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Les Comores sont encore une fois privées de JIOI. Le CIJ a tranché pour faire jouer la 10ème édition de 2019 à l’île Maurice. Un nouveau rendez-vous manqué pour les Comores, le seul Etat membre de la COI à n’avoir jamais accueilli cet événement sportif. Comment expliquer cette incapacité en presque trente ans. L’explication n’est financière ni technique. Plusieurs partenaires étaient prêts -le sont peut-être encore-, à aider le pays à disposer des infrastructures et des équipements nécessaires. Quel comorien peut comprendre que la Chine ne puisse pas construire le complexe sportif de Malouzini si c’est bien cela sa promesse ? Ce pays qui a offert à notre pays un hôpital flambant neuf avec un équipement de dernier cri. 

Il est temps de dire à la jeune génération comorienne qui souffre de se voir refuser son droit de « jouer les JIOI à domicile » comme les autres pays membres et d’offrir son hospitalité à ses frères de la région, qu’on leur fait payer leur entêtement à défendre les couleurs de leur souveraineté et le refus de la compromission. 
Une partie de la délégation comorienne au JIOI 2015 à la Réunion
Continuer à accuser les Comores de politiser le sport régional est de mauvaise foi, lorsque la diplomatie française fait pression pour priver aux Comores son droit d’accueillir l’un des événements majeurs d’une organisation dont il est membre. Est-ce autre chose que de la politique, lorsque l’île Maurice revient sur sa position, pour mettre fin au rêve de la jeunesse comorienne. « Lorsque le CIJ a confié l’organisation [des JIOI, ndlr] aux Comores, nous nous sommes rétractés car nous étions un peu déçus. Mais les Comores n’ont donné aucune garantie et la survie des Jeux était compromise. C’est une des raisons qui nous ont poussés à revenir sur notre décision. De plus, après l’incident qui a opposé les Comores à Mayotte, nous avons estimé que Maurice était une plateforme neutre et l’unique pays qui pouvait réconcilier tous les pays de la région ». Voilà ce que dit Georges Chung, CEO du COJI sur le site d’information « L’EXPRESS.MU ».

En quoi, le rendez-vous de 2019 était-il déjà compromis ? Pourquoi les Comores n’ont-ils pas droit à un minimum d’égard tenant compte de son retard au niveau des équipements sportifs pour bénéficier d’un délai supplémentaire. Combien de pays plus riches que le nôtre désignés pour abriter des grands rendez-vous sportifs ont bénéficié de bienveillance au nom de l’olympisme et de justice. Que doit-on comprendre de la position de l’Etat mauricien ? Ce pays fondateur de la COI a t-il préféré l’arrogance du mieux loti à l’esprit indianocéanique ? 

Où sont passés ses principes de souveraineté, d’indépendance, d’interdépendance et de solidarité qui ont porté la dynamique régionale ? Comment faire région, si l’on commence par valider des politiques de la division et de domination. Le différend sur Mayotte n’est pas loin aussi dans les explications qui ont motivé le retour en force de l’île Maurice pour ne pas laisser la chance aux Comores d’organiser les dans trois ans. 

Si les autorités ont choisi la compromission et la lâcheté sur ce dossier des JIOI, les citoyens ont le choix de refuser et de résister. AUX COMORES LES 10èmes JIOI OU LE BREXIT ! Pourquoi les Comores seraient le nain régional, l’Etat qu’on méprise et qu’on écrase au nom d’aménagements et privilèges diplomatico-financières ? As-t-on vraiment pris le temps d’examiner nos intérêts dans ce cercle des îles de la COI ? Ne sommes-nous pas plus gagnants à privilégier notre coopération avec le cercle qui nous lie à la façade-Est de l’Afrique ? 

Arrêtons de penser que nous n’avons pas le choix. Nous ne sommes pas contraints de rester dans un espace qui ne respecte pas ses Etats membres ? Car au fond, avec des propos comme celui de Georges Chung « (…) Après l’incident qui a opposé les Comores à Mayotte, nous avons estimé que Maurice était une plateforme neutre et l’unique pays qui pouvait réconcilier tous les pays de la région ». Ce qui s’est passé aux JIOI de la Réunion n’est pas un incident. C’est la colère d’une jeunesse qui résiste à la violation de la souveraineté de son pays. Et cela la COI n’a pas le droit de le réduire à une petite affaire qui demande réconciliation. 

Kamal’Eddine SAINDOU
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