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© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-
Beaucoup de nos compatriotes qui ont soutenu le président Azali ne comprennent pas pourquoi on perd du temps à critiquer le régime. Oui, on perd du temps, pensent-ils, car bien installé dans son orgueil légendaire, le colonel ne sait que faire des critiques, il est à Beit Salam, il a atteint son but. Les plus avertis de ses soutiens pensent plutôt que nous devons aider le président au lieu de se murer dans la diatribe. Ils ont raison. Mais, comment aider quelqu’un qui n’a pas besoin d’aide ou du moins qui ne dit pas en quoi on pourrait l’aider ?

Puisqu’il s’agit de notre pays et non pas de son entreprise, on peut ne pas l’aider s’il n’en a nullement besoin toutefois, nous devons contribuer à la réussite de son ultime mission pour l’intérêt de notre cher pays. Il serait aisé de choisir ce que nous pourrions faire si des bases de réflexions nous sont offertes mais à défaut, nous sommes obligés d’imaginer comment nous devons participer à l’œuvre du président, si œuvre il y en a bien.

D’aucuns pensent que le président n’a pas les collaborateurs compétents et engagés pour le pays, si bien qu’il ne peut pas faire réaliser les projets pour lesquels il a été réélu. Si cette question peut se comprendre, la plupart de ceux qui la posent pensent à eux en tant que bonne alternative pour accéder aux responsabilités et veulent faire provoquer les chaises musicales. C’est une tradition de bon augure. Je ne crois pas que la meilleure façon d’aider le président, c’est de l’inciter à remplacer ses fidèles collaborateurs par d’autres supposés meilleurs. Ce serait instaurer une politique de « sors toi de là que je me mette » en chaine d’émulation à ne pas en finir. Qu’il assume ses choix et s’il faut opérer des changements que cela soit motivé par le vécu et les bilans escomptés. Tous ceux et toutes celles qui sont aux responsabilités se sont battus avec lui pour le pouvoir, c’est tout à fait normal, pour eux, qu’ils en soient bénéficiaires. Peut-être qu’ils ne se sont battus pour le pays mais pour leurs propres intérêts, c’est leur choix, le peuple leur a accordé une légitimité.

Cependant, si pour le président et ses partenaires politiques la finalité était seulement le pouvoir pour eux, nous sommes en droit de leur rappeler que le peuple ne s’est pas prononcé pour donner du travail à des assoiffés de pouvoir. Nous savons tous que les intentions et les choix consistent à missionner une autorité de poigne contre les ennemis déclarés qui s’appellent pauvreté, mauvaise gouvernance et injustice. Nous ne savons pas encore les stratégies du commandant en chef pour combattre ces ennemis redoutables et bien têtus. Comment veut-on qu’on puisse l’aider ? vouloir le faire à ce stade d’opacité totale, d’indentation caractérisée et d’incertitudes, ce n’est pas du tout évident. On risque de poser beaucoup plus de problèmes que d’en résoudre.

Pourtant, que les inconditionnels du président le sachent et l’intègrent, nous ne pouvons pas le laisser anesthésier durablement le pays au point de rendre impossible le réveil de survie. Nous n’avons pas encore le nouveau président, nous sommes contraints de remâcher le vécu de l’ex-président et il n’est pas coruscant. Pour l’aider à nous aider de reconstruire notre pays, il serait patriotique de lui déconseiller de reproduire certaines inaptitudes qui lui sont communément reconnues.

En effet, Il est entrain de réveiller des vieux démons qui non seulement ont hanté le pays mais l’ont terrassé à tel point que le déferlement des hués de Beit Salam a été choquant surtout pour la communauté internationale, lors de l’investiture de Sambi. Même s’il a été orchestré par les partisans du nouvel autocrate, ce lynchage public historique était une façon discourtoise de saluer un départ souhaité. Mais, c’était aussi une sanction plus ou moins méritée contre un pouvoir qui a su se servir au lieu de servir, thème de campagne savamment mené par Sambi. D’ailleurs, celui-ci a su affubler ses revers voire sa politique d’atticisme fourbissant, d’auto- enrichissement et d’abdication par la raillerie soutenue de son successeur tant diabolisé. Azali va-t-il comprendre que son élection n’était pas réellement une reconnaissance de son règne précédant mais plutôt une pénitence de celui d’Ikililou/Sambi ? Si c’est le cas, pourquoi commence-t-il par réveiller les vieux démons qui s’admettent à sa gouvernance ?

On lui reconnait savoir appliquer consciencieusement le népotisme en faisant placer dans des postes de grand choix ses proches et les instituer intouchables. Cette pratique sacrifie le savoir-faire, privilégie le passe-droit et favorise l’impunité en cas de défaillance délibérée. On constate qu’il est en phase de rééditer cette démarche douteuse.

On sait de lui qu’il s’obstine à avoir la mainmise sur les administrations publiques financières et les sociétés d’Etats. Il sait placer ses hommes de confiance dans ces institutions pour qu’ils ne gèrent que pour lui et non pour le pays. Cette manœuvre tue la bonne gouvernance, légalise la corruption, patronne les détournements des deniers publics et privatise, à des fins personnelles, les centres névralgiques du pays. Il récidive d’une façon extraordinaire.

On n’oublie pas sa gestion improbable de la diplomatie. Il a la fâcheuse habitude de négocier les interdépendances par rapport à sa propre posture vis-à-vis des puissances extérieures et non pas en fonction de l’intérêt national. Naïveté caractérisée face à la France, docilité pitoyable face à des puissances pétrolières, mendicité traditionnelle face à la Chine, spectacles éphémères face aux pays voisins, endettement chronique et facile face aux institutions multilatérales, absence cruelle d’une politique de diplomatie et de coopération. Cette incohérence met en cause la souveraineté nationale et la crédibilité du pays et compromet les chances d’une solidarité internationale appropriée au développement.

On regrette son orgueil et son autosuffisance à outrance. Il considère que les acteurs les plus intelligents du pays sont ceux qui s’arrangent de son côté. Il ne sait pas prendre en compte les points de vue de ses adversaires et n’en parlons pas de ses opposants. Se croyant le meilleur de sa génération, il ne sait pas écouter les autres acteurs et les combat sans relâche. Ce nombrilisme absolu empiète les compétences, enfreint les volontés et limite, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, le devoir que chacun de nous voudrait accomplir sans pour autant être au cœur du pouvoir.

On se rappelle de ses coups de séminaires gouvernementales, de ses conférences touts azimuts des bailleurs de fonds, de ses innombrables voyages couteux, de ses projets bâclés, de ses usines à gaz, le tout présenté comme une vision pragmatique. Cette mascarade a servi à nous passer d’un véritable projet de société à décliner en programmes, en projets en actions de développement dans la durée.

En attendant de voir comment le président voudrait qu’on l’aide à faire avancer le pays, pourrait-on l’aider à corriger son rétroviseur avant qu’il ne cherche sa direction ? Yina wandzo ya zihire banguzi, ye ulisinga randzi. Les forces vives du pays ne peuvent être d’aucune utilité s’elles ne sont pas appelées à agir dans un cadre global concerté et connecté. Dini NASSUR
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