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Quand le célèbre écrivain et philosophe Jean Paul Sartre nous fait partager ce point de vu à travers son œuvre maîtresse, l'Être et le Néant, il veut tout simplement affirmer le sens de la responsabilité chez l'homme, mais aussi l'importance de la liberté dont l'expression la plus édifiante est le choix. Je ne peux pas attester ma liberté, ma vie d'homme libre que par ma capacité à choisir. Car même si je suis dans un geôle, même si je suis sous le toit d'un tyran, j'ai toujours la possibilité de choisir. Mais le choix entre A et B ne se limite pas à deux possibilités, comme nous avons tendance à croire. Le non choix est aussi un choix. 

Ne choisir ni A, ni B, c'est faire le choix de ne pas choisir. Car choisir, c'est tout d'abord comprendre, se reconnaître dans ce choix, l'assumer ; c'est être responsable, c'est à dire répondre de soi, en sachant que ce choix apparemment personnel engage automatiquement toute l'humanité. Et quand il s'agit de choix politique, de choix pour le destin de tout un pays, il est vrai que ce mot de responsabilité prend son plein sens.

Récemment les comoriens, individuellement, ainsi que les partis politiques étaient amenés justement à faire un choix pour le destin du pays dans un quinquennat à compter du 26 mai 2016. Nous n'allons pas ici refaire la campagne, mais nous savons très bien, en âme et conscience, que chacun de nous, chacun des partis politiques a fait un choix, et que Monsieur Azali Assoumani est désormais le président de notre pays pour cinq ans. Beaucoup de partis politiques, beaucoup de personnalités, des individus lambda l'ont choisi, l'ont soutenu. Beaucoup d'autres partis politiques, en revanche, ont soutenu Mohamed Ali Soilihi, candidat malheureux, y compris Mouigni Baraka et son parti, pourtant censés concourir. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

De là nous comprenons très bien que les comoriens avaient le choix entre A et B, et que certains ont fait le choix de A et d'autres ont fait le choix de B.

Cependant, certains comoriens patriotes et un seul parti politique, le Social-Démocrate Comorien (SDC Naribarikishe ye komori) ont fait le choix de ne pas choisir. Et ce, dès le premier tour, malgré une pléthorique de candidatures. Ne choisir ni Azali Assoumani, ni Mohamed Ali Soilihi, ce n'était pas un entêtement capricieux. Ce n'était pas le « ni ni » démagogique, haineux et anti-républicain de Nicolas Sarkozy, par exemple. C'était le choix de se démarquer d'une vision politique désastreuse, complètement dépassée, sans perspective, incarnée par la classe politique comorienne qui refuse tout renouvellement depuis quarante ans d'indépendance. 

C'était la réponse adéquate aux possibilités de choix non éclairés, confus, identiques proposés par la classe politique. La position de ces patriotes et de cette famille politique était claire dès le premier tour, à l'annonce officielle des candidats : le non choix, c'est l'alternative face à des candidats qui confondent la scène théâtrale à la scène politique. Car en politique, on ne choisit pas un personnage, un homme beau, éloquent, gentil,bien né. On choisit un programme extrait d'un projet politique, lequel est porté par une famille politique dont la doctrine, la philosophie, l'idéologie sont clairement définies au préalable. Ici choisir, c'est adhérer, c'est s'y reconnaître.


Le Social-Démocrate Comorien a fait clairement le choix de s'opposer à qui conque deviendrait président ou gouverneur parmi les trentaines de prétendants. Voilà un choix objectif qui ne cherchait pas du tout à mettre des noms sur des visages, ni à espérer quoi que ce soit.

Aujourd’hui, un président et des gouverneurs sont élus. Des opposant se dégagent ou se dégageront, mais ils n'auront certainement pas ni les mêmes raisons objectives, ni les mêmes convictions.

Il y a, tout d'abord, ceux-ci qui s'opposeront au gouvernement parce que leur champion n'a pas été élu. C'est tout à fait logique dans le jeu démocratique. Mais connaissant ces gens là, ce ne sera pas forcément une une vraie opposition. D’ailleurs leurs partis respectifs n'existeront que par le nom, et même. Leur opposition de façade sera juste une stratégie rodée, personnalisée, pour espérer intégrer la majorité dans deux ans. 

Il y a ensuite ceux qui se sont battus au côté du nouveau président dans la perspective d'une promotion personnelle. Déçus, ils vont prétendre rejoindre l'opposition. Non, ce n'est pas une opposition. Il s'agira d'une pression exercée au président pour les convenir au buffet.

Il y aura enfin, ceux qui seront débarqués du bateau, soit à cause de leur incompétence, soit par désamour du président-chef, ou tout simplement que leur séjour était préalablement calculé en guise de récompense pour service rendu. Ceux là se déclareront aussi des opposants, larguant la trahison, ou estimant qu'ils se sont trompés, mais que le colonel n'était pas le président idéal.

La classe politique comorienne classique a cette fâcheuse habitude de confondre opposition et pression, et nous le connaissons tous. C'est pourquoi les comoriens ne les prennent jamais au sérieux.

La nouvelle dynamique prônée par le Social-Démocrate Comorien ( SDC Naribarikishe ye Komori), consiste justement à proposer autre chose aux comoriens. Être à l'opposition, c'est rassurer aux compatriotes qu'il y a une alternative à la politique désastreuse du gouvernement. C'est aussi dire au gouvernement que nous suivons avec attention les orientations qu'il propose aux comoriens. Mais c'est surtout leur signifier que leur politique est radicalement différente de la nôtre et que nous ne pouvons pas travailler avec eux. Voilà le sens universel de l'opposition.

Salim Youssouf Idjabou
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