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L’actuel président des Comores est déterminé à lutter contre le fatalisme ambiant d’une pauvreté séculaire attribuée à l’archipel et admise par ses prédécesseurs sans tenter de la combattre. Tout leader politique qui prétend rentrer dans l’histoire devra avoir un projet, une vision et un cape, c’est- à dire une boussole à laquelle il veut amener son pays.
Azali et Mamadou

Depuis qu’il est de retour au pouvoir AZALI continue de dire à la cantonade son souhait de voir que les Comores deviendraient d’ici 2030 un pays émergent. Vœu pieux ou souhait qui serait un jour une réalité. Pour réaliser ce souhait, il faudrait des équipes ambitieuses, des élus volontaires et combatifs conscients des enjeux et des défis à relever pour apporter un soutien sans faille au président avec sa majorité, or à la présidence de la République ou dans certains cabinets ministériels se forment des paniers à crabes constitués d’un pléthore des conseillers qui ont des ambitions diverses entourant le président. 

IL faut qu’AZLI soit capable de déjouer les pièges de ceux qui tenteraient dans les divers cabinets ministériels de ralentir la mise en application des mesures présidentielles ou de torpiller toutes les initiatives de redressement, sans oublier les lobby de tout genre , car ce qui ruine tout effort de relance de ce pays est le cancer d’une corruption à toutes les échelles de l’administration publique. Au fil des ans ou de changement de majorité , l’entre- soi est devenu un mode de vie; la corruption un passage obligé le privilège un invariant , l’opacité de tous les dossiers juteux , une règle de fonctionnement.

Ainsi pourrait-on en finir avec le règne des professionnels de la politique à l’image des anciens ministres , vice- présidents du quinquennat d’IKLILOU qui rôdent autour du pouvoir en place pour quémander un poste ministériel ou de direction ? Dans les rangs de l’opposition ,on commence à égrener les noms des personnalités politiques qui défilent à la présidence pour des visites de courtoisie ou de soutien à l’actuel président. En Afrique en général le processus démocratique est récent et rester dans l’opposition pour préparer l’alternance est inimaginable , ceci est possible en occident pas aux Comores ou en Afrique. 

Beaucoup d’hommes politiques comoriens continuent à penser depuis la nuit des temps que la politique est un métier et non un mandat et qu’on peut être à tout moment ministre ,grand directeur de cabinet ou d’une grande entreprise juteuse comme Comore-Télécom, se mettre au service à toutes les alternances et les convictions idéologiques ne sont que des chimères ou des niaiseries et il faut se préparer à toutes les éventualités possibles à pratiquer pour soi la pantalonnade pour survivre. 

Dans les pays de tradition démocratique ancienne, la ligne de démarcation entre majorité présidentielle et l’opposition est nette sur le plan idéologique ,sur les grandes orientations budgétaires et sur la vision de gouvernance .Aux Comores, l’existence d’une vraie opposition crédible ,jouant le rôle d’une force des propositions différente de celle de la majorité présidentielle a du mal à émerger ou à s’affirmer dans le paysage politique comorien; or les réformes annoncées par AZALI devraient bénéficier des soutiens francs et massifs au parlement, mais aussi à des relais dans les services administratifs.

On peut constater que les institutions actuelles basées sur la Tournante fonctionnent sur l’enrichissement personnel de l’élite insulaire qui échoit la Tournante au détriment du redressement du pays. Beaucoup d’analystes politiques ont constaté malheureusement que les tournantes précédentes n’ont pas eu des échos positifs au sein de la population, force est de constater que cette tournante amplifie davantage la corruption en ce sens que chacun se dit : qu’on est là pour cinq ans ,on doit détourner le maximum des deniers publics sans penser à l’image qu’on donne au pays et à la population. 
L’absence des commissions d’évaluation des politiques publiques des tournantes passées rend illisible de ce qui a été fait ou pas dans la lutte contre la pauvreté et les conditions de vie précaires des  trois quart de la population. L’image de l’homme politique se dégrade de plus en plus dans les pays occidentaux et plus pire dans un petit pays comme les Comores. La lutte contre la corruption doit passer par une justice indépendante du pouvoir politique. 

La séparation des pouvoirs préconisée par Montesquieu est inconcevable voire irréalisable dans un pays comme les Comores car les proches du pouvoir d’hier et d’aujourd’hui qui auraient détourné de l’argent public, n’iraient pas en prison, du fait du soutien des autorités du moment qui pourraient intervenir auprès des autorités judiciaires pour que le dossier soit classé sans suite. AZALI doit batailler sur deux fronts : le combat pour le redressement du pays mais aussi la bataille judiciaire contre les délinquants de l’argent public.

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