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Dans les pays démocratiques, il est de tradition d’attribuer au nouvel élu un état de grâce couvrant une centaine de jours. Il désigne une « période privilégiée» du Président puisque la majorité des citoyens lui accorde une « faveur », une confiance. Sera –t-il le cas pour le chef de l’Etat Azali ASSOUMANI? C’est toute l’incertitude. 

La première étant que Mr Azali ASSOUMANI n’est pas « un tout nouveau» pour nombreux citoyens. Il a été, simple rappel, chef de l’Etat durant une période de sept ans, dont un dernier mandat électif de cinq ans. Jamais un président n’a occupé autant d’années le fauteuil de Beit salam, exception faite aux onze ans de règne du père de l’indépendance Ahmed Abdallah Abderemane. Qu’il soit compris au passage que notre assertion est loin d’être une contestation de la métamorphose, de l’évolution de l’homme. Son changement est indéniable, sa mutation est certaine. D’ailleurs nous avons la forte conviction que ce mandat sera la revanche d’Azali contre le colonel Azali. Il ne s’accordera pas soi- même un moment de répit et de sursis pour réussir.

Deuxième raison, l’état de grâce est improbable dans un Etat aux urgences. Des urgences dans le domaine économique, social puis institutionnel: la restauration de l’autorité de l’Etat et celle de la justice. A contrario des chants de sirène entendus lors des campagnes électorales, le pays est malade. Sans « jouer avec les mots ni avec nos maux », l’Etat est parfois agonisant, impliquant que le Gouvernement Azali1 gère efficacement les échéances incontournables durant les supposés 3 mois de grâce. 

Premièrement le ramadan, durant lequel il doit garantir la fourniture permanente d’énergie électrique et de l’eau, assurer le paiement des salaires, prémunir la prévention de la vie chère et la pénurie des denrées alimentaires de première nécessité. Deuxièmement la période des examens de fin d’années et de préparation de la rentrée scolaire. De mémoire de comorien, c’est à point nommé, le pic des conflits sociaux opposant syndicats au Gouvernement. Troisièmement la sécurité, la fluidité des transports aériens de nos compatriotes de la cinquième île : la diaspora. Quatrièmement la crise de souveraineté, avec le drame permanent du couloir marin et la crise sociale et insécuritaire actuelle à Mayotte. Et au final le pèlerinage dont le défi sera la rupture d’un héritage organisationnel chaotique, la prévention et la répression des pratiques d’agences de voyage sans scrupules. 

Concédons tout de même : l’avènement de l’état de grâce dépendra conjointement des fameuses mesures des 100 premiers jours coïncidant avec ces rendez-vous du prochain trimestre, ainsi que des orientations programmatiques. Les signaux forts tant attendus par les électeurs demeurent l’amélioration de leurs conditions de vie et la moralisation de la vie politique. Le Gouvernement peut tirer momentanément son épingle du jeu avec le ramadan, mois de paix sociale, de convivialité, de solidarité, de communion et de fraternité. En outre, d’un été festif de grands mariages : une piqure amnésique des crises et de folie dépensière.

Entrera en jeu, aussi, la gestion intelligente ou maladroite de la coalition des candidats et des partis soutenant le président Azali ASSOUMANI. Sera-t-elle une coalition de soutien ou de participation gouvernementale ? Une majorité présidentielle de projets ou de partage de gâteaux ? Une majorité tentée de s’acheminer vers une majorité parlementaire ? C’est une autre paire de manches, sans trop de surprises eu égard les avatars, les opportunismes, et les scénarios politiques lamentables et affligeants vécus ces dernières semaines. Une situation trouble et de grisailles pour l’émergence d’une opposition forte, utile à notre pays et à la démocratie.

Enfin, osons affirmer en croyant musulman que la meilleure des grâces est celle du Miséricordieux. D’où notre vibrant appel au nouveau locataire de Beit Salam : recherchez, Excellence, la grâce, la satisfaction et l’amour d’Allah afin d’obtenir celle des citoyens. Cela suppose obéissance à Dieu et à son messager, l’accomplissement de bonnes œuvres et la bienfaisance, la recommandation du bien et l’interdiction du mal. Dans le saint coran, Il dit : «quiconque obéit à Allah et à son messager obtient certes une grande réussite ». Et le prophète affirme : « celui qui est le plus aimé auprès d’Allah est celui qui est le plus utile (aux gens) ». Puisse Allah accorder sa grâce aux nouveaux gouvernants, amine !

Par ASSAF MOHAMED Sahali

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