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LA DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE EST UNE SOURCE VITALE POUR LA CROISSANCE ET LE DÉVELOPPEMENT DES MICROS ET MOYENS PAYS

L’Union des Comores dispose d’un réseau de représentation étoffée à l’étranger comprenant à l’heure actuelle 10 ambassades localisées en Afrique du Sud, en Tanzanie, en Egypte, en Lybie, en Arabie Saoudite, au Qatar, en Chine, à Bruxelles, en France, au Sénégal, aux Emirats Arabes Unis, de 2 missions permanentes à New York auprès des Nations Unies et au Caire auprès de la ligue arabe, et de deux consulats à Majunga et à Djeddah.

Ces représentations sont en augmentation depuis 2005 et le gouvernement comorien continue malgré les difficultés récurrentes à les maintenir dans le but d’entretenir la visibilité internationale du pays et de renforcer ses liens avec les pays concernés. Pour la grande majorité, elles servent à principalement organiser et à faciliter l’accueil des dirigeants et diplomates du pays dans les pays concernés, et à répondre aux besoins d’information sur le pays. 

Peu équipés en moyens humains et techniques, les représentations concernées suffisent peu à jouer le rôle d’information économique sur le pays, que les demandeurs peuvent maintenant avec les nouvelles technologies d’information acquérir depuis internet, que cela soit depuis les sites officiels du pays ou des sites intéressés à l’activité économique du pays.

Dans la course vers la diversification, la modernisation et la transformation structurelle de leurs économies postcoloniales. Les Comores sont encore à trouver leur voie malgré le retard accusé depuis l’indépendance.

En 1970, un rapport de la part d’experts du PNUD concluait au gouvernement des Maldives l’impossibilité de développer le tourisme aux Maldives comme moteur précurseur du développement du pays en raison du manque d’infrastructure. Les Maldives ont fait fi du rapport et ont à la place développé une diplomatie économique active et volontariste. En 1961, un rapport commissionné par les Britanniques à l’endroit de l’ile Maurice concluait pareillement que l’Ile Maurice était condamné au sous-développement en raison de ses limitations et caractéristiques insulaires.

La diplomatie économique a permis à l’ile Mauricie comme aux Maldives ou encore à la Namibie et les autres micros et petits pays comme les Seychelles, les Fiji et Madagascar pour ne citer que ceux-là de mobiliser les moyens du financement de leur croissance et du développement. Alors que l’Investissement Direct Étranger s’élevait USD 4 million en 2014, contre USD 18 million en 2011 , l’Investissement Direct Étranger s’élevait à US$360,816,400 aux Maldives en 2013 contre US$2,880,000 en 1982 et US$52,991,120 en 2005, et à US$837,532,500 pour Madagascar, US$228,700,000 pour les Seychelles, US$204.334 pour l’ile Maurice, US$278,900 pour les Fiji et US$1,872,392,000 pour la Tanzanie.

LES COMORES ONT BESOIN DE RÉPONDRE DE TOUTE URGENCE AUX BESOINS VITAUX DE LA POPULATION EN MATIÈRE D’INFRASTRUCTURE, DE CRÉATION D’EMPLOI, D’EDUCATION ET DE SANTÉ

Le pays est en proie à toutes les difficultés imaginables sur les plans du développement de ses infrastructures économiques et sociales que sur les plans de la lutte contre la pauvreté qui touche près de la moitié de la population ou de la création d’emplois décents pour les jeunes notamment dont 52% sont au chômage, sans perspective de trouver un emploi décent à la hauteur de leurs espoirs, des investissement et des sacrifices commis par leurs famille pour leur donner une bonne éducation et un meilleur avenir. La situation est pire pour les mêmes jeunes mais non diplômés dont les chances d’insertion professionnelle sont encore plus minimes.

Le pays compte environ 270 000 actifs dont 20% sont au chômage. La fonction publique, saturée, est au bord de l’implosion en raison de la croissance débordante de la masse salariale qui s’élève à ce jour à plus de de 1,3 milliards de francs Comorien. Les partenaires au développement ne cessent d’exprimer leur inquiétude à ce sujet en raison de l’incapacité du gouvernement à faire face à ses obligations de paiement des salaires de ses fonctionnaires mais aussi d’investissement pour l’amélioration des conditions de vie quotidienne des Comoriens.

Le Président Azali Assoumani a promis ses coupes de 40% de la masse salariale à l’occasion de sa campagne électorale. Ces coupes pourraient toucher le non renouvellement des postes occupés par les personnes en partance à la retraite et la suppression ou le non renouvellement des postes occupés par les contractuels.

