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Je me suis longuement interrogé sur le peu d'intérêt que le comorien accorde à la valeur humaine, à la vie. Plusieurs raisons pourraient l'expliquer notamment l'ignorance, la pauvreté, mais je me penche surtout à la politique. J'ai remarqué une recrudescence de la dépravation du comorien en 2006, année de l'arrivée au pouvoir de SAMBI, deuxième mandature d'une tournante qui renforce le régionalisme sur fond d'un séparatisme. 
Une foule à l'entrée du palais de justice de Mutsamudu le 12 juillet 2016

Les forces de l'ordre étaient craintes et respectées et dans nos villages, à chaque descente de la police, de la gendarmerie ou de l'armée occasionnait des scènes de fuite. La peur de l'homme en uniforme et notamment de certains noms: Cheihk Allaoui, Saindou Ibrahim, Mahamoud Abdallah, jusqu'à récemment Koudé ou autre Madjidi. Après le débarquement de 2008, l'autorité des forces de l'ordre est sacrifiée par une politique qui fait de l'homme à l'uniforme, un simple citoyen. Sans procès, une épuration de la force de défense a endurci les uns et rendu aigri les autres.

La solution politique préconisée était d'affecter des soldats ou des gendarmes issus des autres îles. En terrain presque inconnu, ces nouveaux venus ne jouissaient d'aucune autorité et se trouvaient le plus souvent prisonniers d'une population qui a compris que les forces de l'ordre sont tout sauf des privilégiés. Qu'un simple cadre politique peut manipuler ou mettre fin à sa carrière. De 2006 à 2010, plusieurs centaines de familles sont brisées. Ce sont des familles des policiers, gendarmes, militaires dont les frères ou les pères sont simplement rayés de leur profession après plus d'une vingtaine d'années de service, pour la plupart. Leur faute: répondre aux ordres de leur hiérarchie.

C'est ici que je vois l'explication de cette barbarie sans nom, de cette force qui écrase les forces de l'ordre, incapables de protéger les citoyens. Oui, l'autorité des forces de l'ordre est à conquérir, c'est un passage obligé. Certes, l'autorité ne se résume pas à la répression sauvage, aux abus que j'ai toujours dénoncés.

Longtemps encore, je serai hanté par les images d'un homme lynché à Mutsamudu et non à un village reculé de l'île terrible ironie du destin à la justice et de soutenir que la pauvre victime était sous la protection des forces de l'ordre. S'il vous plait! AZALI, il n'est pas trop tard pour bien faire: juger les forces de l'ordre sous Bacar, réhabiliter ceux qui le mérite, panser les plaies pour une armée unies, républicaines et respectueuses de sa déontologie. Que plus jamais ce qui s'est passé le 12 JUILLET 2016. 

BEN ALI.
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