[ads-post]

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-
Depuis janvier 2016 des groupes de villageois, agissant comme des milices, se livrent à l’exécution d’une justice privée inimaginable sur le territoire de la République française et procèdent en toute illégalité à des expulsions sauvages au vu et au su des autorités. Youssoufa Abdou Mohamed, membre du "collectif de soutien aux délogés de Mayotte" décrit un mode opératoire parfaitement rodé.
"Par voix d’affiche", les "comités villageois" préviennent les personnes visées qu’ils viendront à l’échéance fixée. Les maisons sont alors identifiées une par une. Et le jour venu le groupe villageois lance la chasse aux personnes identifiées comme "étrangères", saccagent leurs biens et brûlent leur maison. Ces actions commando ont eu lieu toute l’année et semblent n’avoir cessé que temporairement pour le Ramadan.

Au plus fort de cette chasse à l’homme, le dimanche 15 mai 2016, les victimes de ces exactions furent si nombreuses qu’elles n’ont trouvé d’autres solutions que de se regrouper pour se réfugier à Mamoudzou.

Ci-dessous, des clichés de la situation par l' envoyé spécial du Journal de la Réunion sur place, Ludovic Laï-Yu :
Après avoir forcé les portes du marché couvert, les Bouénis (mahoraises) envahissent la place de la République. Ici, la meneuse des commerçantes menace d’en venir à la force.
Me Nadjim Ahamada, bâtonnier de Mayotte, et conseiller municipal de Mamoudzou, tacle lui aussi l’État mais non sans nuances. Oui, la préfecture jouerait un jeu dangereux en maintenant ce camp qui exacerbe les tensions sur la place la plus passante du chef-lieu avec les commerçantes qui s’estiment lésées dans l’attractivité de leur zone d’activité. Selon elles, les réfugiés les empêcheraient de toucher les touristes qui arrivent sur le débarcadère. Mais l’édile ne manque pas de glisser au passage que les solutions d’hébergement d’urgence tiennent de la responsabilité de l’État et que c’est à lui de prendre en charge les « dé-casés  » sur un de ses terrains en attendant de trouver des solutions de relogement ou « de voir si les personnes veulent rentrer chez elles volontairement  ». Dans tous les cas, Me Nadjim Ahamada laisse entendre que faire perdurer la situation actuelle « ferait presque affront aux Mahorais  » et que la préfecture devra prendre ses responsabilités en cas d’affrontement.
Le représentant de la Ligue des Droits de l’Homme est venu organiser le recours en référé liberté du lendemain qui permettra de contraindre les autorités à assumer leurs responsabilités.
Les réfugiés dorment au milieu des rats et d’émanations nauséabondes, à la merci des voleurs et sous les menaces permanentes des bouénis qui tiennent les stands du marché.
 Publié par le Journal de la Réunion -clicanoo.re
© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)
Si vous souhaitez publier un article sur Habarizacomores.com
CLIQUEZ ICI SVP!
HabarizaComores.com est un site d’échanges. Les commentaires doivent être conformes aux règles relatives à la publication de commentaires. En tout cas, on se réserve le droit de supprimer (voire bloquer le compte) tout commentaire qui ne répondrait pas à la charte du site.Merci de votre compréhension !
Charte d'utilisation
Catégorie (s) & Auteur :

Administrateur

{picture#https://lh6.googleusercontent.com/-tt-fPQLpGls/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAA-kU/_QmMDncltFE/s120-c/photo.jpg} Administrateur et gestionnaire du site www.habarizacomores.com. {facebook#https://www.facebook.com/hakim.ahamedzoubeiri} {twitter#https://twitter.com/HabarizaComores} {google#https://plus.google.com/+HakimAHAMEDZOUBEIRI} {pinterest#YOUR_SOCIAL_PROFILE_URL} {youtube#https://www.youtube.com/user/mikah01} {instagram#http://www.linkedin.com/pub/hakim-ahamed-zoubeiri/3b/5b3/a32}

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Fourni par Blogger.