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Le peuple comorien a fait le choix de faire revenir au pouvoir le père de la réconciliation nationale, son excellence Azali Assoumani, président de l’Union des Comores. Et la cérémonie d’investiture du 26 mai 2016 venait de démontrer au monde entier la maturité de notre pays en matière de démocratie et a suscité beaucoup d’espoirs pour toute une nation. 

Le rétablissement d’une justice équitable dans un état de droit constitue l’une des attentes immédiates des citoyens. Cependant, nous visons dans une société où chacun doit reconnaître sa part de responsabilité avant d’espérer un véritable changement pouvant faire sortir le pays de l’impasse actuelle. Cela implique tout d’abord le respect de nos institutions et un engagement fort de vouloir maintenir la paix et la sécurité des biens et des personnes.
Palais de justice de Mutsamudu incendié par des individus en colère le 12 juillet 2016.
Il y a quelques jours, un malade mental considéré comme un danger public a été arraché des autorités pour être exécuté de manière inhumaine dans les rues de Mutsamudu à Anjouan aux Comores, un pays dont le peuple puise dans l’islam, les principes et règles de l’Etat toutefois, je partage l’idée selon laquelle ce tueur en série devrait être écarté de la société pour éviter qu’il commette d’autres meurtres dans l’avenir. Mais le fait de le punir ainsi comme s’il n’avait pas le droit d’être en bonne santé, comme s’il n’avait pas le droit de vivre tout simplement, c’est une violation pure un simple du droit humain au moment où les plus grands chercheurs en matière de droit placent les droits de l’homme au cœur même de la justice.

Il faut dire qu’aujourd’hui c’est toute la justice comorienne qui est mise en danger par ces actes. Quand je vois les images d’un comorien déchiqueté et brûlé par ses propres compatriotes faire le tour du web sous prétexte qu’il ait commis un crime , et que depuis les 4 coins de la planète on sait que çà se passe aux Comores, ça donne envie de changer de nationalité. Mais c’est avant tout notre terre, celle de nos ancêtres et donc nous avons le devoir de réparer nos erreurs pour continuer à écrire une histoire propre qui puisse servir de model.

Nous sommes à l’heure de l’explosion de l’utilisation massive de l’internet comme moyen de communication. C’est un atout indéniable que bénéficient nos pays sous-développés car il les rapproche davantage avec les grandes puissances économiques du monde et leur permet de se mettre au rythme de la mondialisation. Ce qui est une bonne chose, Mais en l’absence d’un véritable outil de contrôle des contenus que des milliers d’internautes mettent en ligne chaque jour, cet outil moderne qui doit accompagner le développement peut très vite avoir des conséquences désastreuses sur le plan social, économique, touristique voir même éthique d’un pays. 

Il est vrai que les réseaux sociaux jouent un rôle très important dans la communication interne et externe de notre pays mais ce n’est pas tout le monde qui arrive à faire la différence entre ce qui doit être publié ou non. Je prends l’exemple d’un article diffusé tout récemment sur facebook qui insulte un haut fonctionnaire de l’Etat assurant l’intérim du président de la république. Certains pourront dire que chacun est libre de s’exprimer à sa guise. Mais n’oublions pas que nous ne sommes pas en période électorale. Il faut quand même faire la différence entre une critique d’un candidat et celle d’un vice-président. Dire qu’un président a volé des œufs au marché de Volo-Volo, ce n’est pas un simple jugement politique, c’est s’attaquer à la fonction présidentielle.Ce qui est antirépublicain et donc impardonnable selon la constitution. 

Dans ce cas, je me demanderais où en est l’unité, la solidarité, ou même le développement ? En effet, c’est toute la devise de notre pays qui est remise en cause aujourd’hui. Nos dirigeants ne peuvent pas développer ce pays sans l’appui considérable du peuple. On aura beau les critiquer mais si les citoyens eux-mêmes continuent à se faire justice, et à ignorer leurs droits et devoirs fondamentaux vis-à-vis de la nation, je suis certain que même si on nous envoie Obama ou Angela Merkel à la tête de notre pays, aucun changement ne serait possible.

Au regard de ce qui se passe dans notre pays actuellement, je pense qu’il faut rapidement trouver des solutions appropriées et adaptées. En commençant par le contrôle de l’information par les autorités compétentes. En fait, ce contrôle ne doit plus se limiter à la surveillance de ce qui se diffuse sur Labaraka Fm ou sur le journal Lagazettes des Comores. Ça ne sert à rien non plus d’appliquer la censure sur ORTC à alors que de l’autre côté un autre type de média très puissant fonctionne anarchiquement. Avec internet, l’information va beaucoup plus rapidement qu’il y a 10 ans puisque le nombre d’usagers se multiplie de façon exponentielle. Je propose ainsi la mise en place d’un service de cyber contrôle au sein de la police nationale qui aura pour mission de surveiller l’information véhiculée par les réseaux sociaux et les journaux en ligne. Je reviens sur ce qui s’est passé tout récemment dans l’île sœur d’Anjouan.

Ceux qui ont relayé l’information en ont le plein droit. Mais je ne pense pas qu’il y ait nécessité à faire de la publicité sur des images d’organes d’un être humain sur le net. Il faut que les choses soient claires. Les auteurs de ces publications doivent répondre de leur actes puisqu’en publiant ces photos, ils se sont attaqués à la moralité des comoriens et aux valeurs de la république. Ils ont véhiculé une image qui n’est pas la notre. Dans certains pays africains, la police cherche des voies et moyens pour combattre la cybercriminalité qui est très répandue. Même chez nous les gens se font avoir sans se rendre compte via ce phénomène qui pourrait faire l’objet d’un autre article ou même d’un ouvrage. Mais chez nous ça serait déjà un grand pas de voir que la police s’investisse davantage sur le web.

Notre pays connait déjà assez d’handicaps sen matière de sécurité et de sûreté nationale : nous sommes le seul pays où les étrangers circulent librement sans se munir d’une pièce d’identité. A travers nos ports et aéroports, des trafics illégaux se font parfois sous la complicité de certains agents corrompus : la question des frontières maritimes et aériennes présente encore de nombreuses incertitudes auxquelles il faut trouver des solutions définitives pour rendre plus transparente la souveraineté. C’est dire qu’il y a urgence concernant le maintien de l’unité nationale et territoriale. Nous avons des îles mais une seule nation. Que chacun joue son rôle dans le respect.

Par Youssouf Ben
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