossier » fin de citation .
Le 24 juin la cour émet un avis défavorable et Sambi se voit débouté dans sa demande qui est alors rejetée par les autorités françaises. 

Nous tenons à préciser que pendant toute la durée de la présidence BACAR de 2001 à mars 2008, et contrairement à ce que nous avons pu lire, il n'y a eu aucune exécution, judiciaire ou extrajudiciaire, et les assises qui se profilent sont l'occasion idéale pour tous ceux qui prétendent le contraire de venir avec leurs cercueils et l'identité des occupants. 

La coordination du parti RENIC
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