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Encourager les jeunes qui entreprennent est un devoir pour tout acteur politique désireux de soutenir la lutte contre le chômage des jeunes en France et encore plus aux Comores. 

La diaspora comorienne a toute sa place dans le développement économique et social des Comores.

Avec un montant de transfert annuel estimé à plus de 60 milliards de francs Comoriens soit plus 130 millions d'euros, soit un montant presque deux fois supérieur au budget de l'Etat comorien, la diaspora comorienne en particulier celle qui se trouve en France joue un rôle économique non négligeable dans compter les investissements communautaires et le savoir-faire des cadres et techniciens supérieurs expatriés. 

Je préconise une politique économique dynamique qui comprend en compte le potentiel économique de ladite diaspora en tant que premiers investisseurs du pays et en tant acteurs économiques créateur de valeur ajoutée et d'emplois.

Des facilitations lui seront accordées sous réserve de création d'emplois durables sur une période donnée après l'organisation de véritables assises de la diaspora que je propose dans le cadre de mon projet pour relancer l'économie nationale. 

La transformation des produits locaux, le conditionnement, la mise en place de labels de qualité et de normes internationales au même titre que la mise en place d'un plan national d'augmentation de la productivité agricole et de la promotion du «Made in Comoros» sont des axes de travail essentiels. 

Le niveau élevé du chômage aux Comores exige des mesures fortes et novatrices afin de faire face à la bombe sociale que constituent les milliers d'étudiants qui quittent le système scolaire et universitaire avec des diplômes souvent inadaptés aux besoins du marché local. Les jeunes qui se regroupent en coopérative agricole ou agro-alimentaire pour exploiter les terres seront soutenus par les pouvoirs après études de leurs projets avec la mise à disposition de packs de services adaptés (coaching, crédit à taux réduit avec un différé de remboursement, mise en place d'une agence de soutien technique et financier, création d'un centre de gestion agréé en matière de comptabilité, développement d'un réseau national de professionnel de la filière avec soutien à la recherche de débouchés locaux et à l'international..etc.).

L'administration publique étant pléthorique et peu efficace en matière de services publics, il est temps de réformer non seulement les administrations étatiques de l'Union mais également celles des exécutifs insulaires tout en lançant un vaste programme pour reformer les programmes de l'éducation nationale dans le cadre d'une adaptation du contenu aux besoins du pays et du marché.

Des assises pour une plus grande professionnalisation sont indispensables en étroite collaboration avec le corps enseignant et les syndicats en associant bien entendu les opérateurs du secteur privé et le patronat ainsi que les chambres de commerce de l'Union et des exécutifs insulaires et les Chambres d'agriculture. 

De même, un plan pluriannuel de mise en place d'un véritable enseignement technique et professionnel avec pour commencer des pôles de lycées techniques est à mettre en œuvre. Un fonds spécial d'appui à la professionnalisation de l'enseignement technique et professionnel sera mis en place pour réussir à rendre l'apprentissage de métiers pérenne. Un Conservatoire National des Métiers et de la Formation Technique et professionnelle sera créée afin de servir d'appui technique aux futurs lycées techniques et professionnels...

Je suis persuadé qu'avec les bonnes compétences avec une forte volonté politique, il est possible de restaurer la crédibilité de l'Etat en changeant les pratiques antérieures pour des actions durables, réformistes et pleines d'espérance pour la jeunesse qui est un pilier fondamental du développement économique et social ainsi un vecteur de renforcement de la cohésion nationale.

Le financement de cette ambition est de multiforme : mobilisation des ressources fiscales et non fiscales internes, lutte contre le secteur informel, création d'une TVA à base élargie, mise en place d'une fiscalité de l'économie numérique, réduction du train de vie de l'Etat avec comme objectif de créer un véritable budget d'investissement. L'argent qui dort dans les banques sera mis à contribution avec la mise en place d'un Livret d'épargne Développement et la création à d'une Caisse des Dépôts et de Développement des Comores qui pourra financer les grands projets, les infrastructures industrialisantes et créer des fonds d'investissement pour soutenir les initiatives de création de nouvelles industries «Made in Comoros » avec la participation de capitaux publics et privés. L'État comorien devra jouer un rôle de stratège tout en initiant les projets structurants et industriels. La rénovation des infrastructures énergétiques et en matière d'eau potable sera une priorité au même titre que le développement d'énergies alternatives et renouvelables à commencer par l'étude et l'implantation de centrales solaires pour les hôpitaux publics, les bâtiments administratifs et les secteurs sensibles comme la filière touristique pour l'équipement des hôtels. La plus grande concertation sera mise en place avec le développement d'une diplomatie économique intelligente et capable de permettre un transfert de savoir-faire et de technologie.

Bien entendu, les pouvoirs publics doivent développer une industrie touristique qui respecte l'environnement et crée des emplois pour les jeunes et des revenus pour les opérateurs économiques, l'État via les recettes fiscales et des revenus décents pour les communautés villageoises. Une nouvelle stratégie touristique devra être adoptée en s'appuyant sur le développement du tourisme de la région de l'océan indien. Le Ministère du Tourisme devra réfléchir à la meilleure manière de capter les millions de tourismes qui visitent les autres îles de l'Océan indien (Maurice, Seychelles, les iles Maldives et Madagascar) afin de les faire venir aux Comores en leur faisant prolonger leur séjour à des tarifs compétents et de découverte. La stratégie suivie jusqu'ici devra être améliorée avec le renforcement des transports infrarégionaux en soutenant davantage les opérateurs économiques comoriens qui investissent dans le Développement de compagnies aériennes quitte à ce que l'Etat comorien entre dans le capital de ces compagnies.

L'émergence des Comores ne peut être concrétisée sans une réforme profonde de l'Action publique. De même, la mobilisation des ressources internes notamment fiscales et non fiscales avec une lutte acharnée contre la corruption et les fuites de recettes publiques constitue une condition indispensable pour disposer d'un budget d'investissement pour construire les Comores de demain. Une gouvernance transparente, rigoureuse et moderne est recommandée avec le choix de femmes et d'hommes à la fois intègres, patriotes et compétents.

Par Darchari MIKIDACHE, acteur politique et président du think tank « Cercle des Economistes et des Experts Comoriens (CEEC)
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