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© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-
Au lendemain des indépendances des pays africains, ceux anciennement colonisés par l’Angleterre ont pris une perspective de développement progressif et se trouvent aujourd’hui des modèles en la matière, dans le continent noir, voir même dans le monde. Par contre, les anciennes colonies françaises ont de leur coté, connu une chute progressive dans tous les domaines et sont surtout connues, généralement, pour les instabilités politiques répétitives. Ceci peut s’expliquer par l’approche développementale adoptée par chacune de ces deux puissances coloniales. Mais n’allons pas trop nous attarder sur ce point qui constitue en soit un débat à part entier.
Photo d'illustration ©Allaoui Ahmed Bachir

Pour continuer dans ce qui nous intéresse ici, notre « pauvre pays » a connu plus de vingt quatre ans d’instabilités politique et a donc accusé une pauvreté chronique. Mais malgré le rétablissement de la stabilité politique, il y a plus d’une décennie de cela, l’avènement de l’université et l’amélioration des moyens de communication et de transports, cette pauvreté ramifie ses racines et tend vers la misère. Pendant ces quarante un ans « d’indépendance politique », les Comores comme le reste des pays africains francophones sont restés sous l’emprise des aides qui les maintiennent dans la dépendance extérieure, les anesthésient et les conduisent tout simplement dans une domination politico-économique plus ou moins voilée. Il s’agit de quelques unes des embranchements du néocolonialisme. Quel est donc l’un de cheminements qui pourra mener vers le changement et aboutir à un développement effectif ?

Nous nous sommes déjà positionnés sur la théorie selon laquelle le développement est en quelque sorte le fruit de notre mentalité. Et nous ne pouvons que réaffirmer que le développement est en quelque sorte une posture, une attitude, une perception qu’un individu ou toute une société adopte. C’est un choix fait consciemment ou inconsciemment, individuellement ou collectivement. 


Ainsi le développement réel et durable dépend et doit provenir des comoriens eux même, d’une manière consciente et prémédité tout en abolissant les mauvais héritages coloniaux de toujours vouloir croiser les bras et attendre les aides étrangères. Dans cette perspective, le principe est de promouvoir le développement des entreprises privées à caractère familiale en misant sur des investisseurs comoriens (la diaspora comorienne en France). Pour cela, nous avons d’un côté les jeunes diplômés de l’université des Comores et des diverses universités internationales qui sont en grande partie au chômage. D’un autre côté, il y a la diaspora comorienne qui fait l’effort d’envoyer des dizaines de millions de franc comorien chaque année pour la réalisation des « grands mariages » ou pour amener généralement d’une façon clandestine en France ces jeunes, pour finir par mettre leur diplôme de côté et exercer les même métiers qu’eux, qui ne sont pas diplômés. Au passage, prenons la peine de rappeler que le « grand mariage » fait partie de notre identité culturelle, méritant d’être revue et réorientée, mais pas d’être abolie comme le prône certains intellectuels.

Le principe reste donc à orienter les flux monétaires entrant au pays dans le domaine privé à travers la promotion de la création d’entreprise privée à caractère familiale, dans un premier temps. Et dans un second temps, la création d’une sorte d’association réunissant toutes ces entreprises doit être mise en place. Cette association aura donc pour rôle principal, le renforcement de ces entreprises en assurant leur pérennité. Et dans les salons de l’entreprenariat en partenariat avec l’Etat, les meilleurs projets pourront être sélectionnés et bénéficiés d’un investissement ainsi qu’un suivi. Mais dans la mesure où certains de ces « JE VIENS » ont déjà tenté cela sans succès, la problématique qui se pose est de savoir dans quel cadre des projets pareils peuvent aboutir à des bons résultats ? Et quels sont les avantages découlant de leur réussite ?

Nous savons tous qu’il est difficile de changer nos habitudes formant notre mentalité collective qui, à son tour, joue un rôle fondamental dans le développement. Mais cela ne veut pas dire que cette difficulté évoquée est synonyme d’impossibilité. Pour concrétiser ce projet de grande envergure, des campagnes de sensibilisation et des formations sur l’entreprenariat doivent être lancées en ciblant tout d’abord, la diaspora, formée en grande partie par des individus avec un niveau d’études moins élevé. Du coté comorien, ces même campagnes de sensibilisations et des formations axées sur la gestion de projets restent également inévitables pour les jeunes chômeurs-diplômés. 

