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A Mayotte, les expulsions des comoriens des autres îles se poursuivent comme ont l'a annoncé dans un précédent article (A lire). Depuis le début de ces expulsions, la police et la gendarmerie française ne sont jamais intervenues pour arrêter ces exactions. Ce matin, des affrontements ont éclaté à Mamoudzou après une réunion entre le préfet et des associations. Ils devaient discuter des expulsions menées par des habitants de Mayotte depuis janvier.

«J’ai un résidu de bombe lacrymogène dans les mains là», lâche simplement Yohan Delhomme, chargé régional de la Cimade, interrogé sur les affrontements qui ont éclaté ce matin sur la place de la République à Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte. Quelques heures avant, une délégation d’associations était reçue par Frédéric Veau, préfet fraîchement nommé à Mayotte, pour discuter des expulsions punitives des comoriens des autres îles menées par des collectifs habitants de l’île de Mayote depuis janvier. Conséquence de cette chasse, la place de la République, à Mamoudzou, fait aujourd’hui office de camp de réfugiés. Près de 800 personnes, selon les associations, y dorment à même le sol, encerclées par des barrières.

«Le préfet devait évoquer les problèmes de relogement et d’hébergement d’urgence. On devait aussi trouver une solution pour stopper l’hémorragie des expulsions», explique Yohan Delhomme. Conclusion de la réunion : «rien de concret pour empêcher ces actions ni d’annonce particulière pour le relogement. Pas même d’installation de lits…»

À la sortie de la réunion, la préfecture a simplement annoncé qu’elle étudierait la situation au «cas par cas», expliquant que les personnes ayant un certificat d’hébergement valable seraient relogées dans leur commune d’origine, sans plus de précisions. Frédéric Veau a par ailleurs affirmé poursuivre «l’intensification de la lutte contre l’immigration clandestine».

Conséquences de ces affrontements, Trois personnes présentes sur la place ont été hospitalisées : une femme enceinte et deux enfants, dont un nourrisson de 19 jours, atteint par des gaz lacrymogènes. «Il est sorti de l’hôpital, il n’est plus en danger»,assure la préfecture.

«Des invitations à partir»

La réunion du préfet et des associations intervient au lendemain d’une nouvelle vague d’expulsions. Des centaines de familles de neuf villages de Mayotte ont en effet subi dimanche 29 mai ce que la préfecture appelle, dans un langage plus policé, «des invitations à partir». Dans la commune de Ouangani, près de 700 personnes ont été chassées de leur domicile, soit 168 familles dont 48 en
situation régulière, selon les associations comoriennes présentes sur place.

Cinq jours plus tôt, le préfet demandait pourtant, lors d’une conférence de presse, «que les initiatives d’expulsion, qui ne sont pas dans l’esprit de la République, cessent», alors que plus d’un millier de personnes avait déjà été expulsé depuis janvier. «Le mot d’ordre est la proportionnalité, explique la préfecture. Les forces de l’ordre veillent à ce qu’il n’y ait pas d’atteinte à l’intégrité des personnes mais cherchent à éviter de provoquer un désordre qui serait plus important». 

Elles ne s’opposent donc pas aux expulsions. Un aveu d’impuissance pour certains associatifs, de culpabilité, pour d’autres. «Face à l’incapacité de l’État à assumer ses fonctions régaliennes, on tolère que les habitants se fassent justice eux-mêmes», assurait la semaine dernière un syndicaliste de l’UNSA éducation. D’autres encore, y voient une forme de complicité de l’Etat. «À chaque action des collectifs d’expulsion, la police aux frontières (PAF) vient ensuite arrêter les expulsés sans papiers», assure le porte-parole du Collectif des exilés de Tsimkoura. «Les pouvoirs publics acceptent la situation. Ils profitent des expulsions des Mahorais, ça leur facilite la tâche».

Dimanche en effet, des bus mis à disposition par des associations, pour emmener les expulsés à Mamoudzou ont été arrêtés par la PAF pour effectuer des contrôles d’identité. Selon la préfecture, sur les 965 personnes contrôlées, 880 étaient en situation irrégulière. Ils ont été placés en rétention et doivent être reconduits à la frontière. Aujourd’hui à 14 heures, plus de 200 personnes avaient déjà dû quitter l’île.

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