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Pendant les temps où la culture du paddy était l'activité principale des paysans des plateaux, les séquences culturales étaient d'une rigueur exigeante. On commence par le ndima (labour) avec son fameux pahuwo (repas offert à la fin du travail). On invite la famille et les amis de façon à être nombreux pour finir ce travail en une demie journée. Le challenge consistait à aller au champ tôt le matin pour ne pas rater le plaisir du uswa mani lequel demande que tout le monde soit à la même ligne perpendiculaire du labour. 

Quelques jours après, toute la famille se charge de hupvea ( nettoyage du champ). On fait des tas d'herbes sèches à brûler qu'on appelle mabiyi bourrés de patates douces à griller. Pour profiter de la fraîcheur de la terre nettoyée, on procède au mawala ( semis du paddy testé non pundu/stérile). Cela se fait par mipvaya mbunda (pics en bois) avec ce que Victor Hugo a appelé "le geste auguste du semeur" et tout en chantant. 

Dès que les pousses de paddy sortent de leurs bourgeons, les femmes sèment le trama (maïs) et ntsuzi (ambrivades) et plantent le mhogo ( manioc) et le batse ( patates douces). On envoie les enfants surveiller le champ pour que les oiseaux prédateurs ne déterrent les graines semées: hutrusa magawa. Après le nkwehe ( sarclage) on veille avec attention à la ye mayele yazaya (floraison des épis de paddy) étape qui demande beaucoup plus de vigilance. C'est toute une bataille à livrer aux petits oiseaux mange-mil: mbera suli, mbera Kombo, kararauki

Les enfants doivent rester au Nyunyini pendant trois mois, de l'aube au crépuscule. On leur apprend à vivre en autonomie en reproduisant au champ la vie sociale du village. Ils doivent apprendre à bâtir leur habitat: mavala ya mitsambu, ziraya. La division du travail est également initiée : les garçons chassent les oiseaux en sachant confectionner des pièges: urandzi pour les nkonho, marambo pour les sopve et les kararauke, upvashiliya ure wa mbihiro pour mbera, nyandrenga, nyancendje. Ils doivent savoir forger des armes de chasse: irabwe. Les filles apprennent à faire à manger et à meubler les mavala ya mitsambu. Des événements de sociabilité sont réalisés comme hulolana ( imitation des mariages) et maliho par le nombre d'oiseaux chassés. 

La joie de Nyunyini prend fin lorsque les fossiles coupent les tiges, hutsindza mayele pour les mettre en tas, ilele afin de préparer la fête de moisson, ubiha mayele. Pendant cette fête au champ, les enfants participent au mhonko (poésie chantée) et au repas ( mabiho). On les récompense du bon travail de surveillance qu'ils ont fait en leur distribuant des paniers de paddy avec les quels ils doivent à prendre la gestion des biens acquis. 
©Dini NASSUR
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