Ainsi, les « JE VIENS » vont, à travers ces formations, apprendre à investir, à entreprendre dans d’autres domaines que le « grand-mariage ». Ils sont ici, dans la posture des investisseurs comoriens résidant à l’étranger. Et parallèlement, ces jeunes vont avoir un éveil ou tout simplement une révolution mentale en suivant ces formations et ces campagnes de sensibilisations. Comme nous sommes très bien conscients que la fonction publique ne peut pas aspirer tout le monde, le domaine privé reste donc la seule alternative comme le font les pays avancés ou développés.

En ce sens, un lien de confiance entre les deux partis vaut vraiment la peine d’être tissé. Quand le jeune comorien finit par cultiver l’esprit de la projection, de la motivation et surtout de la bonne gouvernance et laisse convaincre qu’il est capable de prendre sa vie et celle de la famille en main, le « JE VIENS » n’aura d’autre choix que de lui donner confiance en finançant son projet, au lieu de le faire parvenir en France pour mettre ces diplômes de coté et exercer le même métier que lui qui n’a ni fait d’études supérieures, ni suivi de formation professionnelle. Par conséquent, rester au pays, créer son propre entreprise qui va générer des emplois est très constructif pour soi-même avant de l’être pour notre pays. 


Dans cette évolution des choses, l’investisseur finira par comprendre qu’il peut être à la fois « JE VIENS », entrepreneur avant devenir « UN GRAND NOTABLE » ayant acquis le statut d’acteur du développement, mais surtout s’assurant une belle retraite. Au passage, osons dire que toute ces idée son réalisable si bien sur nous avons confiance aux formations professionnelles et universitaires dont nous et nos familles investissons en temps et argents. En outre, beaucoup de jeunes courageux d’origine anjouanaise qui, devraient d’ailleurs, nous servir d’exemples, sont devenus des grands patrons après quelques années d’investissement et de travail sans relâches et tout cela, sans être obligé de partir en France. Et ceux parmi eux qui s’y sont rendus ont créé leurs propres entreprises de productions aux Comores.

Enfin, la liste est très longue en ce qui concerne les avantages d’une telle initiative, mais nous allons tout simplement citer les plus importants : 
  • Au fil du temps, le « JE VIENS » pourra économiser petit à petit ce qu’il gagne du fait qu’il y a déjà un autre responsable résidant au pays, avec qui il peut partager les charges de la famille. 
  • La diaspora peut s’estimer heureuse et être fière d’avoir contribué au développement effectif et réel de notre « pauvre pays ». 
  • Les jeunes éveillés qui restent pour la construction de notre pays se feront offrir une vie meilleure en toute liberté. 
  • L’institution du mariage regagnera petit à petit sa stabilité dans la mesure où les jeunes mariés construirons leur vie ensemble et les familles gagneront une stabilité plus ou moins permanente.
Pour conclure, nous incitons la jeunesse à se réveiller, à comprendre que certes, elle a besoin d’être aidé quelque part, mais son destin et celui de notre pays reste hautement entre ces mains. C’est surtout en empruntant cette voie que nous pouvons un jour espérer le retour de notre ile sœur de Mayotte. Mais pas en fuyant éternellement vers la France et vers Mayotte sous occupations française. Et ce n’est pas non plus les discours politiques vides de toute concrétisation et les insultes mesquines engagés entre les jeunes comoriens de Mayotte et nous des autres iles sur les réseaux sociaux. 

Le développement de notre pays dépend de la jeunesse et le retour de notre île mahoraise découlera de ce développement réel, palpable et durable. Est-ce que le guide libyen KADAFI, paix à son âme, n’a pas eu raison en disant aux que les migrants africains vont en Europe pour récupérer leurs richesses pillés par ces grandes puissances ?

AHAMED ZOUBEIRI Kassim
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