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Que représente cette date du 25 mars 2008 pour l'immense majorité des anjouanais ? C'est avant tout l’aboutissement, dirions-nous, d'un choc entre deux genres, deux conceptions de l'État et la façon de l'administrer :

➢ La conception d'un modèle républicain fondé surl’application des textes juridiques, et en l'occurrence pour notre pays l'accord cadre de Fomboni du 27 février 2001 (la référence) et la constitution et les lois y inhérentes, et leur respect par tous y compris les gouvernants : c'est la conception défendue par le Président Mohamed BACAR 

➢ La conception d'un modèle de type monarchie absolue où le souverain (roi, empereur, guide…)édicte lui-même les règles et c'est aux autres de s'y soumettre, un système où il règne sans partage, sans voix discordante, et c'est le modèle auquel rêve le président Sambi

Quant à la genèse de la crise elle-même ;
En 2006, en application des dispositions de l'Accord cadre de Fomboni du 17 février 2001 et de la constitution consensuelle du 23 décembre 2001, le tour de la présidence tournante échoit à l'île autonome d'Anjouan et monsieur Sambi est ainsi élu président de l'union des Comores.

Monsieur BACAR entame dans le même temps la cinquième année de son mandat de président de l'ile autonome d'Anjouan prévu pour arriver à terme en avril 2007.
Monsieur Sambi qui, après avoir donné le temps de quelques mois l'impression d'être en phase avec ce processus de Fomboniqui, rappelons -le, l’a permis d'accéder au pouvoir, montre assez vite son vrai visage et affiche son hostilité notamment vis-à-vis du président BACAR fervent défenseur de l'accord de Fomboni.

C'est ainsi qu'au lieu de convoquer le collège électoral pour les présidentielles des îles à temps, il attend jusqu'à l'expiration des mandats en avril 2007 pour déclarer une vacance de pouvoir et essayer de nommer des proches à lui. Mais la manœuvre échoue devant l'intransigeance des anjouanais.

Contraint par le droitSambi convoque les élections pour le 10 juin 2007, mais arrivé au jeudi 7juin devant l'évidence d'une victoire éclatante annoncée (de par les échos reçus de l’éclat de sa campagne) du candidatBACAR pour un second mandat, il reporte le scrutin uniquement à Anjouan et le maintient sur Gazidja et Moheli, contrairement à l'article 88 du code électoral qui prévoit un scrutin le même jour sur les trois îles.

La commission électorale maintient malgré tout le cap et le scrutin est tenu le dimanche 10 juin 2007 ,les candidats pro Sambi appellent au boycott et le candidat BACAR est réélu avec plus de 90% des suffrages exprimés .Il prête serment devant la cour d'appel de Mutsamudu comme le prévoit la constitution de l'ile autonome d'Anjouan et entame, dans les règles de l'art un second mandat ;le pouvoir central de Sambi refuse de reconnaître la légitimité de la réélection et c'est le début de la crise ;la suite est une tragédie qui se joue en trois actes :

1er Acte

Monsieur Sambi saisit la communauté internationale qu’elle voudrait voir prendre fait et cause pour lui et contribuer à empêcher a tout prix BACAR d’entreprendre ce 2eme mandat.

C'est ainsi qu’une délégation
interministérielle des pays de la région et de la troïka de l'union africaine, après s’être entretenu avec les deux parties protagonistes (camp du président Sambi et camp du présidentBACARsuccessivement à Moroni, à Patsy-Anjouan puis en Afrique du Sud, déclaré dans un communiqué en septembre 2008 « les torts sont partagés dans cette crise », une façon très diplomatique de dire que ce n’estpas BACAR le fautif et l’issue ne peut être que négociée .
                                                           
2ème Acte

Ayant ainsi échoué à faire tomber le régime BACAR ,Sambi et les siens engagent une deuxième vague d'hostilités faites de mesures restrictives tous azimuts contre Anjouan :embargo ,interdiction de voyager frappant sans distinction les membres du gouvernement BACAR ,les chefs des service, l'encadrement de la FGA(force de gendarmerie d'Anjouan ) ainsi que de dizaines de simples citoyens, et entreprend parallèlement une campagne diplomatique de diabolisation du régime Bacar pour essayer de faire valider ses mesures punitives par la communauté internationale mais seule l'interdiction de voyager contre les dignitaires du régimesera adoptée par l'union africaine ;pendant ce temps la vie continue à Anjouan et Sambi échoue une 2 ême fois à faire tomber BACAR. 

3ème Acte

Nous venons de commencer l'année 2008 et la machine Sambi patauge ; il entre alors dans une troisième phasefaite d'une intensification de la diabolisation du régime BACAR par une campagne d'accusations fantaisistes graves en tout genre (meurtres viols tortures, arrestations massives d’opposants, restriction des libertés publiques, dilapidation des fonds publics. …) relayée par une certaine frange des médias locaux etrégionaux. Le son de cloche est presque unique puisque Anjouan mise en quarantaine (car même le téléphone et internet viennent d’être coupés) par l'Union ne dispose quasiment pas de moyens pour se faire entendre.

Parallèlement Sambi nourrit de plus en plus lambition d'une option militaire pour en finir avec l'équipe BACAR mais se heurte à la réticence de son armée laquelle, échaudée par des tentatives antérieures ayant toutes tourné au fiasco, n’est pas du tout enthousiaste à l'idée d'aller affronter seule les anjouanais et le mollah n'en décolère pas.

