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La crise à l’Assemblée de l’Union se poursuit. Depuis l’ouverture de la session ordinaire le 8 avril dernier, les travaux de l’Assemblée sont suspendus. Cette crise a l’assemble nous rappelle celle qui a sévi dans cette même institution en 2012.
Discussion entre le ministre de l'intérieur et députés Juwa ©HZK
Le 6 avril 2012, la session ordinaire de l’Assemblée de l’Union a été ouverte aussi le sur fond de crise. En effet, le 23 mars 2012, une pétition avait été signée par l’ensemble des députés pour réclamer la démission du Président de l’Assemblée de l’Union de l’époque, Bourhane Hamidou. Les députés reprochaient à leur président une « gestion opaque et une violation du règlement intérieur de l'Assemblée ». Le Président de l’Assemblée avait répliqué en accusant les députés frondeurs d’avoir bafoué l’honneur du pays et transgressé la constitution. Lors d’une cérémonie publique organisée au Palais du peuple le samedi 31 mars dernier, il avait accusé les députés de « semer les germes d'une déstabilisation de l'Etat ».

Cette crise interne de l’Assemblée, déballée en public à coup de banderoles, de conférence de presse et de réunions de « soutien » au Président de l’Assemblée, avait discrédité cette haute institution. Les accusations de malversation financière portées à l’encontre des élus par le Président de l’Assemblée n’honoraient pas cette assemblée qui devrait être absoute de tout soupçon de corruption.

En s’accrochant au perchoir jusqu' à la fin de son mandat, le Président de l’Assemblée de l’époque, désavoué par ses pairs, n’avait pas rendu un grand service à l’institution qu’il présidait. Certes l’article 20 de la constitution de l'Union auquel le Président de l’Assemblée de l’Union se réfère dispose que « le Président de l’Assemblée de l’Union est élu pour la durée de la législature », mais rien n’interdit à ce qu’il démissionne de son poste. Des cas similaires se sont présentés dans d’autres assemblées en Afrique. Ainsi en République Démocratique du Congo, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a été contrait de déposer sa démission en mars 2009, après avoir été désavoué par sa famille politique. L’actuel Président élu du Sénégal, Macky Sall a été contraint à la démission en novembre 2008 après avoir été désavoué par sa famille politique, le Parti démocratique sénégalais (PDS). Ainsi, les arguments juridiques avancés par le Président de l’Assemblée de l’Union pour se maintenir à son poste, ne tenaient pas. Il était désavoué par non seulement sa famille politique, mais par l’ensemble des députés de l'Union. Il a tenu bon et a fini son mandat.

Lors du renouvellement du bureau de l’Assemblée, le 13 avril 2012, les candidats présentés par les députés frondeurs ont tous été élus. Les 3 vice-présidents élus, Djaé Ahamada, Attoumane Allaoui et Ahmed Daroumi, ont rempilé pour un second mandat.Idem pour les questeurs Abdoul Fatah, Mouhtar Elhad, et Abdallah Sarouma qui ont été réélus. Les cinq secrétaires élus sont les députés Soudjay Yassine, Hassane Mouigni, Mohamed Said Houmadi, Nourdine Fadhula et Bianrifi Tarmidi. Le Président de l’Assemblée de l’Union s’est ainsi vu infligé par les députés frondeurs un camouflé.

Pour résoudre ce conflit ouvert à l’Assemblée de l’Union, le Président de l’Union de l’époque, Ikililou Dhoinine entouré des vice-présidents et des Gouverneurs était intervenu personnellement pour résoudre cette crise qui s’est transformée en pugilat entre les élus de la nation par médias interposés. Cette résolution de cette crise parlementaire au forceps avait humilié le Président de l’Assemblée qui a été condamné lors de la séance ordinaire du mois d’avril à ne pas présider les séances plénières au mépris des textes qui régissent cette institution. C’est un vice-président qui était chargé de présider les séances.

5 ans après, l’Assemblée de l’Union revit la même crise avec cette fois ci un « autre » Président de l’Assemblée de l’Union » élu par une majorité de ses pairs. Le nouveau Président de l’Union va-t-il encore siffler la fin de la recréation de nos élus ? Décidemment le ridicule ne tue pas. ©ComoresDroit
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