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Après les échanges sur le net sur la nécessité de privatiser ou non la société nationale de l'électricité MAMWE, la privatisation de Comores Télécom est de plus en plus défendue.

Concernant la MAMWE tous les comoriens savent que le service de cette entreprise publique laisse à désirer. Les coupures de l'électricité sont régulières malgré le paiement du service de la part des clients, les équipements de la société vétustes et la dette colossale notamment vis de la société comorienne des hydrocarbures. Paradoxalement, les recrutements à la MAMWE à la veille des élections sont toujours d'actualité depuis des années.

S'agissant de Comores Télécom, comme l'a souligné à juste titre M .Idriss Mohamed Chanfi l'état est le suivant : « des services payés mais non rendus, une qualité épouvantable, une assistance technique laissant à désirer et des prix exorbitants. Le clientélisme conduisant à d'innombrables recrutements de complaisance, surtout à la veille d'élections ont fini par plomber la société et à la rendre quasi inapte à affronter une concurrence sérieuse ».

Dans ce contexte, ceci revient souvent : « il faut privatiser la MAMWE », « il faut privatiser Comores Télécom ». . .Je comprends ceux qui déclarent cela après l'échec patent de ces entreprises publiques. La privatisation est présentée comme étant la panacée. . . Mais est-ce qu'on peut trancher sans un audit ? Est-ce qu'il faudrait une privatisation ou plutôt une ouverture du capital, les deux cas étant différents ? Est-ce que ceux qui considèrent que la privatisation est la seule solution ont la garantie que le ou les repreneurs seront fiables ? Qu'est ce qui nous garantie que le service sera de qualité à des prix abordables (le prix de l'électricité aux Comores est le plus élevé de la région)? Est-ce qu'il y aura un investissement pour une meilleure capacité de production de l'électricité. .. ? Les questions sont multiples. . .

Il me semble nécessaire voire urgent d'auditer toutes les entreprises publiques et d'informer les citoyens sur la situation réelle de ces sociétés, l'évolution de celles-ci. . . En effet, une expertise professionnelle qui serait effectuée par un cabinet impartial permettrait de faire un diagnostic (états financiers, contrôle interne, organisation. . .). Au début des années quatre vingt dix, l'ancien ministre de l'économie et des finances Said Ali Kemal avait opté pour un audit des sociétés d'Etat . A l'époque, je ne pensais pas que c'était une bonne idée. J'avais estimé que le coût de l'audit était élevé. Aujourd'hui, je considère que l'idée de l'ancien ministre était bonne voire très bonne. Hélas, certains ténors du régime de S.M .Djohar (paix à son âme) étaient farouchement opposés à l'idée du ministre et c'est ainsi que les prérogatives de S.A.Kemal étaient rapidement réduites. En effet, les sociétés d' État n'étaient plus sous la tutelle du ministère de l'économie et des finances. Au bout de six mois, le ministre a démissionné.

Au delà du cadre des entreprises publiques, le constat est amer sur le plan global: le pays est plus plus en plus dépendant de l'extérieur. L'investissement public et les exportations sont négligeables depuis des décennies. Les importations ne cessent d'augmenter. Les déficits publics et la dette extérieure persistent.. .Les arriérés de salaires des fonctionnaires sont permanents. Dans ce contexte, la marge de manœuvre budgétaire de l’État est de plus en plus réduite, raison de plus pour faire en sorte que les sociétés d’État ne soient pas bradées. A mon sens, l’État et le secteur privé sont complémentaires. A ceux qui ne veulent pas entendre parler d’État, je dirai qu'il il ne s'agit pas d être dogmatique.

On nous dit que des sociétés d'Etat risquent la faillite. Au fil du temps, c'est l'Etat qui risque de tomber en faillite faute de pouvoir payer les intérêts de la dette extérieure, la dette interne. . .J'ose espérer que c'est l'intérêt du peuple comorien qui prendra le dessus. Privatisation ou pas, un projet global (financé) est plus que jamais nécessaire pour un développement harmonieux des Comores. En attendant, il faudrait auditer les sociétés d’État de l' « Union des Comores ». Il s'agit ici de l'avis d'un simple citoyen.

Ali HAMADA
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