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En conférence de presse samedi passé à l'hôtel Le Retaj, le parti Mohamed Ali Soilihi ex-eternel argentier de l'Etat demande du régime en place une transparence dans la gouvernance. Le projet d'émergence a été au centre du viseur de ce principal parti de l'opposition.

Le contrepouvoir veut participer au débat démocratique selon les propres termes de son secrétaire général, seul intervenant du point de presse, et pour qui un parti « doit être capable de faire une production intellectuelle, élaborer un vrai projet de société à la hauteur des attentes du pays », reprenant cette citation de Chateaubriand: pour être l'homme de son pays, il faut être l'homme de son temps.
Photo d'archives - coalition autour de
 Mamadou pour la présidentielle 2016

Action gouvernementale. L'Updc, sans surprise, estime que la nouvelle équipe au pouvoir conduit le pays dans une destination inconnue. « Le président de la République, encore moins ses collaborateurs, ne seraient capables de nous dire où ils nous mènent. Le peuple a le droit de connaître sa destination », tonne Youssouf Boina, arguant que ce devoir de redevabilité est « la première » des choses. 

Selon ce parti qui s'exprime pour la première cette année (la dernière fois remonte au 20 décembre 2016, lire notre édition du 21), trouve que le régime d'Azali comprend mal le concept de l' « émergence ». Après avoir donné sa définition du terme comme pays dotés d'une « croissance économique rapide et un niveau de vie proche de ceux des pays développés, et ayant des structures économiques susceptibles d'assurer une autarcie en cas de crise comme celle de 2008 », Youssouf Boina conclut que l'archipel est dans son état embryonnaire comparé aux pays dits émergents comme le Bresil et Afrique du Sud, pour ne citer que ceux-là.

« Nous sommes au pied du club des pays les moins avancés (PMA). Même nos besoins primaires (santé, éducation, alimentation) nous n'arrivons pas à les assurer. Après 40 ans d'indépendance nous n'avons même pas une autosuffisance alimentaire. Notre taux de scolarisation est des plus bas. Alors que ceux là font parti des indices », a-t-il poursuivi, avant de déduire que le projet de l'émergence d'ici l'horizon 2030 « n'est pas réaliste ».

L'Updc a appris de la rue que le président de la République aurait l'intention de faire une révision de la constitution et que la tournante pourrait être remise en cause. Ce parti politique retenu dans le sextuor reconnu par la loi sent que cette initiative constitue une menace à l'unité nationale « retrouvée il y a à peine 10 ans ». Ses leaders appellent donc le président de la République « à réfléchir murement ».« Nous, nous estimons qu'on peut maintenir cette tournante de façon tempéré avec injection de régime parlementaire », suggère l'Updc qui se veut un « laboratoire d'idées ». 

Pour développer le pays, et atteindre les objectifs de l'émergence, poursuit le secrétaire général, le pays doit reformer son système de gouvernance. « C'est le b-a-ba de l'émergence », est-il persuadé, louant au passage les reformes engagées à la douane et à l'administration générale des impôts et domaine (AGID).



S'agissant de l'électricité, l'Updc qui reconnait les efforts de la fourniture régulière montre, en revanche, des réserves. « A-t-on pensé à sa durabilité ? Quelles sont les garanties ? », s'interrogent ceux qui se disent « soucieux » de la manière opaque dont est mené ce dossier sur l'énergie.

« Les anciens dirigeants avaient obtenu des accords et promesses pour une centrale à fuel lourd (à Ngazidja). A Anjouan, il était question de l'énergie hydraulique. Mais malheureusement on n'entend plus parler de cela aujourd'hui », s'emporte Youssouf Boina qui demande des explications à ce gouvernement qui mène une « gestion d'épicerie ». « Le gouvernement doit faire preuve de transparence dans la gouvernance », réitère le parti de l'ancien argentier de l'Etat.
Parmi les plusieurs points abordés, le cas de Telma. L'Updc appelle le gouvernement à « réduire les contraintes et sauter les verrous » imposés au nouvel opérateur de Tic sous peine, préviennent-ils, de dissuader les investisseurs. S'agissant de l'éducation, l'Updc condamne la nonchalance des autorités publiques qui n'arrivent pas à trouver une solution à la grève en cours.

Toufé Maecha, La Gazette des Comores
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