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En réponse à l’article édité par mon collègue révérencieux Monsieur Amir youssouf et qui s’intitule « génération avertie (A lire ici)» ; m’a beaucoup interpellé et consterné sur certains points cardinaux que l’on peut les détailler au cours de notre développement. A première vue, la thématique abordée par l’intéressé fascine et suscite souvent un certain nombre de problématiques sensibles liées à l’échec grandissant des étudiants comoriens inscrits dans les différentes facultés françaises. Pour ce faire, il me semble fondamental de mettre l’accent sur ces dimensions essentielles qui peuvent nous permettre de mettre à plat notre réflexion sur ce sujet et de mieux comprendre de manière clairvoyante les difficultés auxquelles confrontent les étudiants comoriens en France Métropolitaine. 
Photo d'illustration - Université Marseille 
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Dès l’abord, il est bon à savoir pourquoi un bon nombre d’étudiants, que ce soit Mayotte ou Union des Comores, ne parviennent-t-ils pas à mener à bien leur cursus universitaire ? Et quels sont les facteurs primordiaux qui sous-tendent et constituent cet échec incessant et déplorable ? Il est à noter que ce revers patent repose essentiellement sur plusieurs paramètres d’ordre social, éducatif, culturel, environnemental et économique. Il ne faut pas perdre, dans cette dimension de vue que les premiers obstacles majeurs s’inscrivent dans le cadre de la non-maîtrise des composantes linguistiques et communicatives. Les étudiants comoriens connaissent un niveau de français lamentable et force est de bien constater que cette lacune langagière jugule tous processus d’acquisition, de compréhension et de l’expression écrite et orale en classe. 

C’est pour autant, la démarche d’apprentissage de langue française s’est faite de manière lente et les objectifs visés demeurent de toute évidence un cercle vicieux. En réalité, il ne faut pas aller contre l’évidence que les étudiants comoriens se trouvent confrontés, sans cesse ni fin, à des problèmes d’adaptabilité de rythme d’enseignement. Ils ont du mal à suivre l’agilité des enseignants français à travers leurs accents articulatoires et phonatoires. La plupart d’étudiants comoriens n’ont pas appris en terminal la technique visant à prendre note et à schématiser les cours magistraux. Par conséquent, ils perdent pied dans cet univers et s’enlisent dans une spirale de conflit culturel qui crée par la suite un malentendu, une représentation, un stéréotype et un rejet total, voire une stigmatisation. 

Il importe enfin de souligner que la deuxième hypothèse de cette défaite est centrée essentiellement sur le manque de la motivation et de besoins. C’est dire que les motivations doivent être une source vitale et actionnelle pouvant stimuler l’apprenant à être conscient de ce qu’il attend à la fin de l’année universitaire. Les motivations doivent aboutir à des objectifs langagiers, pragmatiques, discursifs, communicatifs, socioculturels. Toute démarche d’apprentissage s’opère par des objectifs utilitaires et professionnels. Pour ce qui est de la motivation, elle peut, apparemment être interne ou externe, venir de l’étudiant lui-même ou être stimulée par l’enseignant. 

Or ce n’est pas le cas de figure à l’université. Il est en effet certain que tout enseignant a, d’une manière ou d’autre, le souci de motiver son public. Selon le cas, soit l’on pense que le sujet présenté a un intérêt intrinsèque suffisant pour atteindre ce but et réaliser cette tâche. Nous allons mettre l’accent sur l’aspect interne de la motivation. Il peut s’agir de l’étudiant lui-même de faire une telle chose à cause d’une motivation personnelle positive. Il est bon de prendre acte que la motivation est vue comme la base de réussite. A titre d’illustration, un étudiant appliqué doit, à son âme et conscience, être vigilant qu’il est venu en France pour acquérir des connaissances, de savoir-faire, de savoir-être, des compétences disciplinaires, voire transversales. Contrairement à cela, les étudiants comoriens ayant bénéficié les visas d’entrée sur l’espace Schengen présagent de mettre en exécution d’autres projets. Ils relèguent au second plan le diplôme. 

 Loin s’en faut, Ils procèdent à des démarches de concubinage, mariage consensuel en vue d’obtenir un titre de séjour « vie privée et familiale ». Car cela va leur permettre de percevoir des salaires décents afin qu’ils puissent réaliser leur rêve : le grand mariage ou construction de maison somptueuse dans leur famille. C’est en substance que les étudiants comoriens sont loin d’atteindre les objectifs escomptés en matière de performance et de réussite dans les universités françaises. C’est pourquoi aussi que les résultats sont à coup sûr décevants. Comment peut-on donc résoudre cette problématique ? Quelles sont les stratégies de remédiation et d’apprentissage à mettre en œuvre ?

BACAR AZIHAR ABDOU
Didacticien
Marseille.
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