L’état se devra de promouvoir et d’élargir le secteur privé pour absorber le chômage croissant et créer des emplois pour les jeunes qui continuent à affluer dans le marché du travail. Les entreprises locales, majoritairement familiales et souvent spécialisées dans le commerce, peinent à croître et à créer de la richesse suffisante pour embaucher et résorber le chômage présent.

La croissance du pays a connu de 2005 à 2013 un taux moyen de 3%, essentiellement porté par la consommation intérieure, l’aide au développement et les flux de la diaspora. 

Cette croissance moyennement honorable n’a pas été pour autant créatrice d’emploi. Le pays doit parer à encourager davantage les Investissements Directs Étrangers afin de soutenir sa croissance économique retombée à 1% en 2015, et devenir une destination attractive pour les investisseurs dans les domaines potentiels et prioritaires que sont le tourisme, les services avancés, l’industrie et l’agrobusiness.

LE PAYS SE DOIT D’ACCROITRE TRÈS RAPIDEMENT ET SIGNIFICATIVEMENT SON ATTRACTIVITÉ MONDIALE AINSI QUE SA VISIBILITÉ AUPRÈS DES INVESTISSEURS ÉTRANGERS DANS LES DOMAINES PRÉFÉRENTIELS ET PRIORITAIRES A SA CROISSANCE ET A SON DÉVELOPPEMENT

Les Comores sont encore une destination peu connue ou peu prisées pour les investisseurs privés comme les investisseurs institutionnels. Le pays est peu connu ou pas suffisamment pris au sérieux en ce qui concerne les destinations relatives aux Investissement Directs Étrangers dans le monde et dans la région. 

Jusqu’aux dernières élections présidentielles, les Comores étaient classées dans la nomenclature des pays post conflits et fragiles par les Nations Unies, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement. Cette nomenclature devrait changer avec l’organisation réussie des élections présidentielles qui se sont passées dans la paix et la stabilité, laissant présager que la démocratie commence à valablement s’enraciner dans le pays et dans ses institutions. Lesdites élections étaient celle de tous les dangers et de tous les espoirs pour la communauté internationale qui les a appuyés et/ou observées.

En tant que pays jadis souvent affecté par les conflits, les Comores rentraient dans la catégorie des pays ou la stabilité était primordiale ainsi que l’aide à la subsistance et au développement. C’est dans ce sens que la plupart des aides ont été octroyées ou encouragées par les partenaires au développement. Ce statut devrait changer après l’accomplissement de la tournante dans la paix et dans les règles.

Le pays a mis en place une série de réformes juridiques, institutionnelles et politiques qui restent encore à porter leurs fruits. Un nouveau code d’investissement portant sur la facilitation à l’installation des entreprises étrangères et à leur traitement fiscal a été adopté en 2007 en même temps que l’Agence Nationale pour les Investissement devait être créée.

Les appuis apportés par la Société Financière internationale de la Banque Mondiale ont aidé le pays à faire un bon marquant dans le classement de la Banque Mondiale pour le Doing Business où le pays est classé au 154ème rang sur 189 pays en 2016 contre au 159ème rang en 2015. Le pays est généreusement placé devant des pays comme le Suriname (156ème) qui a reçu un flux d’Investissement Direct Étranger de 138,294,800 $US en 2013 contre 13,935,400 $US pour les Comores ou encore Madagascar qui a reçu un flux d’IDE de 837,532,500 $US en 2013, alors classé au 164ème rang dans le Doing Business.

Le contraste est encore plus saisissant avec les pays comme le Niger classé 160ème qui a reçu un influx d’IDE de 72,588,9350 $US ou encore Haïti classé au 182ème rang qui a pareillement reçu 185,777,900 $US, ou encore l’Erythrée, le pays le plus fermé au monde (189ème rang) et qui ne communique point le montant de son flux d’IDE, où les Chinois ont lancé en 2013 un programme d’investissement de 100 millions de dollars, suivi par les Australiens et les Européens dans les secteur des mines et du tourisme.

Les Comores ont donc la possibilité selon les exemples fournis ci-hauts de faire valoir valablement leur cas par rapport aux changements opérés et/ou en cours, aux dispositions de SEM Président Azali Assoumani et de son Gouvernement, et aux potentialités que le pays regorge dans nombreux secteurs dont le tourisme, la pêche, la réexportation, les services avancés, etc.

Par Abdoul Anziz Said Attoumane

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