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Quand on parle de climat, on fait souvent référence à la circulation atmosphérique et aux variations des paramètres physico-chimiques de l’air ambiant. En réalité, tout ce système complexe est piloté et régulé par l’océan mondial via la circulation océanique. Les régions du globe sont alors connectées par le fameux « tapis roulant » par lequel les masses d’eau se déplacent en permanence de façon quasi régulière. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde de dire que les activités humaines perturbent sans cesse cet équilibre naturel nécessaire au bon fonctionnement des écosystèmes et que la situation est grave. 

L’océan se présente comme le réceptacle de toute sorte de rejets occasionnés par l’activité humaine puisque tous les effluents et rejets finissent par gagner la mer d’une manière ou d’une autre. Mais que font réellement les scientifiques pour mesurer ces changements au niveau local ? 

Pour quantifier ces effets, les chercheurs ne font rien de sorcier. Ils cherchent tout d’abord à comprendre comment réagissent la faune et la flore face aux variations des facteurs abiotiques (Température, salinité, PH, viscosité), ensuite ils effectuent des analyses spatio-temporelles pour connaitre la distribution des populations dans le temps et dans l’espace. Ce qui permet d’établir une corrélation entre les variations et le comportement physiologique et migratoire des organismes : Certains animaux sont capables de se déplacer à contre courant (poissons, mammifères). Ceux-là peuvent changer de milieu si les conditions deviennent défavorables. 

D’autres restent fixés sur le fond (récifs, herbiers, algues, mollusques) et sont condamnés à subir des stress qui peuvent conduire à leur disparition s’ils n’arrivent pas à s’adapter. Ces derniers sont considérés comme des témoins pouvant servir d’indicateurs écologiques. En océanologie, on parle de benthos. Ce domaine benthique englobe l’ensemble des organismes vivant en rapport direct avec le fond marin. L’étude de ce benthos permet de connaitre le degré d’adaptation de certaines espèces face à la pollution et aux différents effets liés au réchauffement climatique. 

Parmi les pays signataires de la Convention Cadres des Nations Unies pour le Changement Climatique, très peu sont dotés de moyens techniques et humains leur permettant de contribuer véritablement à cette lutte. Les campagnes de sensibilisations sont nécessaires mais insuffisants. Pour atteindre les objectifs de la convention, les pays doivent miser sur la recherche. Pour le cas des Comores, je pense qu’il faut désormais se tourner vers de nouvelles filières de formation telles que la chimie marine, la géologie ou encore l’océanographie physique car l’avenir de la planète est entrain de se jouer dans les océans. Il suffit qu’un seul bloc glacial de l’arctique fonde, et c’est déjà la catastrophe.

Par Youssouf Ben
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