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Le gouvernement Azali a un an. 365 jours qui nous permettent de juger les capacités managériales à la tête de la maison Comores, qui, depuis 41 ans, cherche sa voie sur le sentier tortueux de la démocratie et du développement. ''L'émergence ''promis et chanté à longueur de journée par nos ministres est un mystère, un concept venu d'ailleurs, vendu sans la notice.
Azali lors du pose de la première pierre de l'école professionnelle
et technique des Comores à Mohéli - mai 2017 ©B.S

Que restera t-il dans la mémoire collective de nos citoyens sur les plans économiques politiques et sociales d'un an? Je crois que les faits parlent d'eux mêmes: ORTC la voix de son maître nous annonce que nos ministres viendront nous faire le bilan de cette première année Azali. C'est suspect. ''Tant que les lions n'auront plus leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur''. Donc nous ne verront personne de l'autre camp venir expliquer sur le plan économique, politique et social ce qui a changé en un an et qui laisse globalement les comoriens sur leur faim, au sens propre comme au sens figuré.

Au plan politique

Au plan politique, aucun effort de l'exécutif n'a été entrepris pour corriger les erreurs du passé. La France continue d'occuper une partie de notre territoire et nous continuons à lui réserver une place honorable dans les trois îles soit-disant libres. Au rythme où vont les choses notre population disparaîtra dans nos eaux territoriales sans qu'aucun homme politique ne s'inclinera devant ces morts quotidiennes.
L'assemblée nationale, deuxième pouvoir de nos institutions n'a pas son lustre d'antan. Nos députés ont transformé le perchoir en ring de boxe. Que dire de la cour constitutionnelle garante de la bonne marche et du respect de nos lois et qui se trouve aujourd'hui dénoncée par les siens comme partiale, corrompue et qui ne lit pas la loi mais ''selon que vous serrez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. '' Depuis mai 2016 à ce jour, nous cherchons le cap, la philosophie, le projet de société de la politique d'Azali en vain. D'ailleurs le candidat Azali s'était engagé à organiser des assises nationales souhaitées par tous les comoriens le bilan de la tournante et des 41 années d'indépendance pour amener les prochains gouvernants à mieux se consacrer à la tâche républicaine pour laquelle ils sont élus, et cette promesse non tenue, les comoriens ont eu droit à un séminaire parlementaire régional à Moroni. Cette grande insuffisance pourrait nuire à la démocratie comorienne.

La classe politique attentiste

l'UPDC ,depuis le départ d'Ikililou de Beit Salam, se fait désirer sur la scène politique. Est ce que parce qu'il n'aura pas d'élections avant 5 ans? Sinon à quand la fin de l'état de grâce pour le président Azali? Quand on sait que le rôle primordial des partis est l'animation de la vie politique, et qu'après un an c'est silence radio. Nous avons le droit de se demander où sont passés les partis politiques?Cherchent ils à négocier des ralliements, pourquoi tardent – ils à faire connaître leur position? Il y a lieu de s'inquiéter pour l'avenir de la démocratie comorienne.

Les échecs



Dès son retour à Béit Salam, on avait cru que le président Azali connaisseur de la maison avait un programme qu'il allait mettre en application au nom de sa philosophie d'émergence. Non !Il glisse tôt à l'anti -Sambi -Ikililou. Les autres n'ont rien fait, lui c'est l'université, c'est l'électricité, le voyage à la Mecque,avant lui c'était le désert après lui ce sera le déluge. Monsieur le président a oublié que son université forme des chômeurs,son électricité ne bénéficie pas à l'unanimité des comoriens et c'est pourquoi la société est déficitaire. Il y a combien de comoriens partis dans les lieux saints sur une population de presque un million. Pour une politique de progrès on ne parle que ce qui n'a pas marché pour mieux changer les choses.

Les douze premiers mois d'Azali sont marqués par une montée en flèche de la radiation de millier jeunes de la fonction publique et du retour des vieux escrocs dans les sociétés d'état et l'administration publiques. Aussi le recul des libertés fondamentales a jeté un péril sur l'expérience démocratique comorienne, on officialise 6 partis politiques qui font en réalité qu'un seul et même parti. L'UPDC est né du BAOBAB qui a enfanté le JUWA, l'ORANGE, le RDC et enfin le CRC et le RADHI sont deux jumeaux qui ont soutenu l'UPDC. Je ne sais pas si vous avez compris quelque chose moi non plus. Il y a aussi la fermeture d'organe de presse, menaces des blogueurs, ORTC, dans ses émissions, Félix, Hachim n'invitent que les ministres etc. En somme le bilan politique rime avec échecs et reculs, même s'il y a quelques motifs de satisfaction.

S'il y a une chose qui intrigue particulièrement la population depuis le 26 mai 2016 c'est bien les grosses salaires du président et ces ministres et l'impunité des détournements des deniers publics, le peuple aimerait savoir où sont passés les millions de la citoyenneté économique et les milliards de la fondation Fatima?Monsieur le président vous gagnez à vous seul 12 000 000fc, c'est à dire 480 mois d'un un instituteur qui touche 25 000 fc, à savoir 40 ans, les mauvaises langues disent que vous cumulez la retraite militaire et d'ancien chef d'état,c'est honteux monsieur. 
A ce jour le gouvernement n'a su chercher les vrais remèdes à ces différents problèmes de l'éducation, de la justice, de l'emploi, des morts quotidiennes dans le bras de mer entre Anjouan et Mayotte, qui aggravent de jour en jour la fracture sociale et que notre président sait qu'il ne lui reste que 4 ans.Autant d'éléments qui font dire aux comoriens que depuis 2016, Azali s'est beaucoup plus contenté de promesses, d'inaugurer les centrales thermiques pour montrer qu'il travaille alors qu'il ne fait que boucher des trous laissés par ses amis. Vivement que l'an 2 ne chante pas IYARA BO IYARA YISHO SHAHE MBWANA NE UTSUDJUWA IYARA NAKAYE HODINGONI. Alors monsieur le directeur de l'ORTC invite nous aussi pour faire le bilan d'un an d'Azali. Nous avons beaucoup à dire, cette télévision n'est pas ta chose, nous payons.

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