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Depuis le retour du président Azali aux affaires de l’Etat comorien, les observateurs de la politique nationale, s’interrogent : « Où est l’opposition au pouvoir en place ? » Ce n’est pas une question moindre vu le climat actuel. La configuration politique née de la tournante délabre le paysage politique. Après chaque élections présidentielles, la même question s’invite. C’est parce qu’on veut toujours trouver le leader de l’opposition dans l’ile où échoit la tournante, en la personne du candidat arrivé en deuxième position.
Photo d'archives 

Ce cas de fulgure n’a jamais été une réalité. On se rappelle que durant le régime Azali1, feu Mahamoud Mradabi n’a jamais pu incarner l’opposition à l’ancien maître de Kandani. Ibrahim Halidi quant à lui, il s’est complètement effacé après sa défaite contre Sambi. Et Fazul n’était non plus le leader de l’opposition face a Iki même s’il a pu prendre sa revanche au premier président mohelien en écrasant sa femme lors de la dernière élection du gouverneur dans l’ile de Djumbe Fatima. Même si le troisième tour de la honte imposé par un pouvoir à l’agonie avait facilité cette configuration en bipolarisant la vie politique, la réalité a pris le dessus après l’échéance.

« Se choisir d’un adversaire »

Azali a compris que pour le meilleur ou pour le pire un régime a besoin d’une opposition. Et en attendant que les ex-candidats Mamadou et Mouigni digèrent leur défaite, le président a désigné son adversaire, qui puisse bouleverser son quinquennat. Il n’est autre que Sambi, porteur de sa victoire. Ayant une amitié à Ikoni, Azali a adopté une théorie propre de cette ville. A Ikoni, dans les « nkode za zitsoo, eka mdru hahisa bea » on choisit son adversaire parmi ceux qui font le parage. Une situation qui est loin de déplaire à l’homme au turban, qui se trouve là où il excelle le mieux.


Qui ne sait pas que ni Sambi ni Azali n’ont jamais pensé à se trouver dans le même vaisseau et obligés à former la même équipage ? Personne. Sinon, une circonstance, dont les deux sont bénéfiques. Azali a remporté le pouvoir et Sambi a rendu la monnaie à Mamadou, son ancien ministre infidèle de la dernière heure. Nourdine Bourhane et Msaidié aussi broyés par cette haine légale de l’homme au turban. Quant au dernier, c’est-à-dire Msaidié, avait pris Sambi pour élément à battre à tout prix. La raison est moins inconnue. Il a aussi éliminé son protégé le candidat Fahmi Said Ibrahim dans l’ombre de Sambi. Là, donc Azali a été élu sans être populaire.

« Faux problème pour avoir un vrai adversaire »

En jetant toute son énergie dans le soi-disant combat contre le chiisme aux Comores, le président Azali a clairement visé le seul mollah national. Le dernier tourné présidentiel à Anjouan et les rencontres avec les différents responsables religieux de l’ile et la mise en scène orchestrée par les services de la présidence, ne laissent personne indifférent. Sambi en fend tacticien, savoure cette nouvelle donne. Il soigne sa communication comme lors de son message à l’occasion de l’Id où son allocution qui était en directe sur les réseaux sociaux a bien été massivement suivie plus que le discours du chef de l’Etat. L’homme multiple ses apparitions dans les cérémonies et se rend dans les Bangwe comme à Moroni ou à Ikoni où il a joué au basket au stade Mitsembeani, endroit emblématique de la ville avec les gardiens du temple sans même prévenir. Un bon stratège, qui sans doute a remarqué le court de la déchéance de la popularité d’Azali à Ikoni.

«Azali et ses fidèles d’Avant»

Pendant ce temps, son parti JUWA s’organise avec des congrès dans les trois iles et même en France. Sambi est beaucoup plus à l’aise au point de se permettre à tirer à boulé rouge sur le président Azali et son Gouvernement alors même que trois ses fidèles lieutenants font toujours partie de l’équipe gouvernementale. L’ancien président avec des paroles diplomatiques, a dévoilé ses relations non existantes avec le président. Il a surtout dénoncé la gestion des affaires et les nominations familiales et villageoises qui caractère son pouvoir. Dans cette phase de guerre de tranchés, chacun compte ses hommes, Sambi réconcilie les siens et renforce son état-major pendent que Azali déterre sa stratégie d’âpres rupture. Une rupture qui permettra à Azali de se débarrasser d’une alliance encombrante. Mais surtout de se retrouver avec son équipe de rêve qui n’est autre que celle d’Azali1. Est-ce que ce club prendra conscience du cataclysme causé aux îles lors du mandat d’Azali1 ou « uwade wamdru ndo ngama naye ? »

ASSOUMANI Maoulidi
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