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"La place Gobadju est très animée pour sa fonction de gare routière du sud. Les boutiques de proximité qui l’entourent sont prises d’assaut par les ruraux qui profitent de leur arrivée en ville pour s’approvisionner en produits de première nécessité et en habits.

Deux arbres à pain géants s’imposent sur la place et témoignent de l’aspect villageois que le quartier d’Irungudjani garde jalousement. C’est un quartier très distinct de la ville par son attachement aux traditions, son sens d’ouverture et sa capacité de solidarité qui l’érigent en un lieu d’accueil et d’adoption pour les travailleurs de la mer. Ses habitants se révèlent d’une amabilité joyeuse appréciée par la plupart des villageois qui se lient d’amitié avec les familles qui le veulent. La porte d’Irungudjani est célèbre au pays pour avoir longtemps servi de lieu d’intronisation des « Ntibe » de Bambawo pendant la période des sultanats.

Mwana et Mze Shahidi prennent le chemin qui traverse la Medina ou la vieille ville vers la place des Buildings où ils pourront trouver les bureaux d’Aliyi. Mwana comprend maintenant pourquoi au village on appelle la ville « Undroni maluka » quand elle voit toutes les boutiques très animées aux abords des différentes venelles. Elle comprend également la notion de « ikobeni » car toutes les ruelles de la vieille ville sont en dalles et très bien entretenues. Les maisons de pierres savamment construites de chaux et pierres volcaniques attirent l’admiration par leurs portes sculptées, prestige de l’époque royale. Mze Shahidi explique à la jeune fille que la place Badjanani est l’équivalent de la place publique au village et il lui apprend que les maisons en étages qu’elle voit tout autour font partie du palais royal.
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Ils entrent dans une bijouterie tenue par un indien et le vieux paysan commande un petit collier pour offrir à Mwana en souvenir de leur voyage en Ville. Le joaillier demande à la jeune fille quel pendentif elle voudrait mais Mwana ne sait quoi dire. Elle est très surprise de cette offre fortuite et en même temps elle est admirative de toutes les joailleries exposées. Pour elle c’est l’embarras du choix

-​Dis ma beauté, tu n’arrives pas à choisir ton collier ? Sache qu’aucun bijou ne peut être en concurrence avec ta beauté. Mais un petit ornement aurait renforcé l’éclat de tes beaux yeux.

Mwana sourit de ce compliment venu d’un citadin inconnu et regarde Mze Shahidi pour implorer son intervention.

-​Elle s’appelle Mwana-Huri et elle est la fille la plus épanouie du village. Elle a acquis la beauté de sa mère qui est une femme admirable. Je crois qu’il faudrait lui trouver un pendentif qui peut lui rappeler un beau souvenir de son pays

-​Là, je sais ce qu’il lui faut. Un pendentif aux écailles de cœlacanthe. C’est un poisson fossile dont le biotope se trouve aux Comores. On le croyait disparu en même temps que les dinosaures et voilà qu’il a bien voulu élire domicile dans nos eaux. C’est un emblème national.

Mze Shahidi paie le petit bijou et le met au cou de la jeune fille. L’éclat souhaité rayonne au bas du cou de la belle Mwana qui cache mal sa joie d’être si jolie dans sa nouvelle parure. A la sortie de la bijouterie, Mwana se trouve en face d’un grand édifice blanchâtre avec un beau minaret qui pointe le ciel avec une fierté solennelle. Sa deuxième colonnade est bordée d’une dentelle de pierres blanches immaculées qui force la contemplation. C’est la grande Mosquée de vendredi qui a vu passer tant de générations, des siècles durant , depuis sa construction au XVe. Elle projette son reflet imposant dans le plan d’eau qui sert de place de repos aux vieux boutres qui se balancent, tout doucement, pour ne pas remuer le concentré historique qu’ils transbordent. Ce paysage splendide qui cajole une population dynamique, aux origines africaines, arabes, perses, indiennes et européennes, fait que Moroni est à la fois un creuset des cultures et une esplanade universelle surnommée « Moroni Surur » ou Moroni la joyeuse." In KOSA la faute (Ed Edilivre). Par Dini NASSUR
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