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Jusqu’en 1994, la libre circulation à l’intérieur de l’Archipel des Comores fut préservée, et la continuité territoriale s’y faisait aisément, en dépit du maintien de Mayotte sous administration française. Tous les Comoriens pouvaient entrer à Mayotte et en sortir, notamment pour occuper des emplois saisonniers, sans devoir justifier d’un titre de séjour. 

Il suffisait de présenter une pièce d’identité, généralement un passeport valide. La famille d’accueil à Mayotte se présente à l’aéroport pour accueillir son visiteur, au vu et au su de la PAF (police de l’air et des frontières). Les Comoriens ne restaient pas longtemps à Mayotte ; après un bref séjour, ils rentraient chez eux, sachant qu’ils pouvaient y revenir sans contraintes particulières. 

Le visa Balladur paru en 1994/1995 changea la donne. Il interdit la libre circulation entre Mayotte et les autres îles, en instaurant un visa d’entrée. Cette mesure d’interdiction à caractère politico-administratif eut plusieurs conséquences.

La première, fut le refoulement systématique de tous ceux qui entrent à Mayotte sans un titre de séjour régulier ; ensuite, c’est l’organisation d’une campagne contre les ressortissants comoriens, assimilés à des immigrés clandestins, en situation irrégulière ; et enfin, les disparitions en mer de ceux qui tentent de se faufiler entre les mailles du filet tendu par le visa Balladur.

Pour l’administration locale, c’est une nécessité politique de freiner « l’envahissement de Mayotte par des non mahorais ». Des radars sont placés dans le lagon, et des moyens logistiques de poursuite en mer permettent la saisie et la destruction systématique des vedettes des passeurs. 

Des jours comme des nuits, la police traque les « clandestins » à la campagne, dans les rues, et dans leur domicile. Hommes, femmes, enfants sont arrêtés, menottés et embarqués, puis entassés dans des conditions inhumaines au centre de rétention administrative de Dzaoudzi avant d’être expulsés. 

Des enfants expulsés, ou dont les parents ont été expulsés sont devenus des délinquants notoires, soit à Mayotte, soit dans leur île d’origine, après une rupture familiale et scolaire. Beaucoup se plaignent de la stigmatisation d’une catégorie de population réduite à un niveau d’humanité inférieure, et déclarée indésirable. 

En dépit de ce dispositif de poursuite en mer et sur terre, nombreux sont ceux qui prennent le risque de débarquer à Mayotte par les mangroves, fuyant la misère humaine. Le nombre de disparus en mer est estimé à plusieurs milliers. 

Soilihi Bacari

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