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Marseille : dimanche sanglant aux Chartreux

Le double règlement de comptes pourrait être lié au trafic de stupéfiants. Les 17e et 18e victimes de l'année 2016

Indifférent à l'agitation policière autant qu'aux cris déchirants des familles des victimes, mère, père et potes du quartier en pleurs, le feu tricolore continue à passer du rouge au vert avec une implacable régularité. Dans le vide : place Pierre-Brossolette, quartier des Chartreux (4e), ce dimanche matin, plus aucune voiture ne circule ou ne fait une pause avant de tourner en direction du boulevard Sakakini.


À l'ombre des grands platanes, une Twingo de couleur noire reste désespérément plantée là. Elle y a été stoppée devant le feu, au rouge, par une rafale de Kalachnikov. Des tirs nourris qui ont mortellement fauché l'un des passagers du véhicule, âgé d'une vingtaine d'années. Les vitres de la Twingo sont désormais enveloppées d'une bâche pour cacher à la vue de tous le corps criblé de balles. Non loin, un autre homme de la même génération, conducteur d'une voiture qui se trouvait juste derrière, gît au sol. Recouvert par un drap blanc. Il a tenté d'échapper à ses assaillants. En vain. L'une de ses tongues noires et vertes, en mode plagiste, chauffe encore sur le bitume.

Il était un peu moins de 10 h, hier matin, quand deux véhicules qui se suivaient, certainement des proches, ont été bloqués par un troisième au niveau de la rue des Trois Frères Carasso. Alors, selon les premiers éléments de l'enquête, quatre tireurs "habillés en noir comme des ninjas"racontera un témoin, bondissent d'une Clio Sport et arrosent un individu de chaque voiture. "Un véritable guet-apens" dont la méthode porte la marque d'un nouveau "règlement de comptes à l'arme de guerre", relèvera le procureur adjoint André Ribes, dépêché sur les lieux en compagnie du Préfet de Police, Laurent Nuñez. "Les individus n'ont pas encore été identifiés, donc on ne sait pas si c'est lié à un trafic, mais compte tenu du mode opératoire, on est dans le registre du règlement de comptes. La piste terroriste est exclue",ajoute le parquet. "Les deux voitures avaient d'autres passagers, on ne sait pas encore combien. Mais visiblement, ceux-làn'intéressaient pas les tueurs", avance une source proche de l'enquête. Venu prendre son café dans un bistrot situé un peu plus haut, Philippe, un ancien policier à la retraite, décrit une scène "qui a duré moins de 10 secondes. Les tueurs ont fait barrage, ils sont sortis en trombe et ont tiré. Et puis sont repartis tranquillement en direction du nord de Marseille". Autre preuve d'un contrat effectué de manière "professionnelle", seules 12 douilles ont été retrouvées sur place. "Les deux jeunes gens ont été clairement ciblés", analyse un fonctionnaire.

"Habillés en ninjas"

Quelques minutes après les faits, une Clio calcinée sera retrouvée du côté du 14e arrondissement, sans que pour l'heure, dixit André Ribes, "un lien puisse être formellement établi" avec la fusillade. Même si l'hypothèse est hautement probable... Il n'en reste pas moins que si la prudence reste de mise, le Parquet précise que les deux individus étaient "défavorablement connus des services, en particulier pour des affaires de stupéfiants".

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Une guerre pour le contrôle du trafic de cannabis qui a donc peut-être fait ses 17e et 18e morts dans l'agglomération marseillaise depuis le début de l'année. "Nous avons actuellement deux ou trois bandes rivales qui s'affrontent et sont à l'origine de nombreux règlement de comptes", constate Laurent Nuñez, qui rappelle toutefois que "la tendance est à la baisse depuis 2012 et que les arrestations préventives effectuées par la police judiciaire ont permis d'empêcher de nombreux homicides cette année". La piste privilégiée pour cette attaque des Chartreux ? "L'enquête permettra de dire à quel conflit" ce double assassinat d'hier "peut être rattaché" indique le préfet de police. Mais la provenance des victimes, note-t-il, donne "de fortes indications".

De bonne source, elles seraient originaires du parc Corot (13e). Là où, en juin dernier, un jeune homme de 23 ans avait été tué à la Kalachnikov dans ce que les enquêteurs considéraient, alors, comme un nouvel épisode du cycle de vendetta à laquelle se livreraient, depuis 2008, les clans Ahamada et Bengler. L'un des affrontements les plus meurtriers ces dernières années à Marseille autour du lucratif marché de la drogue dans les 13e et 14e arrondissements.

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