Sambi multiplie les attaques verbales et va jusqu'à soutenir vis-à-vis des partenaires internationaux que Anjouan est prise en otage par une dictature sanguinaire ; que les anjouanais sont prisonniers chez eux ; que sa propre maison à été détruite et qu'il faut urgemment libérer l'île.

Autant de mensonges qui, véhiculés avec talent par la voie du canal officiel de l’Etat finissent par convaincre certains pays qui adhèrent à sa volonté d'une intervention militaire et c'est ainsi que le 25 mars 2008 des soldats tanzaniens et soudanais prennent le devant et débarquent avec son armée à Anjouan.

Il est à noter qu’en posant le pied sur le sol anjouanais aux premières heures du débarquement, les exécutants de cette agression injuste et injustifiée entrent dans une Anjouan en état de marche en dépit de plusieurs mois d'embargo et de privations, où 
L’électricité éclairait l'île de Mremani à Sima, Mutsamudu à Moya et ailleurs 24 heurs par jour.
Les salaires des fonctionnaires étaient versés. 
L ‘approvisionnent en produits de première nécessité (riz, sucre, carburant.  ...) était assuré. 
Le réseau routier était entretenu et donc praticable
Le fonctionnement de l'administration était assuré 
L'économie soutenue par des réalisations colossales telles l'aérodrome de Ouani (aujourd'hui encore vitrine d’Anjouan et fierté de tous les anjouanais ) était en pleine croissance 
Dès localités enclavées telle que Ouzini à l'ouest sur les hauteurs de Domoni jouissait des bienfaits d'une passerelle (pont) en dur et d'un poste de santé qui atténuaient son isolement 

Plus de 1 milliards de francs cumulés dans les caisses du Trésor Anjouanais pour le compte des sociétés d’Etat (Anjouan hydrocarbures, Orizan, EDA). Soit plus de 2 millions d’euros soudainement disparus au lendemain du 25 mars 2008.

Autant de données sur une liste non exhaustiveétablissant un état des lieux de la maison Anjouan telle que la tenait jusque-là l'équipe BACARune Anjouan opérationnelle portant haut la dignité de sa population en subvenant à ses besoins vitaux sans avoir à tendre la main.

Commence alors la « libération » d’Anjouan ce 25 mars 2008 à l'aube.
Parmi les tous premiers objectifs des ''libérateurs’' il y avait la prison de Koki car il fallait vite « libérer » lescentaines d'opposants que BACAR y avait entassé, mais qu’elle fut la surprise en y entrant, ils n’y ont trouvé que moins de 15 détenus tous de droit commun, ils ont ainsi compris tout bas que Sambi s’était moqué  d'eux
La suite on la connaît, plus de 1600 arrestations de bacaristes, tortures, déportations, pillage, main basse sur les caisses publiques, des dizaines de personnes poussées à l'exil …
                       
Aujourd'hui neuf ans après le 25 mars 2008 ?

Le spectacle qu'offre Anjouan n'est pas des plus reluisant loin de là. Le tissu économique de l’île devient de plus en plus vulnérable.
Les routes sont délabrées. Le versement des salaires des fonctionnaires est suspendu au bon vouloir de Moroni. Le moral des ménages est au plus bas, aprèsplusieurs mois sans électricité dans le noir on nous annonce que le salut va venir de carcasses ramassées dans la poubelle de la centrale de Voidjou près de Moroni.

GLOIRE A DIEU !

Le désespoir grandit au sein de la population et nombreux de nos compatriotes choisissent l’exil économique vers les autres îles de l’archipel parfois même au péril de leur vie pour regagner Mayotte. Parfois au prix des brimades les plus affligeants du fait de leur origine anjouanaise.

Le bilan est chaotique : c’est autant dire qu’Anjouan est devenue aujourd’hui un terreau très fertile pour le développement de de l’intégrisme religieux avec toutes les conséquences que peut engendrer ce risque terroriste dans un contexte international déjà très tendu.

Oui, entre temps monsieur Sambi a trafiqué la constitution consensuelle de 2001 à sa manière et à rétrogradé les autorités des îles qui étaient des présidents des îles autonomes en simples gouverneursréduits à mendier même pour refaire la peinture de leurs propres bureaux.

GLOIRE A DIEU !

Comment on en est arrivé là ?
Les proches du mollah Sambi à qui on pose la question rétorquent tous de la même manière : « nous le lui avions formellement déconseillé mais il s’est entêté ». Lui c'est Sambi et ce qu'ils lui avaient déconseillé c'est le débarquement. Tout est ainsi dit ou presque.  

Et le mollah dans ce bilan de l’après 25 mars 2008 ?

SAMBI se prélasse actuellement avec sa famille dans de luxueux appartements à Paris, Dubaï ou ailleurs en lapidant les ressources des Comores et tout particulièrement des anjouanais, loin du spectacle de désolation qu'offre son pays et loin des questions gênantes.
Tombée aussi bas que poussière, c’est ainsi que derésumé tout l'héritage du 25 mars 2008 pour ANAJAOUAN.    
GLOIRE A DIEU !

La coordination du parti RENIC.
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