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© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-
Souvenez-vous que pendant la dernière campagne présidentielle, nous avons dénoncé avec la plus grande vigueur, parfois dans des articles et parfois dans des tribunes, l’affaire du démantèlement de la PNAC. Dans la mémoire collective, cette affaire reste encore un crime politique d’une rare violence étant donné que l’amplitude de son onde de choc a provoqué l’une des casses sociales et économiques les plus dévastatrices, sans épargner la santé du peuple comorien d’une dégradation nette et accélérée. 

Considérant que la vraie politique est faite de sincères et solides convictions au profit d’une nation, même si les élections sont finies, la santé de nos compatriotes reste une préoccupation majeure et continue. Ainsi, quel que soit le porteur de la proposition de loi sur le retour de la PNAC, nous soutenons avec force cette initiative heureuse, car nous sommes plus que jamais persuadés que la PNAC constituait un pilier majeur du système national de santé. 

Elle avait nettement amélioré l’accès aux médicaments essentiels en favorisant leurs disponibilités et en abaissant significativement leurs coûts. La PNAC avait vu son chiffre d’affaires bondir de onze millions en 1994 à six cent vingt millions en 2006. Cinq rapports financiers et les témoignages d'anciens dirigeants avaient montré que la Société fonctionnait bien et avait un potentiel de croissance extrêmement solide. Par conséquent, même si la PNAC traversait une période réputée difficile sur le plan financier, il ne fallait pas en faire un prétexte pour la liquider, au contraire, il fallait trouver les voies et moyens de la restructurer, la renforcer et la développer. Surtout que les difficultés relevées étaient en grande partie liées à une gestion financière hasardeuse.

Non, il ne fallait pas tuer la PNAC car elle était l’un des rares exemples de réussite d’un projet de progrès dans notre pays, pour avoir permis de créer de nombreux emplois qualifiés, de former des techniciens nationaux, de développer une expertise nationale en fabrication de médicaments, de créer de la valeur avec un accroissement de la richesse nationale.

Oui, un projet de progrès car grâce à sa production locale, la PNAC avait permis de réduire la dépendance de notre pays vis-à-vis de l’extérieur en termes d’importations de médicaments essentiels. La PNAC constituait ainsi un facteur de gain de souveraineté et de fierté nationale. 

Au regard de tous ces éléments, on peut légitimement se poser la question du bien-fondé et des réelles motivations de sa liquidation. Car toutes les explications du monde ne sauraient justifier que l’on puisse démanteler une telle entreprise, l’unique société hexagonale dans son domaine, pour la remplacer par une banale organisation d’achat-vente de produits de santé. 

Surtout que d’autres options plus intéressantes existaient. La plus porteuse à notre avis était d’investir sélectivement et durablement dans l’appareil productif afin de moderniser et développer la production, faire des économies d’échelle pour une meilleure rentabilité. Cette option serait accompagnée bien sûr d’une gestion financière rigoureuse mettant l’accent sur un système d’information analytique. Cette option aurait aussi permis, non seulement d’éviter la casse économique et sociale, mais en plus de créer de nouveaux emplois que le pays a tant besoin. 

Voilà pourquoi nous soutenons la proposition de loi du député d’ITSANDRA MBANGANI sur le retour de la PNAC. Aussi, nous avons toujours en mémoire la détresse des salariés et de leurs familles jetées dans la jungle impitoyable du chômage pour y être dévorés par la misère. Nous avons aussi le souvenir des réserves exprimées par de nombreux spécialistes du domaine médical et l’indignation des spécialistes du droit commercial face au cynisme impétueux avec lequel des lobbies politico-pharmaceutiques ont imposé le démantèlement de cette belle entreprise en bravant les droits des salariés et les traités commerciaux comme celui de l’OHADA. 

Nous soutenons le retour de la PNAC car les médicaments qu’elle fabriquait depuis 1990 sont tous aujourd’hui importés de l’extérieur pour le grand bonheur de groupes étrangers et lobbies locaux, au détriment de nos emplois et de notre savoir-faire national en matière de production de médicaments.

Nous souhaitons vivement le retour de la PNAC car sa disparition a provoqué une forte diminution de l’accessibilité des médicaments à cause de l’augmentation des prix et des ruptures chroniques d’approvisionnement. Une situation ayant contribué à la nette dégradation de la santé de nos compatriotes, et aussi participé d’une accélération alarmante de l’exode médical avec une fuite vers l’étranger de la richesse nationale pour payer les soins de santé. Il paraît donc évident que le modèle économique qui consiste à tout acheter à l’extérieur pour la consommation intérieure n’est plus tenable. Il n’a fait ses preuves nulle part. 

Chez nous, il n’a pas réussi à construire une vraie économie. Or comment peut-on espérer un jour avoir un pays émergent sans une économie productive ? Il faut donc changer de paradigme et encourager les initiatives de productions locales. Le pays devrait commencer par se doter de petites unités de production en rapport avec la demande de consommation intérieure. Le concept PNAC était un exemple à suivre et à amplifier. Et si la politique a encore du sens dans notre pays, alors elle se doit de réparer les fautes politiques commises dans le passé et impactant négativement notre présent. Y compris, rendre possible le retour de la PNAC. 

C’est pourquoi nous réaffirmons notre soutien au député d’ITSANDRA MBANGANI dans son combat à l’assemblée nationale et au sein des instances dirigeantes pour le retour de la PNAC. Car nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un combat pour le progrès, l’identité et l’indépendance d’un peuple. Ce genre de combat réhabilite la politique et lui rend ses lettres de noblesse. 

ALI MOHAMED ABDOU TONY 
avec le Cercle des Initiatives de Progrès
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