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Des communautés de pêcheurs aux Comores développent leurs projets de gestion de la pêche avec le soutien de la Banque mondiale

LES POINTS MARQUANTS

  • La Banque mondiale appuie le Gouvernement comorien pour augmenter l’emploi et le revenu dans le secteur pêche.
  • Les communautés décident des micro-projets à développer à leur niveau.
  • 29 villages ont approuvé des plans de cogestion des ressources afin d’éviter la surexploitation.


MORONI, 14 juin, 2016 – « Le travail est devenu plus dur » raconte Ahmed Bourhane, qui vit à Mtsamoudou (Grande Comore), un village dont les 10 000 habitants vivent essentiellement de l’agriculture et de la pêche. « Il y a moins de poisson, et il nous faut aller de plus en plus loin au large ».


Une augmentation du nombre des pêcheurs et la surexploitation des stocks de poissons représente un défi dans l'archipel des Comores, où environ 140.000 personnes gagnent leur vie de la pêche. Dans l’archipel des Comores, on estime que la pêche fait vivre environ 140.000 personnes. Selon l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANPI), la production annuelle est de 16 000 tonnes dont la quasi majorité est consommée localement, et le secteur pêche représente 10% du Produit Intérieur Brut du pays. 

« La petite pêche est un filet social qui a une importance vitale pour les couches défavorisées aux Comores, car elle fournit un travail à de nombreuses personnes qui sont souvent vulnérables » explique Coralie Gevers, Représentant de la Banque mondiale aux Comores.

Afin de booster l’emploi et le revenu dans le secteur de la pêche, la Banque mondiale apporte son appui à travers le Projet de Cogestion des Ressources Côtières pour une Subsistance Durable (CoReCSuD), avec un financement du Japanese Social Development Fund (JSDF) à travers l’Association Internationale de Développement (IDA) pour un montant total de 2.73 million USD,

La Direction Générale des Ressources Halieutiques (DGRH) en assure l’exécution, en étroite collaboration avec le Fonds d’Appui au Développement Communautaire (FADC). Le projet contribue au second pilier (« croissance partagée ») de la Country Partnership Strategy qui sert de cadre stratégique à l’action de la Banque mondiale aux Comores, à travers le développement d’une industrie plus forte et durable dans le secteur de la pêche.
© Erick Rabemananoro, Banque mondiale

A la fin du mois de décembre 2015, près de 6 000 pêcheurs ont suivi une formation sur l’exploitation durable des ressources halieutiques, et cinq plans de cogestion des ressources afin d’éviter la surexploitation ont été approuvés par un ensemble de 29 villages. Parmi les mesures de cogestion prises figurent l’interdiction de la pêche au filet, au drap/moustiquaire, à la dynamite et au poison (tephrosia).

« L’implication des communautés dans les choix d’activité est un des fondements du projet. Les pêcheurs sont à la fois décideurs, acteurs et bénéficiaires dans le processus » explique Xavier Vincent, Spécialiste principal dans le secteur pêche. Le projet intervient dans 27 villages-pilotes, et 67 micro-projets ont été présentés par les communautés de pêche artisanale, dont 28 ont déjà été achevés.

A Mtsamoudou, la communauté a choisi de bâtir un magasin de stockage qui permet de sécuriser le matériel de pêche et empêcher que le matériel soit volé ou endommagé lors des nombreuses tempêtes. En effet, un pêcheur comorien doit débourser au moins 2 250 USD pour l’achat de la pirogue, du moteur, des rames, ainsi que des filets et/ou hameçons. Dans un pays où le PIB par habitant est de 810 USD, cette somme représente un investissement considérable en équipement qui ne peut pas être facilement remplacé.

Une des activités qui reçoit le plus de demandes de la part des communautés est la construction d’un séchoir à poisson, qui permet d'absorber les pics de production et d'augmenter la durée de vie et de consommation des produits. Les pertes sont donc réduites, la commercialisation facilitée et les communautés peuvent étaler leurs revenus dans le temps. Le séchoir a donc été le choix du village de Chomoni (700 habitants). Cette infrastructure communautaire est gérée par une association qui applique de fait les principes de l’approche-genre.

« Ce sont les femmes qui s’occupent du séchage de poisson qui est pêché par les hommes du village » explique Nasbata Ahamada, une des responsables du séchoir.

« Il y a un véritable potentiel sur le marché du poisson séché » explique Omar Houmadi, Directeur de l’Ecole nationale de pêche et de la marine marchande. « Il y a plus de 1 000 tonnes qui sont consommées dans le pays, mais la plupart des produits viennent de Madagascar car la production locale ne suit pas ».

Cette école a été mise en place sur l’île d’Anjouan en 1985, et fonctionne avec l’appui du Gouvernement japonais et du projet CoReCSud. Elle permet notamment aux pêcheurs des trois îles de l’Union des Comores de suivre une formation continue dans plusieurs domaines liés à la pêche et la transformation (séchage, fumage, mise en boîte). L’enseignement de techniques pour sédentariser et protéger les poulpes est également une activité qui permet de faire face à la raréfaction de cette ressource à cause de la surexploitation.

Vu le succès du projet, le gouvernement a décidé d’élargir l’approche adoptée par le CoReCSUD à travers le Projet de Gouvernance des Pêches et de Partage de la Croissance dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien (SWIOFish1) et va investir 9.5 million d’USD de fonds IDA et 3.5 million d’USD de la part du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour soutenir le développement durable du secteur.

Photo © Erick Rabemananoro, Banque mondiale
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